Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

C'est jeune ... Philip Aractingi : Poète de l'image (photos)

Nom : Aractingi Prénom : Philip Date de naissance : 12 - 06 - 1964 Signe particulier : Né avec le sourire… Il est né avec le sourire; il ne s’en est plus jamais départi… Et c’est avec ce même sourire, importé de son enfance, inspiré de son fils – son ange – Luc qu’il se définit comme un parfait Gémeaux, à la dualité vivace, éloquente, positive puisqu’elle devient sous son regard – et son sourire – complémentarité. Philip Aractingi, également «dragon», souffle le chaud dans des images fortes. Des images à son image, dyslexique fier et fier de l’être. Ce qui ressemblerait à un désordre pour certains correspond plus à un langage, une structure de pensée, un code de vie et de travail chez ce conteur d’histoires. Dès l’âge de huit ans, le petit Philip se racontait tous les soirs, et à sa façon, la même fable, celle d’une île au trésor qui l’enchantait. Au fil du temps – et des mots chuchotés – l’envie de raconter aux autres ses propres histoires se confirme. À 16 ans, l’ado qui parle avec des mots désordonnés possède déjà la lucidité et la grâce de savoir ce qu’il veut faire plus tard, au plus tôt. Partir, vivre à l’étranger et mettre en scène des voyages intérieurs et extérieurs, ce «vagabondage itinérant» . À 19 ans, il «shoote» ses premières et nombreuses photos de guerre, sa sensibilité et son regard ne pouvant se détourner de ces déchirures agressives mais visuelles lancées comme un appât, presque un défi aux amoureux de la vie belle; puis il réalise les images de guerre des autres réunies dans un journal télévisé et s’attaque à un premier documentaire, très amateur et très drôle, aime-t-il à se rappeler et le rappeler, intitulé Un an déjà à l’occasion du premier anniversaire de la LBC. Il produit à 22 ans le magazine francophone Mosaïque, filmant en français des images de la vie quotidienne libanaise. Pour s’échapper de ces images violentes sans doute un peu trop fidèles à la réalité, il tourne des reportages où cette même réalité est revue et corrigée par sa sensibilité et son regard, posant ainsi un filtre, un voile léger devant la cruauté des choses, les rendant presque belles. Même s’il parle de la guerre et fait des films sur la guerre, cette plaie béante qui ne le quitte pas, il préfère rêver et faire des films qui font rêver. Ce sera pour plus tard… En attendant, Philip Aractingi grandit trop vite et le regrette. Sa part d’enfance restera à lui et deviendra nôtre à travers des clins d’œil saisis au détour de ses différentes réalisations, à présent adressées à un public plus large, et rachetées par F2, Canal +, Channel Four ou encore Radio Canada et diffusées dans le monde entier. À 25 ans, convaincu qu’il doit partir rejoindre son rêve d’enfance et rencontrer des horizons nouveaux, il retrouve cette douce France et se lance des défis plus importants avec l’intention d’obtenir de plus importantes victoires. De petits métiers en grands reportages, il apprend surtout la structure à l’extrême, c’est ainsi qu’il qualifie l’organisation nouvelle de son esprit, esprit de dyslexique qu’il ne peut pas oublier; esprit pétri de dualité, qui aime le fond et la forme, qui exprime son intuition féminine à travers de belles images et savoure son pragmatisme macho en devenant producteur-organisateur dans sa maison de production parisienne. Un « hakawati » professionnel Mais Philip est surtout transparent. Il se lit, se regarde comme un livre ouvert, en commençant par la fin… Vol libre lui ressemble. Il y a dispersé les graines de son talent et de son imagination et – bien sûr – les maladresses d’une dyslexie qu’il revendique comme une seconde peau, un jumeau, une ombre qui ne le quitte jamais. Il avoue l’avoir écrit, structuré à l’envers et géré par intuition. Le film obtiendra le Prix du jury au Festival international du Vol de saint-Hilaire, permettant surtout à son auteur de s’envoler en toute liberté dans des films encore plus personnels et entreprendre de nombreux voyages intérieurs et autres. Ce 18 minutes de plaisir – qui met en scène son projet, son rêve de voler et la réalisation de ce rêve – sera suivi de plusieurs documentaires dont le très émouvant Par le regard des mères, une manière différente de filmer et décrire cette même guerre, sa violence et l’impact de ses balles aveugles sur leurs victimes, celles qui restent. Le regard perdu – témoignage poignant de ces mères qui ont perdu un être cher sera tourné pour l’émission Envoyé spécial et suivi d’un livre, écrit à quatre mains avec les images de Philip et les mots de Leila Chikhani – Nakouz. Philip mettra également en images Beyrouth de pierres et de mémoires en faisant parler cette fois-ci les pierres, témoins de cette ville meurtrie, sur des poèmes de Nadia Tuéni. La magie des images et la nostalgie qui s’en dégage seront justement perçues, le film obtiendra la Médaille d’or des Jeux de la francophonie, à Paris, en 1994, ainsi que la mention du jury aux Journées du cinéma africain et créole, à Montréal, l’année suivante. La guerre finie, Philip se réconcilie avec la paix et prend ses distances avec son passé. Le rêve de l’enfant acrobate raconte l’histoire du magnifique voyage de Moustapha, 14 ans, parti rejoindre son rêve et rencontrer un sélectionneur afin d’accéder aux inaccessibles étoiles de l’acrobatie. Les images tournent, voltigent et s’envolent. Moustapha – Philip fait de l’acrobatie – parapente avec cette même folle envie de devenir un grand enfant. L’acrobate travaillera dur pour réaliser son rêve, le metteur en scène aura travaillé dur pour pouvoir enfin se permettre de voyager et réaliser des fictions pour enfants, tournées aux quatre coins du monde. On retiendra de tous ces films des clichés et des gens. Et puis des histoires dites avec la voix de Philip Aractingi et ses acrobaties de langage, complices d’une dyslexie contrôlée qui le pousse à aligner si justement ses mots comme des notes de musique s’accordant enfin.
Nom : Aractingi Prénom : Philip Date de naissance : 12 - 06 - 1964 Signe particulier : Né avec le sourire… Il est né avec le sourire; il ne s’en est plus jamais départi… Et c’est avec ce même sourire, importé de son enfance, inspiré de son fils – son ange – Luc qu’il se définit comme un parfait Gémeaux, à la dualité vivace, éloquente, positive puisqu’elle devient sous son regard – et son sourire – complémentarité. Philip Aractingi, également «dragon», souffle le chaud dans des images fortes. Des images à son image, dyslexique fier et fier de l’être. Ce qui ressemblerait à un désordre pour certains correspond plus à un langage, une structure de pensée, un code de vie et de travail chez ce conteur d’histoires. Dès l’âge de huit ans, le petit Philip se racontait tous les soirs, et à sa...