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Actualités - Chronologie

Les taliban promettent aux afghanes tous les droits de la charia

La milice islamique ultraconservatrice des taliban a célébré hier à Kaboul pour la première fois la journée internationale de la femme en promettant aux Afghanes «tous les droits» de la charia (lois coraniques) et non ceux des cultures «immondes et dégoûtantes» de l’Occident. Ces «étudiants en théologie» qui ont pris le pouvoir à Kaboul en septembre 1996 y ont imposé une interprétation ultraorthodoxe de la charia, qui les a conduits d’abord à imposer le confinement des femmes qui se sont vu interdire en outre le droit au travail et à l’éducation. Hier, au cours d’une cérémonie inhabituelle, les taliban ont réuni dans un hôpital de Kaboul près de 700 femmes revêtues du «burqua», cette longue tunique qui recouvre entièrement la femme avec une résille devant les yeux pour qu’elle ne soit pas complètement aveugle. Dans un message spécial lu pendant la cérémonie, le mollah Mohamed Omar, le chef suprême des taliban, a affirmé que c’était grâce à la sécurité assurée par la milice intégriste que les femmes peuvent fêter leur journée. «Je ferai plus pour sauvegarder et protéger tous vos droits de la charia», a assuré le mollah Omar qui s’en est pris à la propagande antitaliban faite par le monde non musulman au nom du droit des femmes. «Leur interprétation des droits des femmes est uniquement celui de ces cultures occidentales dégoûtantes et immondes dans lesquelles les femmes sont insultées et déshonorées comme un jouet», a-t-il estimé. La cérémonie comprenait aussi des prières, la récitation du Coran et des discours sur les droits des femmes dans l’Islam. Parmi les femmes se trouvait le général Suhail, une femme-chirugien qui joue un rôle non négligeable à l’hôpital militaire de Kaboul. À cet égard, les Nations unies ont estimé le même jour à Islamabad (Pakistan) que les taliban montraient «une certaine flexibilité» dans leur attitude vis-à-vis des femmes. Mais, dans les rues de Kaboul, les jeunes miliciens taliban vérifient toujours que les femmes portent le «burqua». Celles qui violent le décret vestimentaire sont battues avec une cravache en caoutchouc, parfois de manière symbolique mais parfois durement. Tout le monde n’a d’ailleurs pas été impressionné par le rassemblement des femmes. «Les célébrations sont bien, mais nous avons besoin de travail et de nourriture», a ainsi affirmé une femme tout en fouillant les étalages du marché des vêtements usagés.
La milice islamique ultraconservatrice des taliban a célébré hier à Kaboul pour la première fois la journée internationale de la femme en promettant aux Afghanes «tous les droits» de la charia (lois coraniques) et non ceux des cultures «immondes et dégoûtantes» de l’Occident. Ces «étudiants en théologie» qui ont pris le pouvoir à Kaboul en septembre 1996 y ont imposé une interprétation ultraorthodoxe de la charia, qui les a conduits d’abord à imposer le confinement des femmes qui se sont vu interdire en outre le droit au travail et à l’éducation. Hier, au cours d’une cérémonie inhabituelle, les taliban ont réuni dans un hôpital de Kaboul près de 700 femmes revêtues du «burqua», cette longue tunique qui recouvre entièrement la femme avec une résille devant les yeux pour qu’elle ne soit pas...