Environ 4 000 personnes, dont le ministre russe de la Défense Igor Sergueïev, se sont rassemblées hier à Pskov pour dire un dernier adieu à huit des 84 parachutistes tués au combat en Tchétchénie début mars. Les huit cercueils drapés et surmontés de fleurs rouges et de la photographie de chaque défunt reposaient dans l’église de la Sainte-Trinité à l’intérieur du Kremlin de Pskov (550 km au nord-ouest de Moscou). Les habitants de Pskov ont rendu hommage depuis lundi dernier à ces huit soldats. Les huit parachutistes étaient originaires de Pskov et quatre autres, originaires de la région, ont déjà été enterrés. 84 parachutistes ont trouvé la mort dans la région des gorges de l’Argoun (sud de la Tchétchénie) début mars lorsqu’ils ont été encerclés par plusieurs centaines de combattants indépendantistes. Ce bilan est l’un des plus lourds annoncés en une seule fois par l’armée russe en Tchétchénie depuis le lancement de son offensive terrestre le 1er octobre. Moscou avait dans un premier temps tenté de minimiser les pertes, parlant de 31 morts avant de reconnaître que la quasi-totalité de l’unité de parachutistes avait péri dans les combats contre les indépendantistes. Une centaine de militaires en uniforme, compagnons d’armes des parachutistes tués, assistaient à la cérémonie religieuse à l’intérieur de l’église blanche aux coupoles noires et dorées. «J’ai fait mon service avec l’un des militaires tués. J’ai du mal à parler aujourd’hui mais je pense qu’il n’est pas mort pour rien. C’était son devoir, il l’a bien rempli», a déclaré un militaire de 30 ans, Alexandre. Plusieurs personnes assistant à la cérémonie ne cachaient pas leur haine des Tchétchènes. «La guerre me fait horreur. C’est à cause de cette guerre que ces jeunes garçons sont morts», confie une retraitée de 60 ans, Anna. «Tout le monde était contre Staline mais il avait raison, il aurait fallu déporter tous les Tchétchènes», lance-t-elle dans une allusion à la déportation massive du peuple tchétchène le 23 février 1944 sur ordre de Staline. «Tous les Tchétchènes sont des bandits. Il faut bombarder tout leur territoire mais ne pas y envoyer nos soldats», ajoute son amie, Daria. Un peu avant le début de la cérémonie, une femme s’est écriée «Poutine (le président russe par intérim), c’est la guerre. Il faut voter Ziouganov (le candidat du PC russe)», mais ses propos n’ont suscité que l’indifférence de la foule.
Environ 4 000 personnes, dont le ministre russe de la Défense Igor Sergueïev, se sont rassemblées hier à Pskov pour dire un dernier adieu à huit des 84 parachutistes tués au combat en Tchétchénie début mars. Les huit cercueils drapés et surmontés de fleurs rouges et de la photographie de chaque défunt reposaient dans l’église de la Sainte-Trinité à l’intérieur du Kremlin de Pskov (550 km au nord-ouest de Moscou). Les habitants de Pskov ont rendu hommage depuis lundi dernier à ces huit soldats. Les huit parachutistes étaient originaires de Pskov et quatre autres, originaires de la région, ont déjà été enterrés. 84 parachutistes ont trouvé la mort dans la région des gorges de l’Argoun (sud de la Tchétchénie) début mars lorsqu’ils ont été encerclés par plusieurs centaines de combattants...
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