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Actualités - Chronologie

L'alliance Mannesmann et Siemens vise la première place dans l'électronique embarquée

L’alliance des allemands Mannesmann et Siemens dans la sous-traitance automobile va leur permettre de rivaliser avec les grands du secteur dans l’électronique embarquée notamment aux États-Unis, grâce à la complémentarité de leur palette de produits. La nouvelle société sera le premier fournisseur mondial de systèmes électroniques hautes technologies pour automobile, ont affirmé les deux groupes lundi. Elle compte en particulier sur le développement du marché multimédia, encore naissant mais appelé à se développer rapidement. Baptisée Atecs Siemens Automotive, détenue à 50 % par chacun des partenaires (Siemens Automobiltechnik et Mannesmann VDO), elle pèsera 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploiera quelque 50 000 personnes à travers le monde. «Avec ce regroupement, on passe de deux sociétés de taille moyenne à une société commune capable de rivaliser avec les grands du secteur aux États-Unis», a estimé Alexander Blaich, analyste à la BNP à Francfort. «Siemens et Mannesmann sont certes déjà représentés aux États-Unis mais pas fortement», a souligné M. Blaich. Les deux groupes ne cachent pas leurs ambitions sur le premier marché automobile mondial. «Évidemment que le marché américain est très important, très attractif, pour nous et que nous voulons y renforcer notre position», a indiqué Maria Lahaye-Geusen, porte-parole de Mannesman VDO. En 1999, Mannesmann VDO a réalisé entre 9 % et 10 % de son chiffre d’affaires total (3,5 milliards EUR) aux États-Unis, a-t-elle précisé. Chez Siemens, on souligne que les États-Unis sont un «marché plus qu’essentiel» où l’on entend «croître plus vite que la moyenne du secteur dans les années qui viennent», selon le Ralf Heinrich, porte-parole de la filiale sous-traitance auto de Siemens. L’an dernier, Siemens Automobiltechnik a réalisé un «bon tiers» de ses 3,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires aux États-Unis, selon le porte-parole. Atecs Siemens Automotive a toutefois chiffré ses ambitions au niveau mondial : doubler son chiffre d’affaires dans les cinq ans. La nouvelle société attend en outre un impact positif de 400 millions d’euros par an sur son résultat à moyen terme grâce à des économies réalisées aussi bien dans la recherche et le développement que l’achat et la distribution. «Ces objectifs sont très ambitieux étant donné la concurrence exacerbée qui règne sur ce marché où les perspectives d’augmenter les marges sont faibles», estime M. Blaich. «Je crois toutefois que la société commune a de bonnes chances de les atteindre car elle a des produits intéressants à proposer», a-t-il ajouté. «Ces objectifs me paraissent tout à fait réalisables. Les produits de Siemens et de Mannesmann se complètent», a indiqué un autre analyste, qui a souhaité garder l’anonymat. Cela va permettre à la société commune d’introduire sur le marché des produits plus finis, a-t-il expliqué. La joint-venture doit débuter ses activités le 1er juillet après avoir reçu l’autorisation des autorités de la concurrence.
L’alliance des allemands Mannesmann et Siemens dans la sous-traitance automobile va leur permettre de rivaliser avec les grands du secteur dans l’électronique embarquée notamment aux États-Unis, grâce à la complémentarité de leur palette de produits. La nouvelle société sera le premier fournisseur mondial de systèmes électroniques hautes technologies pour automobile, ont affirmé les deux groupes lundi. Elle compte en particulier sur le développement du marché multimédia, encore naissant mais appelé à se développer rapidement. Baptisée Atecs Siemens Automotive, détenue à 50 % par chacun des partenaires (Siemens Automobiltechnik et Mannesmann VDO), elle pèsera 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploiera quelque 50 000 personnes à travers le monde. «Avec ce regroupement, on passe de deux sociétés...