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Actualités - Chronologie

Elevage - Le rêve pour les fermiers américains Fatal, taureau star

Reproducteur d’exception, «Fatal» vient d’être classé meilleur Prim’Holstein aux États-Unis, une première pour un taureau français de cette race laitière qui consacre autant la qualité de ses paillettes que celle de l’insémination artificielle en France. «Incroyable mais vrai, “Fatal”, numéro un du classement TPI américain», claironne depuis mi-février le site Internet de son unité de sélection, le groupe Uneco, célèbrant «un résultat logique des efforts des éleveurs français». Logé et nourri depuis l’âge de 15 mois en Alsace, à la coopérative de Brumath près de Strasbourg, «Fatal» a aussi raflé la plus haute marche du podium aux Pays-Bas, pays phare en matière d’élevage, ainsi que des deuxième, troisième ou quatrième places ailleurs. Sept de ses filles sont au Salon international de l’agriculture à Paris, comme «Nuit» primée cette semaine. Devenu célébrité mondiale, l’animal fait la «une» des revues de génétique animale comme Holstein International. On le voit exhiber ses 1 300 kilos en couverture, son anneau au naseau, une tache blanche au sommet de la tête qu’il a noire. «C’est comme si vous étiez en couverture de Paris Match», compare le directeur de la coopérative alsacienne, Jean-Georges Herr. À première vue, rien ne distingue «Fatal» de «Brett» ou «Aero Bond», taureaux distingués au TPI mais dont la descendance américaine s’est avérée moins performante. Même dans le fromage «La photo c’est un plus, mais ce qui compte ce sont les chiffres», explique M. Herr. Du doigt, il désigne le tableau répertoriant les caractéristiques des vaches laitières issues de «Fatal»: richesse du lait, tempérament, longévité, solidité des aplombs... Il montre la note de +3,5 obtenue en TP, pour «taux protéique». «Les qualités de “Fatal” sont là. +3,5% c’est énorme. Cela veut dire que le lait de ses filles – 8 à 10 000 litres par an en moyenne – est très riche en matière protéique», certifie M. Herr. Avec +1,2 de tempérament, «Fatal» a aussi l’avantage d’engendrer des bêtes calmes, dont la taille des mamelles est également bien notée (+1,3). L’itinéraire de ce taureau gâté par la nature, qui a probablement déjà plus de 100 000 descendants dont 10 000 vaches ayant déjà vêlé et produit du lait, a commencé il y a dix ans. Application du grand principe de la génétique animale consistant à sélectionner les meilleurs et à les multiplier — et non à triturer les gènes —le père de «Fatal» était déjà star à son époque. «Fatal» est arrivé à Brumath au gré d’un tirage au sort. À raison de deux sauts par semaine sur une vache mécanique couverte d’une peau de bête masquant un vagin artificiel en caoutchouc noir, «Fatal» a déjà produit jusqu’à 700 000 paillettes. Ce n’est toutefois que vers ses 5 ans que la valeur de ces fins tubes contenant sa semence diluée à du jaune d’œuf s’est révélée chez ses premières filles. Étiquetées et congelées dans l’azote liquide à –196 degrés, ses paillettes sont désormais très demandées, notamment à l’export. «Vu sa diffusion, quand vous mangerez du fromage, vous aurez un peu de “Fatal” dedans», garantit M. Herr.
Reproducteur d’exception, «Fatal» vient d’être classé meilleur Prim’Holstein aux États-Unis, une première pour un taureau français de cette race laitière qui consacre autant la qualité de ses paillettes que celle de l’insémination artificielle en France. «Incroyable mais vrai, “Fatal”, numéro un du classement TPI américain», claironne depuis mi-février le site Internet de son unité de sélection, le groupe Uneco, célèbrant «un résultat logique des efforts des éleveurs français». Logé et nourri depuis l’âge de 15 mois en Alsace, à la coopérative de Brumath près de Strasbourg, «Fatal» a aussi raflé la plus haute marche du podium aux Pays-Bas, pays phare en matière d’élevage, ainsi que des deuxième, troisième ou quatrième places ailleurs. Sept de ses filles sont au Salon...