Union européenne La Grèce, Le Danemark et la Suède candidats à l'euro(photo)
le 11 mars 2000 à 00h00
Trois nouveaux pays, la Grèce, le Danemark et peut-être la Suède, frappent à la porte de l’euro, ce qui porterait à quatorze le nombre de pays-membres de la zone euro, en ne laissant plus que la Grande-Bretagne, comme seul membre de l’Union européenne, à l’extérieur. Les motivations de ces trois pays sont différentes : la Grèce a voulu adhérer à la monnaie unique européenne dès le début, mais Athènes ne satisfaisait pas aux critères requis par le traité de Maastricht, notamment en matière de déficit public et d’inflation. Le Danemark avait fait jouer son droit d’exemption qui lui donnait la possibilité de refuser l’adhésion à l’Union économique et monétaire (UEM). Copenhague s’est contenté de rester membre du Système monétaire européen (SME), ce qui lui permet d’avoir une étroite relation de change avec l’euro. Enfin, la Suède a volontairement négligé de respecter les critères de Maastricht, en refusant notamment d’être membre du SME. La candidature grecque est pratiquement sûre d’être acceptée en juin prochain par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE, réunis en sommet à Porto, et Athènes devrait devenir le douzième membre de la zone euro, le 1er janvier 2001. Le Premier ministre danois, Poul Nyrup Rasmussen, a annoncé jeudi que les électeurs danois se prononceront le 28 septembre par référendum sur l’entrée de leur pays dans la zone euro. «Personne ne peut douter qu’une entrée dans l’Union économique et monétaire (UEM) est la meilleure chose qui puisse arriver au Danemark», a-t-il déclaré. Selon M. Rasmussen, les sept prochains mois seront mis à profit pour un vaste débat public sur les avantages et les inconvénients de l’entrée du Danemark dans la zone euro. Plusieurs sondages publiés au cours des dernières semaines montrent que l’opinion danoise reste divisée. Le dernier en date, publié en février, révélait que la proportion de Danois favorables à l’adhésion à la monnaie unique était tombée de 53 à 46 % en l’espace d’un mois alors que le nombre d’indécis progressait. La Suède est plus hésitante. Mais le Premier ministre social-démocrate Göran Persson estime que la Suède n’a d’autre choix que d’adhérer à la zone euro mais «plus tard».
Trois nouveaux pays, la Grèce, le Danemark et peut-être la Suède, frappent à la porte de l’euro, ce qui porterait à quatorze le nombre de pays-membres de la zone euro, en ne laissant plus que la Grande-Bretagne, comme seul membre de l’Union européenne, à l’extérieur. Les motivations de ces trois pays sont différentes : la Grèce a voulu adhérer à la monnaie unique européenne dès le début, mais Athènes ne satisfaisait pas aux critères requis par le traité de Maastricht, notamment en matière de déficit public et d’inflation. Le Danemark avait fait jouer son droit d’exemption qui lui donnait la possibilité de refuser l’adhésion à l’Union économique et monétaire (UEM). Copenhague s’est contenté de rester membre du Système monétaire européen (SME), ce qui lui permet d’avoir une étroite relation...
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