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Actualités - Reportages

L'Orchestre symphonique national polonais a clôturé le festival avec éclat

C’est en grande pompe dans de somptueuses chatoyances orchestrales que se termine le septième festival d’al-Bustan réservé cette année aux élans de la jeunesse, à ses fougues, à ses coups de cœur et à ses espoirs… Et c’est avec l’Orchestre symphonique national polonais, placé sous la direction d’Antoni Wit que s’est déroulé en fin de week-end l’avant-dernier concert avec au menu des œuvres de Frantz Schubert, P.I. Tchaïkovski et Felix Mendelssohn. En soliste l’archet de Tanya Becker-Bender les cheveux blond épi dénoués sur des épaules nues dans une magnifique robe en soie rouge cardinal à la jupe longue recouverte de tulle noire. Ouverture donc avec la Symphonie dite inachevée no 8 en si mineur de Schubert (jamais jouée de son vivant) aux deux mouvements : allegro moderato, de coupe classique, et un andante con moto en forme d’allegro de sonate. L’œuvre, riche et éruptive (elle a marqué Rachmaninov et Franck), débute par une introduction mystérieuse éxécutée par les violoncelles et les contrebasses bientôt suivis du premier thème exposé par le hautbois et la clarinette. Expression d’une joie sereine et envolées aimables qui se déroulent en courbes gracieuses par le truchement des violoncelles. Le second mouvement se démarque par un début en pizziccatti des contrebasses tandis que les violons déploient leurs effusions contenues rejoints par une clarinette chantante. Échos en douce du haut bois et de la flûte pour un crescendo final au lyrisme maîtrisé mais où ne manquent ni sens dramatique ni expressions aux accents profonds. Un air d’Italie De Tchaïkovski, passion, tourmente et rêves sonores au cosmopolitisme évident surtout dans ces impétueux et redoutables coups d’archet de Tanya Becker-Bender (mais dont le violon a ici une petite voix avec des difficultés dans les mouvements rapides) qui donne ici la réplique à l’Orchestre symphonique national polonais dans ce vibrant concerto op 35. Trois mouvements (allegro moderato-canzonetta-allegro vivacissimo) reflétant un peu peut être les états d’âme perturbés de l’auteur de la Pathétique alors au cœur de la tempête de ses démêlés conjugaux. Réfugié chez son frère en Italie, Tchaïkovsky a mêlé mélancolie et lueurs d’espoir avec une part substantielle de difficulté technique surtout pour le violon d’une inépuisable et furieuse énergie. Avec aussi des moments d’une extraordinaire tendresse comme une larme à la pointe du cœur… Après l’entracte, toujours cet air de l’Italie qui souffle sur la Symphonie no 4 op 90 (appelée justement l’Italienne) où Mendelssohn s’est ouvertement inspiré du pays d’Ovide car il y a résidé en voyageur heureux… Mélodies subtiles et danses animées alternent dans ces quatre mouvements écrits entre l’hiver 1830 et 1831. Début enthousiaste et tout en liberté avec cet Allegro vivace où les violons sont tempérés par les frémissements des bois et des cors à la basse. Plus mélancolique est cet andante con moto déroulant sa mélodie pour les clarinettes, les bassons et les altos avec cette originalité d’écouter progressivement tout se resserrer selon un contrepoint rigoureux. Très à l’aise dans le scherzo qui est sied si bien à sa nature gaie et portée au bonheur, Mendelssohn fait onduler le thème exposé par les violons au-dessus des cordes graves. Pour conclure, ce finale presto, une authentique «saltarelle» (danse napolitaine) vive et espiègle sans doute directement inspirée de son séjour dans ce pays où la lumière et les éclats de rire ont dû être ses alliés et complices… Salve d’applaudissement d’un public encore plus ravi du bis accordé : une sémillante danse hongroise de Brahms jouée avec une remarquable et entraînante vivacité.
C’est en grande pompe dans de somptueuses chatoyances orchestrales que se termine le septième festival d’al-Bustan réservé cette année aux élans de la jeunesse, à ses fougues, à ses coups de cœur et à ses espoirs… Et c’est avec l’Orchestre symphonique national polonais, placé sous la direction d’Antoni Wit que s’est déroulé en fin de week-end l’avant-dernier concert avec au menu des œuvres de Frantz Schubert, P.I. Tchaïkovski et Felix Mendelssohn. En soliste l’archet de Tanya Becker-Bender les cheveux blond épi dénoués sur des épaules nues dans une magnifique robe en soie rouge cardinal à la jupe longue recouverte de tulle noire. Ouverture donc avec la Symphonie dite inachevée no 8 en si mineur de Schubert (jamais jouée de son vivant) aux deux mouvements : allegro moderato, de coupe classique, et un...