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Actualités - Chronologie

Des élections dominées par la crise économique et le malaise social

Les Iraniens sont appelés à voter vendredi pour le renouvellement du Parlement dans une situation de crise économique et de malaise social, accentuée par la dégradation du cadre de vie. Pourtant, la récente hausse des cours de brut aurait dû donner une bouffée d’oxygène à l’Iran, d’autant plus qu’il a décidé de se lancer dans l’exportation du gaz naturel et de s’ouvrir aux investissements étrangers. Mais le pays compte de plus en plus de jeunes chômeurs notamment dans les grandes villes, où vient s’entasser la population rurale. Au plan national, il y a plus de trois millions de sans-emploi, soit près de 20 % de la population active, bien que les statistiques officielles n’en recensent que 16 %. La protection sociale est très insuffisante. Paradoxalement, la quasi-totalité des salariés sont obligés d’avoir au moins deux emplois pour survivre. La corruption, l’exode rural et aussi la dégradation quotidienne de l’environnement rongent le pays. L’absence de perspectives pour les jeunes, principales victimes de la drogue dans un pays au carrefour du trafic des stupéfiants et, depuis quelques années, de la prostitution, fragilise la société iranienne. Afin de faire face à l’arrivée massive de ses jeunes sur le marché du travail, l’Iran doit créer chaque année quelque 800 000 emplois. Les jeunes de 16 à 25 ans sont 20 millions, sur une population de plus de 60 millions d’habitants. Principaux soutiens au président réformateur Mohammad Khatami lors de son élection en mai 1997, les jeunes veulent maintenant des réformes structurelles, sociales et économiques. Vendredi, leur vote doit soit exprimer une nouvelle espérance, soit sanctionner l’action du gouvernement, selon les analystes. Les universités iraniennes comptent quelque 1,5 million d’étudiants, dont 51 % de jeunes filles, alors qu’une armée de bacheliers arrive chaque année sur le marché du travail. De plus en plus, ces jeunes sont obligés de quitter le pays pour aller tenter leur chance ailleurs. La dette extérieure de l’Iran tourne actuellement autour de 22 milliards de dollars, soit plus d’une année d’exportations, et pour relancer son économie, le pays a besoin d’importants capitaux étrangers. Après plus de deux ans de déficit budgétaire dû à la chute des recettes pétrolières, principale ressource en devises du pays, l’économie commence à respirer depuis quelques mois. L’augmentation des recettes pétrolières a permis d’engranger environ deux milliards de dollars d’excédent du commerce extérieur. En 1999, le pays a exporté pour 16 milliards de dollars, à 85 % du pétrole, et importé pour 14 milliards de dollars, surtout des équipements et des matières premières, selon la Banque centrale. Les exportations non pétrolières, réalisées essentiellement par le secteur privé, se sont élevées au cours des neuf derniers mois à 2,3 milliards de dollars, en hausse de 10,7 % par rapport à la période précédente. Le futur Parlement doit prendre à bras-le-corps les problèmes économiques du pays, mais il ne pourra le faire qu’au début de sa législature, en avril ou en mai. Le gouvernement devrait alors commencer à appliquer un plan quinquennal, adopté en novembre par le Parlement sortant, dominé par les conservateurs, et qui prévoit des privatisations, notamment celle des télécommunications et des chemins de fer.
Les Iraniens sont appelés à voter vendredi pour le renouvellement du Parlement dans une situation de crise économique et de malaise social, accentuée par la dégradation du cadre de vie. Pourtant, la récente hausse des cours de brut aurait dû donner une bouffée d’oxygène à l’Iran, d’autant plus qu’il a décidé de se lancer dans l’exportation du gaz naturel et de s’ouvrir aux investissements étrangers. Mais le pays compte de plus en plus de jeunes chômeurs notamment dans les grandes villes, où vient s’entasser la population rurale. Au plan national, il y a plus de trois millions de sans-emploi, soit près de 20 % de la population active, bien que les statistiques officielles n’en recensent que 16 %. La protection sociale est très insuffisante. Paradoxalement, la quasi-totalité des salariés sont obligés...