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Actualités - Chronologie

Les féministes en Autriche dénoncent le sexisme, frère du racisme

L’opposition et les organisations féministes autrichiennes dénoncent l’action du gouvernement envers les femmes, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, jugeant que «le sexisme est le frère du racisme». Syndicats, partis d’opposition et anciens responsables de la condition féminine ont accusé les conservateurs au pouvoir en coalition avec l’extrême droite de vouloir faire revenir les femmes «à leurs fourneaux». S’il compte une femme au poste de vice-chancelier, Susanne Riess-Passer, ce gouvernement a supprimé le ministère de la Condition féminine, ce dossier devant être placé courant avril sous l’autorité de la ministre des Affaires sociales Elisabeth Sickl (extrême droite). Le parti d’extrême droite FPOe de Jorg Haïder, qui participe au gouvernement, est aussi celui qui comprend le moins de femmes élues au Parlement. Le groupe FPOe comprend 17 % de femmes, contre 23 % chez les conservateurs, 32 % au Parti social-démocrate et 50 % chez les Verts. Pour la présidente de la section Femmes à la fédération des syndicats autrichiens OeGB, Renate Csoergits, le gouvernement veut «avant tout que les femmes retournent à leurs fourneaux» car il privilégie les allocations familiales au détriment de la création de crèches, écoles et tout autre moyen permettant aux femmes de travailler avec la sécurité que leurs enfants soient pris en charge. Le programme de gouvernement, négocié début février par le chancelier conservateur Wolfgang Schuessel et le chef de file de l’extrême droite Jorg Haïder, prévoit une augmentation des allocations qui seront versées aux familles ayant des enfants jusqu’à l’âge de trois ans, contre 18 mois jusqu’ici. «Ce programme donnera aux enfants la chance que leurs parents s’occupent plus d’eux», avait déclaré début février M. Haïder. L’ancienne ministre sociale-démocrate de la Condition féminine, Johanna Dohnal, figure du mouvement féministe en Autriche, a pour sa part déclaré que «le sexisme est le frère du racisme. C’est pour cela que la résistance doit être fermement aux mains des femmes». Les opposants au nouveau gouvernement formé par les conservateurs et l’extrême droite, qui se trouve isolé au niveau européen, ont choisi comme devise-clé la «résistance». La secrétaire générale du Parti social-démocrate, Andrea Kuntzl, a accusé les conservateurs de n’«absolument pas souhaiter» que les femmes soient indépendantes ; et la conseillère municipale de Vienne chargée de la condition féminine, Renate Brauner, a reproché au gouvernement d’œuvrer non pas pour l’indépendance économique mais pour un retour au rôle traditionnel de la femme qu’elle a ainsi résumé : «L’homme travaille, la femme s’occupe de la famille». «Le nouveau gouvernement a déjà prouvé qu’il n’a aucune envie de s’occuper d’une politique d’autonomie pour les femmes. Le mieux qu’il puisse faire pour elles est de démissionner», a déclaré mardi à la presse Eva Rossmann, de l’association Forum des femmes indépendantes. Évoquant la suppression du ministère de la Condition féminine, Mme Rossmann a lancé : «Si ce gouvernement n’en veut pas, qu’il nous le donne, les locaux et le budget». Le vice-chancelier Susanne Riess-Passer a répliqué mardi que «la qualité d’une politique ne se mesure pas au nombre de ministères». «La politique pour les femmes sera fermement représentée mais nous ne voulons pas d’un ministère de Relations publiques», a-t-elle expliqué.
L’opposition et les organisations féministes autrichiennes dénoncent l’action du gouvernement envers les femmes, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, jugeant que «le sexisme est le frère du racisme». Syndicats, partis d’opposition et anciens responsables de la condition féminine ont accusé les conservateurs au pouvoir en coalition avec l’extrême droite de vouloir faire revenir les femmes «à leurs fourneaux». S’il compte une femme au poste de vice-chancelier, Susanne Riess-Passer, ce gouvernement a supprimé le ministère de la Condition féminine, ce dossier devant être placé courant avril sous l’autorité de la ministre des Affaires sociales Elisabeth Sickl (extrême droite). Le parti d’extrême droite FPOe de Jorg Haïder, qui participe au gouvernement, est aussi celui qui comprend le...