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Actualités - Chronologie

Le vice-président se prend à rêver du bureau ovale (photo)

Le candidat démocrate Al Gore, qui a remporté mardi soir les élections primaires du New Hampshire dans son camp, s’est pris dans la foulée à rêver qu’il serait élu président des États-Unis. «Je m’en vais parcourir le pays d’Est en Ouest jusqu’à la victoire, en novembre», a-t-il lancé à ses sympathisants qui se déchaînaient dans un hôtel de Manchester. La salle était en délire. Une puissante sono venait de la chauffer pendant plus de deux heures avant l’arrivée triomphale du vainqueur entouré de sa femme et de leurs enfants. Les résultats sont tombés peu à peu sur les écrans de télévision. C’est une victoire à l’arrachée devant son seul rival au sein du Parti démocrate, l’ex-star de basket-ball Bill Bradley. Étreintes, embrassades, pouces dressés vers le ciel et sourires étincelants : c’est l’Amérique qui brillait de tous ses feux sur la scène aménagée pour l’occasion dans l’hôtel transformé en quartier-général de campagne. Une gigantesque bannière étoilée avait été tendue sur un mur. Des grappes de ballons rouge et bleu étaient pendus au plafond. «J’emporte le message de victoire du New Hampshire à travers tout le pays, jusqu’à la Maison-Blanche», a poursuivi le vice-président en martelant sa «foi dans le peuple américain». Les confettis pleuvaient et la sono reprenait de plus belle ses rythmes techno. Une dame âgée, par trop enthousiaste, glisse malencontreusement sur une flaque de soda en esquissant un pas de danse. Épuisé, le conseiller politique du candidat, Doug Hattaway, a reconnu que la campagne agressive menée ces cinq derniers jours dans le New Hampshire «lui en a fait voir de toutes les couleurs». «Mais, heureusement, les électeurs ne se sont pas intéressés aux attaques personnelles lancées par le sénateur Bradley à Al Gore», a-t-il ajouté avec soulagement. Le sénateur démocrate du Massachusetts, John Kerry, serrait des mains : «Nous avons gagné les caucus de l’Iowa, nous avons remporté la primaire du New Hampshire, nous sommes fins prêts à nous battre à l’échelle de tout le pays». Josh Forrest, un vétéran de la guerre du Vietnam, arborait un haut de forme en carton orné d’une photo du candidat démocrate. «Il est le meilleur pour les anciens militaires». Il est bien meilleur que McCain. Le candidat Gore a affiché plus que jamais devant ses troupes un mental de vainqueur et a refusé de se reposer sur ses lauriers. Quelques heures après l’annonce télévisée de sa victoire, il devait embarquer à bord d’Air Force 2, l’avion de la vice-présidence, pour se rendre dans les deux jours à New York, dans l’Ohio, la Californie et l’État du Washington.
Le candidat démocrate Al Gore, qui a remporté mardi soir les élections primaires du New Hampshire dans son camp, s’est pris dans la foulée à rêver qu’il serait élu président des États-Unis. «Je m’en vais parcourir le pays d’Est en Ouest jusqu’à la victoire, en novembre», a-t-il lancé à ses sympathisants qui se déchaînaient dans un hôtel de Manchester. La salle était en délire. Une puissante sono venait de la chauffer pendant plus de deux heures avant l’arrivée triomphale du vainqueur entouré de sa femme et de leurs enfants. Les résultats sont tombés peu à peu sur les écrans de télévision. C’est une victoire à l’arrachée devant son seul rival au sein du Parti démocrate, l’ex-star de basket-ball Bill Bradley. Étreintes, embrassades, pouces dressés vers le ciel et sourires étincelants :...