l Le premier est américain: Howard Hawks. «Mythomane, dandy, égocentrique», ainsi Le Monde des Livres présente (dans son n° daté du 10/12/99) Howard Hawks. Un cinéaste qui disait s’obstiner à ne signer que des «films de divertissement», sans point de vue moral... et qui étaient ratés s’ils n’avaient pas de succès. Mais les auteurs français de la Nouvelle vague pensaient tout autrement, François Truffaut, Jacques Rivette, en particulier, et Éric Rohmer, qui affirmait tranquillement: «Qui n’aime pas Hawks ne comprendra jamais rien au cinéma» (!). Une biographie de Todd McCarthy, sobrement intitulée Hawks (éditée chez Actes Sud/Institut Lumière/Solin), présente le personnage et analyse les méthodes de travail de celui qu’on surnomma «le Sphinx d’Hollywood». Un détail: Hawks apprit à Jane Russell à macher «à partir des hanches, pas des genoux». [Le Vidéo-Club de l’Iesav devrait présenter cette saison To Have And Have Not (Le port de l’angoisse), d’Howard Hawks (1944)]. l Le second est anglais: Alfred Hitchcock. Hitchcock, lui, est toujours dans l’actualité. D’ailleurs, c’est simple, on n’arrête pas d’écrire à son sujet. Deux nouveaux ouvrages viennent de paraître. Dans Alfred Hitchcock au travail (éditions des Cahiers du Cinéma), Bill Krohn apporte des révélations inédites sur les «chantiers» de travail d’Hitchcock (qui aimait aussi tourner en extérieurs). Le maître du suspense se passionnait pour la direction d’acteurs – quitte à, souvent, ne pas les ménager. On apprend, entre autres, qu’Hitchcock aimait beaucoup Luis Bunuel et Alain Resnais. Le livre de Dan Auiler, Les cahiers de Hitchcock (éditions Lattès), semble nettement moins essentiel. Même s’il entend dévoiler «les secrets d’un créateur de génie». De toute façon, on peut parier qu’on n’a pas fini d’écrire sur l’inimitable Mr. Hitchcock.[Hitchcock sera de nouveau au programme du Vidéo-Club de l’Iesav, avec The Man Who Know Too Much (L’homme qui en savait trop – 1956)].
l Le premier est américain: Howard Hawks. «Mythomane, dandy, égocentrique», ainsi Le Monde des Livres présente (dans son n° daté du 10/12/99) Howard Hawks. Un cinéaste qui disait s’obstiner à ne signer que des «films de divertissement», sans point de vue moral... et qui étaient ratés s’ils n’avaient pas de succès. Mais les auteurs français de la Nouvelle vague pensaient tout autrement, François Truffaut, Jacques Rivette, en particulier, et Éric Rohmer, qui affirmait tranquillement: «Qui n’aime pas Hawks ne comprendra jamais rien au cinéma» (!). Une biographie de Todd McCarthy, sobrement intitulée Hawks (éditée chez Actes Sud/Institut Lumière/Solin), présente le personnage et analyse les méthodes de travail de celui qu’on surnomma «le Sphinx d’Hollywood». Un détail: Hawks apprit à Jane Russell à...
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