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Actualités - Discours

Robert Rubin inquiet de l'optimisme des marchés financiers (photo)

L’ancien secrétaire américain au Trésor Robert Rubin a estimé hier à Londres que les marchés financiers pêchaient par optimisme et ne prenaient pas assez en compte les «excès et déséquilibres» qui risquent d’apparaître dans l’économie américaine. «Déficits commerciaux record, marchés du travail tendus, taux d’épargne des particuliers excessivement bas et valorisation des actions spectaculairement élevées (...) sont considérés comme de petites alertes par rapport aux perspectives positives des économies américaine et mondiale, au lieu d’être considérés comme des excès et des déséquilibres possibles – pas certains mais possibles – qui pourraient faire courir un vrai risque à notre bien-être économique», a déclaré M. Rubin dans un discours à la London School of Economics. Robert Rubin, qui a quitté ses fonctions de secrétaire au Trésor en juillet 1999, a évoqué ses premières impressions après son retour à Wall Street, au sein de l’équipe de direction du groupe financier Citigroup. «Ce qui m’a frappé depuis mon retour à New York, c’est la manière dont tous les aspects de la vie financière sont pénétrés par le postulat selon lequel tout ira toujours bien et que toute interruption sera temporaire et, au pire, bénigne, résolue probablement par le conseil de la Réserve fédérale et, dans tous les cas, rapidement surmontée en se concentrant de nouveau sur les promesses du long terme», a-t-il déclaré. M. Rubin a également relativisé les bénéfices attendus pour l’économie mondiale du développement des nouvelles technologies. Tout en reconnaissant qu’elles auront une grande importance, il a noté qu’elles n’étaient pas «les premières technologies nouvelles à avoir une grande signification économique». «Le téléphone, l’automobile, le déploiement de l’électricité, le développement de la production de masse et la médecine moderne ont tous transformé l’époque à laquelle ils sont apparus», a-t-il remarqué. «Mais aucun d’entre eux, séparément ou pris ensemble, n’a produit une prospérité générale», a-t-il ajouté.
L’ancien secrétaire américain au Trésor Robert Rubin a estimé hier à Londres que les marchés financiers pêchaient par optimisme et ne prenaient pas assez en compte les «excès et déséquilibres» qui risquent d’apparaître dans l’économie américaine. «Déficits commerciaux record, marchés du travail tendus, taux d’épargne des particuliers excessivement bas et valorisation des actions spectaculairement élevées (...) sont considérés comme de petites alertes par rapport aux perspectives positives des économies américaine et mondiale, au lieu d’être considérés comme des excès et des déséquilibres possibles – pas certains mais possibles – qui pourraient faire courir un vrai risque à notre bien-être économique», a déclaré M. Rubin dans un discours à la London School of Economics. Robert Rubin, qui...