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Actualités - Reportages

Concert - L'Ensemble des violonistes d'Arménie à l'Unesco Technique sans passion (photos)

Dix-huit violonistes et une pianiste en noir sur fond de rideaux de velours rouge cardinal, c’est ainsi que s’est présenté au public libanais l’Ensemble des violonistes d’Arménie. Moment attendu par les mélomanes et ceux qui veulent fêter la saint-Valentin aux sanglots longs des violons... Attente un peu déçue tant le programme était sage, sans âme. Certes de la technique sans nul doute mais sans l’ombre d’une passion. Au menu sirupeux et décousu proposé, des pages de Komitas, Chostakovitch, Schubert, du folklore arménien et libanais, Gluck, Prokofiev, Khatchadourian, Massenet, Liszt, Brahms, une romance tzigane et Diniku... Couleurs, inspirations et ryhtmes variés et tous azimuts gardant quelques éclats trés mesurés pour la fin du récital conçu un peu comme un pot-pourri d’airs archi-connus ou comme une manifestation de fin d’année où l’on interprète les morceaux non de bravoure mais aimés du grand public. Ouverture donc sous les couleurs du pays d’Ararat avec Vagharshpati de Komitas suivi des douces complaintes d’une romance de Chostakovitch. Moment de rêverie avec la cèlèbre sérénade de Schubert. Retour aux rives de l’Araxe avec une rhapsodie sur le thème de Sayat Nova de Jerbachian. Ah ya zein s’est transformé en miniature orientale sous les coups des archets. Langueur napolitaine avec Kurtis et grâce avec une mélodie de Gluck. Enfin,un peu de flamme avec les accords de Prokofiev tirés d’un passage de Roméo et Juliette. Khatchadourian clot en beauté la première partie de ce panaché avec l’émouvant adagio de Spartacus et la vibrante danse des sabres illustrant le ballet Gayané. Après l’entracte, place à la piété et la ferveur de l’Ave Maria de Schubert enchaînant avec un esprit très romantique une paisible élégie de Massenet. De l’hirondelle à la rose, calme retour au folklore de la terre du lac Sevan pour terminer avec une corde très patriotique intitulée justement Kilikia. À partir de là, les auditeurs ont pu savourer quelques notes plus vives et enflammées avec une rhapsodie hongroise de Liszt, une danse hongroise (N5) de Brahms (que la Hongrie a brusquement le vent en poupe !) et la très voluptueuse romance tzigane connue sous le titre de Deux guitares. Pour rester dans le ton de la vivacité, l’ensemble a donné l’assaut final avec les danses roumaines de Diniku. Salve d’applaudissements d’un public conquis par le charme tranquille de ces sonorités aux impétuosités bien paisibles...
Dix-huit violonistes et une pianiste en noir sur fond de rideaux de velours rouge cardinal, c’est ainsi que s’est présenté au public libanais l’Ensemble des violonistes d’Arménie. Moment attendu par les mélomanes et ceux qui veulent fêter la saint-Valentin aux sanglots longs des violons... Attente un peu déçue tant le programme était sage, sans âme. Certes de la technique sans nul doute mais sans l’ombre d’une passion. Au menu sirupeux et décousu proposé, des pages de Komitas, Chostakovitch, Schubert, du folklore arménien et libanais, Gluck, Prokofiev, Khatchadourian, Massenet, Liszt, Brahms, une romance tzigane et Diniku... Couleurs, inspirations et ryhtmes variés et tous azimuts gardant quelques éclats trés mesurés pour la fin du récital conçu un peu comme un pot-pourri d’airs archi-connus ou comme une...