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Actualités - Chronologie

Azerbaïdjan Le président du Nagorny-Karabakh opéré après un attentat

Le «président» du Nagorny-Karabakh, Arkadi Goukassian, grièvement blessé par balles aux jambes dans un attentat, a été opéré hier à Stepanakert, la capitale de cette république autoproclamée, située en territoire azerbaïdjanais, a indiqué son porte-parole à Erevan. Les assaillants ont ouvert le feu à l’arme automatique contre la voiture de M. Goukassian dans la nuit de mardi à mercredi près du palais présidentiel. Vingt-cinq suspects avaient déjà été arrêtés en fin de matinée hier, dont l’ancien ministre de la Défense du territoire indépendantiste Samvel Babaïan, ont indiqué des sources proches de l’enquête à Stepanakert. Deux gardes du corps du dirigeant régional ont également été grièvement blessés, a-t-on indiqué. M. Babaïan, selon les analystes, défend une position beaucoup plus dure que celle de M. Goukassian dans les négociations en cours pour régler le conflit du Nagorny-Karabakh. Le Nagorny-Karabakh, territoire azerbaïdjanais peuplé majoritairement d’Arméniens, a proclamé son indépendance en 1991 avec l’appui d’Erevan et l’a défendue par une guerre qui a duré trois ans et fait près de 30 000 morts. Arkadi Goukassian a été élu «président» en septembre 1997 de la république autoproclamée, qui n’est pas reconnue par la communauté internationale. L’Azerbaïdjan voudrait retrouver sa souveraineté sur la région, tandis que l’Arménie plaide pour une solution accordant la plus large autonomie possible au territoire indépendantiste. Le président arménien Robert Kotcharian lui-même un ancien dirigeant du Nagorny-Karabakh et son homologue azerbaïdjanais Gueïdar Aliev ont multiplié les contacts ces derniers mois pour régler la question litigieuse du territoire, mais sans parvenir à une solution. L’attentat risque de déstabiliser encore un peu plus l’Arménie, en état de choc depuis la tuerie du Parlement en octobre, où huit personnes ont été tuées dont le Premier ministre Vazguen Sarkissian. Dans un communiqué cité par l’agence Itar-Tass, les autorités indépendantistes ont dénoncé une tentative de faire dérailler les réformes lancées par M. Goukassian. «Le gouvernement et le peuple du Nagorny-Karabakh ne doutent pas que la politique du président de la République, visant à mettre en œuvre des réformes politiques et à établir une atmosphère saine dans le pays, ait suscité des réactions enragées» de ses opposants. «Dans ce moment difficile pour notre État, le gouvernement déclare que tous ceux qui ont préparé et commis ce crime seront punis avec toute la vigueur de la loi», ajoute le texte. Le président azerbaïdjanais Aliev a pour sa part indiqué hier à la presse que cet incident «n’avait pas de rapport avec le conflit» entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sur le Nagorny-Karabakh. «C’est un problème intérieur. Nous ne nous ingérons pas dedans», a-t-il dit.
Le «président» du Nagorny-Karabakh, Arkadi Goukassian, grièvement blessé par balles aux jambes dans un attentat, a été opéré hier à Stepanakert, la capitale de cette république autoproclamée, située en territoire azerbaïdjanais, a indiqué son porte-parole à Erevan. Les assaillants ont ouvert le feu à l’arme automatique contre la voiture de M. Goukassian dans la nuit de mardi à mercredi près du palais présidentiel. Vingt-cinq suspects avaient déjà été arrêtés en fin de matinée hier, dont l’ancien ministre de la Défense du territoire indépendantiste Samvel Babaïan, ont indiqué des sources proches de l’enquête à Stepanakert. Deux gardes du corps du dirigeant régional ont également été grièvement blessés, a-t-on indiqué. M. Babaïan, selon les analystes, défend une position beaucoup plus dure...