Argentine Le rapt de bébés faisait partie d'un plan, reconnaît un ex-officier
le 25 mars 2000 à 00h00
L’ancien chef de l’armée argentine, le général Martin Balza, a reconnu devant la justice que le rapt de bébés durant la dictature militaire (1976/83) faisait partie d’un plan concerté. Parlant en tant que témoin volontaire devant le juge d’instruction Adolfo Bagnasco chargé d’instruire les plaintes contre le rapt d’enfants durant cette période, le général Balza a affirmé qu’il ne s’agissait en rien «de faits isolés, mais bien d’un plan mis au point par des autorités ayant pouvoir de décision» selon les propos rapportés par l’agence locale DyN. Le général a révélé l’existence d’un «plan systématique» d’enlèvements d’enfants de disparus, d’enfants arrêtés en même temps que leurs parents ou d’enfants nés durant la captivité de leurs mères et adoptés par la suite par les personnes chargées de la répression ou leurs complices. «Tous ces faits ne constituaient pas des actions sporadiques ou isolées» a affirmé le général Balza, qui a dirigé l’armée de terre sous la présidence de Carlos Menem (1989/99). Il a également rejeté la possibilité que ces rapts «étaient des actions isolées» de la part du personnel médical de l’hôpital militaire Campo de Mayo (principale caserne de Buenos Aires) où fonctionnait une maternité clandestine. Selon le général, ces rapts «étaient décidés par une autorité avec un grand pouvoir de décision sur le commando de la zone 4». L’ancien officier faisait ainsi allusion sans le nommer à l’ancien commandant des instituts militaires, Santiago Omar Riveros, qui devait témoigner mercredi devant le juge Bagnasco mais qui s’est récusé.
L’ancien chef de l’armée argentine, le général Martin Balza, a reconnu devant la justice que le rapt de bébés durant la dictature militaire (1976/83) faisait partie d’un plan concerté. Parlant en tant que témoin volontaire devant le juge d’instruction Adolfo Bagnasco chargé d’instruire les plaintes contre le rapt d’enfants durant cette période, le général Balza a affirmé qu’il ne s’agissait en rien «de faits isolés, mais bien d’un plan mis au point par des autorités ayant pouvoir de décision» selon les propos rapportés par l’agence locale DyN. Le général a révélé l’existence d’un «plan systématique» d’enlèvements d’enfants de disparus, d’enfants arrêtés en même temps que leurs parents ou d’enfants nés durant la captivité de leurs mères et adoptés par la suite par les...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.