Le roi (Bill Clinton) de carreau abat son jeu… de serment de la main gauche. La reine (Hillary Clinton) de carreau s’apprête à se défendre devant la chambre à coucher conjugale. Le roi (Al Gore) de cœur, les bras chargés de valises, essaie de faire un flush mondial. La reine (Tipper Gore) de cœur ouvre les cartes de l’époque où elle carburait aux calmants. Le 7 de carreau (Donna Shalala), seringue en main, semble vouloir saigner la table. Le valet (Madeleine Albright) de carreau menace de faire flamber le jeu, brandissant une bombe, en guise de ballon de football. Les autres (les hauts responsables américains), qui en trèfle, qui en pique, ont passé, eux aussi, à la caricature pour constituer un jeu de cartes conçu et réalisé par un duo, spécialiste en la matière, Peter Green et Christopher Smith. Comme on s’en doute leur paquet se vend comme des petits pains. Et comme pour eux, «la politique est une drôle d’affaire, faite de coups de théâtre et de rebondissements», ils se sont amusés à en tirer les cartes et les ficelles. Ils jouent à ce jeu depuis 1972, changeant au fil de l’actualité, le profil des rois, des reines, des valets et autres composantes. Leurs premières créations sont devenues des objets de collection. S’ils mettent ainsi la politique en boîte c’est, à leur dire, pour mieux la servir. De quelle manière ? En poussant le public à s’impliquer davantage dans la vie du pays. C’est ce qu’ils expliquent dans un petit dépliant qu’ils ont glissé dans la boîte des cartes et qui insiste notamment sur la nécessité pour tout un chacun d’aller aux urnes. Une incitation panachée quand même de piques puisées chez les hommes illustres. À savoir, «un homme courageux est une majorité», (Thomas Jefferson) ; «un homme honnête brille dans l’univers politique bien plus qu’ailleurs», (Mark Twain) ; «la mémoire courte des électeurs est ce qui laisse en place nos politiciens», (Will Rogers). Le plus difficile pour les artistes a été de réduire l’Administration, (cent sénateurs et représentants au Congrès, sans compter les ministres), à 54 figures. De plus, le choix se devait d’être bipartisan pour être équitable avec les républicains et les démocrates. Monica Lewinsky leur a damné le pion. Fallait-il ou pas la faire entrer dans le jeu ? Pour finir, ils l’ont couplée, sur le 6 de carreau, avec un ex-turbulent conseiller du président Clinton, Georges Stephanopoulos. Et les jokers ? Ils ont les traits du chansonnier Mark Russel et de Bill Maher, l’animateur de l’émission télévisée Politiquement incorrect. L’as de pique revient à John McLaughlin, célèbre animateur de deux talk-shows politiques et pourtant toujours très bien mis.
Le roi (Bill Clinton) de carreau abat son jeu… de serment de la main gauche. La reine (Hillary Clinton) de carreau s’apprête à se défendre devant la chambre à coucher conjugale. Le roi (Al Gore) de cœur, les bras chargés de valises, essaie de faire un flush mondial. La reine (Tipper Gore) de cœur ouvre les cartes de l’époque où elle carburait aux calmants. Le 7 de carreau (Donna Shalala), seringue en main, semble vouloir saigner la table. Le valet (Madeleine Albright) de carreau menace de faire flamber le jeu, brandissant une bombe, en guise de ballon de football. Les autres (les hauts responsables américains), qui en trèfle, qui en pique, ont passé, eux aussi, à la caricature pour constituer un jeu de cartes conçu et réalisé par un duo, spécialiste en la matière, Peter Green et Christopher Smith. Comme on s’en...
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