Le Saint-Sépulcre, lieu présumee où Jésus fut enterré et ressuscita
le 27 mars 2000 à 00h00
Situé dans le secteur oriental de la Ville sainte, qui fut annexé par Israël en 1967, le Saint-Sépulcre, où le pape Jean-Paul II s’est rendu hier, a été bâti à l’endroit où, selon la tradition, Jésus fut enterré et où il ressuscita. Cette église est le plus important sanctuaire chrétien de Jérusalem. À l’intérieur, un escalier conduit au Golgotha, où Jésus fut crucifié. En l’an 135 de notre ère, des chrétiens trouvèrent un caveau, ainsi que les croix présumées du Christ et des larrons. Au IVe siècle, l’empereur byzantin Constantin le Grand y fit construire un sanctuaire, qui fut consacré en l’an 335. Ce lieu saint allait connaître bien des avatars au cours des siècles, devenant l’enjeu d’âpres conflits entre différentes Églises chrétiennes. Byzantine au départ, latine après la conquête de Jérusalem par les Croisés en l’an 1099, l’Église allait être partagée entre diverses communautés après la reconquête de la Ville sainte par les musulmans sous la conduite de Saladin, en 1187. Pour éviter les querelles, Saladin en confia la clef à une famille musulmane. À ce jour, cette famille la détient toujours. La basilique initiale a disparu mais l’édifice comporte des éléments remontant à l’époque des Croisés, notamment une église franque construite durant la première moitié du XIIe siècle. En 614, les Perses allumèrent un incendie au Saint-Sépulcre et en 1808, les lieux furent ravagés par un autre incendie. Ils subirent aussi les effets d’un violent tremblement de terre en 1927. Aujourd’hui, le sanctuaire est jalousement partagé entre catholiques latins, grecs orthodoxes, arméniens, syriaques et coptes. En prévision de l’afflux de pèlerins attendus à l’occasion de l’an 2000, les autorités israéliennes avaient suggéré, pour des raisons de sécurité, d’ouvrir une autre porte au Saint-Sépulcre, qui n’est doté que d’un seul accès. Mais cette proposition n’a pas été acceptée en raison des divergences entre les Églises, très attachées au maintien du statu quo, régenté depuis des siècles par un ordre tatillon.
Situé dans le secteur oriental de la Ville sainte, qui fut annexé par Israël en 1967, le Saint-Sépulcre, où le pape Jean-Paul II s’est rendu hier, a été bâti à l’endroit où, selon la tradition, Jésus fut enterré et où il ressuscita. Cette église est le plus important sanctuaire chrétien de Jérusalem. À l’intérieur, un escalier conduit au Golgotha, où Jésus fut crucifié. En l’an 135 de notre ère, des chrétiens trouvèrent un caveau, ainsi que les croix présumées du Christ et des larrons. Au IVe siècle, l’empereur byzantin Constantin le Grand y fit construire un sanctuaire, qui fut consacré en l’an 335. Ce lieu saint allait connaître bien des avatars au cours des siècles, devenant l’enjeu d’âpres conflits entre différentes Églises chrétiennes. Byzantine au départ, latine après la...
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