Un complexe prototype de vision artificielle, implanté en partie dans le cerveau, permet de reconnaître des formes simples, des lettres et compter les doigts d’un interlocuteur. L’expérience a eu lieu aux États-Unis et le sujet était un homme de 67 ans, aveugle depuis vingt-six ans. Une plaque de platine munie de 64 électrodes a été implantée à la surface du lobe occipital de son cerveau (la partie du cortex qui voit chez l’être humain). La plaque fut reliée à un système de stimulation externe. Stimulée électriquement, elle a déclenché chez le porteur la perception des sensations lumineuses, puis des points lumineux. Le porteur est depuis 1978 un cobaye soumis volontairement à des expériences dans l’espoir de récupérer un jour la vue qu’il a perdue à l’âge de cinquante ans. Il porte la plaque de platine, implantée à la surface de son cerveau, depuis vingt ans. Mais jusqu’à présent aucune expérience ne lui a permis de voir vraiment. Or l’expérience qui vient d’être tentée à New York, par le pionnier américain de la vision William Dobbel, du Dobbel Institute, représente un véritable prototype de vision artificielle. Les premiers résultats ont été publiés par la publication scientifique Journal of the American Society of Artificial Internal Organs (N° de janvier 2000). L’essai portait sur la restauration partielle de la vision. L’œil d’une caméra muni d’un iris électronique posé sur une paire de lunettes capte la lumière des objets dans le champ de vision. Un radar complète l’analyse de la caméra par des données ultrasonores des objets vus. Les données numériques sont amplifiées et transformées par un micro-ordinateur porté en bandoulière (dont le poids est de cinq kilos). Les données ainsi «travaillées» sont renvoyées par un câble, au cerveau du sujet muni de la plaque de platine, aux 64 électrodes, qui assurera au porteur un véritable prototype de vision artificielle. Chaque électrode correspond à un des soixante-quatre emplacements possibles des points lumineux déclenchés par la plaque. Le sujet peut ainsi reconnaître, selon la position des points allumés, la forme d’une lettre ou le bord d’un objet, ou même compter les doigts d’une main présentée à la caméra. Ce système aboutira-t-il un jour à une vraie vision artificielle? Pour l’instant, les avis sont partagés. Mais les travaux de recherche se poursuivent très activement.
Un complexe prototype de vision artificielle, implanté en partie dans le cerveau, permet de reconnaître des formes simples, des lettres et compter les doigts d’un interlocuteur. L’expérience a eu lieu aux États-Unis et le sujet était un homme de 67 ans, aveugle depuis vingt-six ans. Une plaque de platine munie de 64 électrodes a été implantée à la surface du lobe occipital de son cerveau (la partie du cortex qui voit chez l’être humain). La plaque fut reliée à un système de stimulation externe. Stimulée électriquement, elle a déclenché chez le porteur la perception des sensations lumineuses, puis des points lumineux. Le porteur est depuis 1978 un cobaye soumis volontairement à des expériences dans l’espoir de récupérer un jour la vue qu’il a perdue à l’âge de cinquante ans. Il porte la plaque de...
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