Dans le Sinaï, plusieurs centaines de pèlerins jubilent, tandis que les touristes se plaignent des mesures de sécurité renforcées qui perturbent leur voyage. Dans le jardin des oliviers, environ 500 fidèles attendent, à côté d’une aquarelle représentant le pape en compagnie de la Sainte-Famille. Un trône surélevé est installé à proximité. Une dizaine de pèlerins de l’église catholique d’Orient déploient des banderoles sur lesquelles ils ont écrit, en italien : «Avec toi, Pierre, pour la nouvelle évangélisation». Beaucoup de jeunes s’installent avec des guitares, des drapeaux et des casquettes jaunes et blanches, aux couleurs du Vatican. Des agences de voyages ont affrété des autocars pour amener les fidèles de différentes villes d’Égypte. Khaïriya Henaoui et sa fille Mary, des coptes orthodoxes, sont venues de Zagazig (est du Caire) «pour prendre sa bénédiction». La meilleure réponse «Le pape est venu dire qu’il n’y a pas de persécution en Égypte, et qu’il n’y a pas de différends entre orthodoxes et catholiques». «La prière qu’il a faite hier (au Caire) avec les différents prêtres est la meilleure réponse à ceux qui nous accusent d’alimenter les différends entre communautés», affirme Mary, faisant référence aux incidents entre musulmans et coptes (chrétiens d’Orient), qui avaient fait 22 morts début janvier à Al Kocheh, en Haute Égypte. Pour la religieuse soudanaise sœur Marie George, cette visite représente «un grand support moral pour les réfugiés soudanais dans leur souffrance. Voir l’homme béni les aidera spirituellement à supporter leur exil». «Même si je ne le vois pas, même si je ne le touche pas, il me suffit d’être au même endroit que lui. L’endroit est béni par l’homme béni qui le visite», déclare Soheir Andraos, un médecin grec-catholique. Drapeaux et portraits interdits Les organisateurs catholiques de la visite se plaignent cependant que l’archevêque Damianos, qui dirige le couvent, leur ait interdit d’installer drapeaux et portraits du souverain pontife à proximité immédiate du monastère. Quant aux touristes, qui comme chaque jour ont afflué vers le monastère, ils se sont plaints des mesures de sécurité qui dérangent leur visite. «La visite du pape a perturbé notre voyage. Nous étions venus avec nos enfants pour visiter le monastère, et on nous en a interdit l’accès à cause de la sécurité». «Nous allons rentrer bredouilles», se plaint la Française Colette Rosa. «Je suis extrêmement en colère parce que, lorsque j’ai fait ma réservation à l’hôtel, on ne m’a pas prévenu de cette visite. Il n’y a rien d’autre ici à visiter, à part le monastère, et je ne pourrai pas le voir», déclare le Britannique Peter Robinson, 28 ans. «Si on nous avait simplement prévenus, nous aurions repoussé notre voyage», dit l’Italienne Roberta Bertini, ajoutant: «Ils devraient ouvrir (le monastère) à tout le monde, c’est un endroit sacré».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dans le Sinaï, plusieurs centaines de pèlerins jubilent, tandis que les touristes se plaignent des mesures de sécurité renforcées qui perturbent leur voyage. Dans le jardin des oliviers, environ 500 fidèles attendent, à côté d’une aquarelle représentant le pape en compagnie de la Sainte-Famille. Un trône surélevé est installé à proximité. Une dizaine de pèlerins de l’église catholique d’Orient déploient des banderoles sur lesquelles ils ont écrit, en italien : «Avec toi, Pierre, pour la nouvelle évangélisation». Beaucoup de jeunes s’installent avec des guitares, des drapeaux et des casquettes jaunes et blanches, aux couleurs du Vatican. Des agences de voyages ont affrété des autocars pour amener les fidèles de différentes villes d’Égypte. Khaïriya Henaoui et sa fille Mary, des coptes orthodoxes,...