Les déplacés vivent à la dure mais ne veulent pas rentrer (photo)
le 04 mars 2000 à 00h00
Même si elles vivent «à la dure» sous des tentes vertes installées sur un terrain assez sale, les personnes déplacées survivantes des inondations au Mozambique ne sont pas mécontentes de leur nouvelle vie et n’ont pas l’intention de rentrer chez elles. Un groupe de personnes évacuées lors de la montée rapide des eaux qui a dévasté leur village de Manandla, près de Palmeira, à environ 120 km au nord de Maputo, a trop peur pour envisager le retour. Les villageois expliquent qu’ils n’ont jamais vu autant d’eau de toute leur vie. Ils ont même pensé à un moment que la fin du monde arrivait. Tout en admettant qu’ils s’ennuient, n’ayant rien à faire de la journée dans le camp d’hébergement de Palmeira, les paysans ne sont pas du tout impatients de retourner au village. La crainte est encore trop présente et ils se sentent dépassés par les événements. Nombreux sont ceux qui ne sont pas informés de l’étendue des inondations qui ont ravagé le sud et le centre du Mozambique et fait au moins 200 morts. Certains pensaient que seul leur petit village avait été touché par la catastrophe. Ils expliquent qu’ils ont été pris de désespoir après avoir été sauvés par voie aérienne et réalisé que des milliers d’hectares de terres avaient été transformés en véritables lacs. «J’ai peur de retourner à la maison. C’est dangereux, les inondations», lance Bennetu Ngonyama, un réfugié. Racontant leurs épreuves, Ngonyama et Antonio Chitiva expliquent que certains de leurs compagnons d’infortune ont dû lutter avec les serpents dans les arbres sur lesquels ils avaient trouvé refuge pour se soustraire à la montée des eaux. Quelque 100 000 Mozambicains sont encore bloqués trois semaines après le début des inondations. Un Sud-Africain, Karl Kebert, a confirmé à la presse, à son retour d’une mission de sauvetage, que certains villageois partageaient les branches des arbres avec les serpents. À son retour à Maputo, il a ramené 25 femmes et enfants. Si les eaux ont commencé à baisser à certains endroits, dans d’autres régions du sud, comme Xai-Xai et Chibuto, elles sont montées d’un demi-mètre jeudi. Les vols de reconnaissance sud-africains ont permis de conclure que les eaux montaient parce qu’elles ne pouvaient être évacuées normalement dans la mer à l’embouchure des fleuves en raison de leur volume trop élevé, a expliqué le lieutenant-colonel sud-africain Jaco Klopper.
Même si elles vivent «à la dure» sous des tentes vertes installées sur un terrain assez sale, les personnes déplacées survivantes des inondations au Mozambique ne sont pas mécontentes de leur nouvelle vie et n’ont pas l’intention de rentrer chez elles. Un groupe de personnes évacuées lors de la montée rapide des eaux qui a dévasté leur village de Manandla, près de Palmeira, à environ 120 km au nord de Maputo, a trop peur pour envisager le retour. Les villageois expliquent qu’ils n’ont jamais vu autant d’eau de toute leur vie. Ils ont même pensé à un moment que la fin du monde arrivait. Tout en admettant qu’ils s’ennuient, n’ayant rien à faire de la journée dans le camp d’hébergement de Palmeira, les paysans ne sont pas du tout impatients de retourner au village. La crainte est encore trop présente...
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