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Actualités - Chronologie

Le président portugais en visite au Timor-Oriental (photo)

Le président portugais Jorge Sampaio s’est entretenu hier avec des responsables est-timorais de la reconstruction de cette ancienne colonie portugaise dévastée l’an dernier par des milices anti-indépendantistes. M. Sampaio, premier chef d’État portugais à visiter ce territoire qui occupe la moitié de l’île de Timor (est de l’Indonésie), a rencontré le leader indépendantiste Xanana Gusmao et Sergio Vieira de Mello, chef de l’Administration transitoire des Nations unies (UNTAET), qui a pris le contrôle du Timor-Oriental en octobre dernier. Le Timor-Oriental doit accéder à l’indépendance dans deux ou trois ans. Ont également assisté à ces entretiens, le commandant de la Force internationale pour le Timor-Oriental (Interfet), le général australien Peter Cosgrove et le général Jaime de Los Santos, qui commandera les Casques bleus destinés à remplacer l’Interfet. Cette force internationale avait été déployée au Timor-Oriental pour ramener l’ordre après les violences et les exactions commises par des milices pro-Djakarta peu après l’annonce du résultat d’un vote le 30 août dernier favorable à l’indépendance du territoire. Le Portugal s’était retiré du Timor-Oriental à la suite de la «révolution des œillets» en avril 1974, 400 ans après l’avoir colonisé. L’Indonésie avait envahi le Timor-Oriental en 1975 avant de l’annexer l’année suivante. Cette annexion n’a jamais été reconnue par les Nations unies. La plupart du territoire est désormais à l’état de ruine après les violences de septembre dernier. «J’ai assuré au président du Portugal que l’UNTAET ne reconnaît pas seulement le rôle historique du Portugal dans la réalisation du rêve (de l’indépendance), mais aussi que nous comptons beaucoup sur l’aide portugaise dans de nombreux domaines, justice, santé, éducation, travaux publics», a indiqué M. de Mello à l’issue de sa rencontre avec M. Sampaio. «J’ai reçu du président et de ses ministres la garantie que le Portugal fera tout ce qu’il pourra pour renforcer encore davantage sa coopération», a-t-il ajouté. Lisbonne a offert son aide dans le domaine éducatif en envoyant des professeurs et en assurant des cours de langue portugaise, destinée à devenir langue officielle du nouveau Timor, a indiqué de son côté M. Gusmao. «Le Portugal peut nous aider dans de nombreux domaines, dont celui de l’éducation. Evidemment, le Portugal et d’autres pays lusophones auront un rôle très important à jouer», a-t-il ajouté. Mais il a reconnu que les jeunes générations est-timoraises étaient très inquiètes de voir le portugais devenir langue officielle, après avoir grandi en parlant le Bhasa, langue indonésienne. M. Sampaio a également rencontré l’archevêque de Dili, Mgr Ximenes Carlos Belo, lauréat du prix Nobel de la paix, à sa résidence. Il devait rencontrer plus tard dans la journée les troupes portugaises stationnées au Timor-Oriental dont le contingent est d’environ 800 hommes.
Le président portugais Jorge Sampaio s’est entretenu hier avec des responsables est-timorais de la reconstruction de cette ancienne colonie portugaise dévastée l’an dernier par des milices anti-indépendantistes. M. Sampaio, premier chef d’État portugais à visiter ce territoire qui occupe la moitié de l’île de Timor (est de l’Indonésie), a rencontré le leader indépendantiste Xanana Gusmao et Sergio Vieira de Mello, chef de l’Administration transitoire des Nations unies (UNTAET), qui a pris le contrôle du Timor-Oriental en octobre dernier. Le Timor-Oriental doit accéder à l’indépendance dans deux ou trois ans. Ont également assisté à ces entretiens, le commandant de la Force internationale pour le Timor-Oriental (Interfet), le général australien Peter Cosgrove et le général Jaime de Los Santos, qui...