Billy Karam, quatre fois champion du Liban, entretient sa passion – incontrôlée – pour la course – très contrôlée – sur les terrains ardus des rallyes et des courses de côte depuis 1983. Des années passées en vitesse, souvent à plus de 150 kilomètres à l’heure ! Les voitures de course, Billy Karam les aime à la passion… Il aime les regarder, les conduire, les reproduire en miniatures, pour les ranger dans sa collection de cœur. Répéter et retenir ce moment d’émotion qui lui donne des ailes et du bonheur, depuis de nombreuses années. Nabil Antoine Karam est devenu Billy à Texas-USA, où il a étudié le business et les finances, avant de rejoindre Fontainebleau et son fameux INSEAD. En 1980, il intègre la Bankers Trust International à Londres et rentre au Liban deux ans plus tard retrouver la famille et son entreprise de bois, fondée par son grand-père Béchara Karam et reprise par son père Antoine. Ses nombreuses cartes de visite offrent quelques indications sur ces choix professionnels et personnels. Une carrière partagée entre l’hôtellerie – il est président directeur général de l’hôtel Gabriel –, la restauration – il est partenaire dans le restaurant Chili’s à Beyrouth et Domino’s Pizza à Paris – et enfin le bois. «Notre entreprise familiale a plus de cent ans d’existence. Je travaille avec mes deux frères, Rony et Malek. Nous nous sommes partagé les secteurs professionnels». Une de ses cartes de visite préférées demeure celle du Porsche Club du Liban dont il est président. «Je me suis battu pendant trois ans pour obtenir la licence. Nous sommes le plus petit club de Porsche au monde, avec 52 membres!». Des conducteurs mais surtout des amoureux de cette voiture – symbole de luxe, vitesse et volupté. Elle fascine tellement Billy qu’il en possède 600… en miniatures bien sûr, et la sienne, majuscule et majestueuse dans son monde de collection. «Je possède toutes les Porsches que j’ai conduites et tous les modèles existants». Un petit musée à domicile Dans cette pièce où il travaille, s’isole, interrompt un moment son impatience, les bibliothèques en bois – fabriquées bien évidemment par la maison-mère – regorgent de petites voitures qui se partagent l’espace. Billy en connaît chaque carénage, chaque histoire. Il y a celles qu’il regarde, celles dont il rêve, les siennes et celles des autres, «la voiture de Kennedy avant sa mort, la collection de Senna, les casques des grands coureurs de Formule 1, les bolides du maître Shumackher». Il y a enfin des objets et des êtres chers à son cœur, des reproductions de sa vie, qu’il a lui-même montées, avec un grand souci du détail, sa maison, sa femme et sa voiture, le chien Lucky et surtout ses propres courses. «Je passe des heures entières à recréer les photos prises durant les rallyes». Tout y est, l’ambiance, l’émotion, la position de la voiture, «là, je volais à 80 centimètres du sol!», le tournant mal esquissé, l’étape vaincue. Un arrêt sur image obligé qui permet à Billy de prendre son temps pour revivre et revoir les quelques minutes d’extase. Au total, 1 200 pièces dont de nombreuses racontent l’histoire de ses victoires. Quatre fois champion du Liban Les victoires et participations furent nombreuses, puisque Billy, «à 43 ans, je suis déjà un vétéran !», a débuté sa course folle en 1983. Encouragé par son ami Michel Araman, il participe à sa première course de côte. «Je conduisais une BMW que j’avais achetée avec l’argent de mon premier boulot, c’était inconscient de conduire des voitures aussi dangereuses!». Sportif accompli, champion de ping-pong, de ski, plongeur, joueur de tennis, il préfère par-dessus tout la vitesse, «cette sensation d’être dans un autre monde, donner la limite de soi-même, aller au bout de la performance de la voiture et puis essayer de gagner, être le meilleur». Il sera le meilleur en 1986, 1991, 1996 et 1999. Souvent absent du Liban, il cédera de nombreuses victoires avec un léger regret. Après un accident de ski qui lui a posé de nombreux problèmes au dos, Billy a troqué les rallyes, «trop longs et trop contraignants», contre les courses de côte, mieux adaptées aux contraintes actuelles. « La course de côte est passionnante car elle est courte et rapide; elle exige que l’on soit méticuleux et précis». La dernière carte de visite de Billy Karam, vice-président de la International Sport Promotion, concerne un projet qui lui tient à cœur et pour lequel il se bat depuis presque trois ans, la création d’un circuit de Formule 1 au Liban. Projet grandiose, rêve d’enfant qui pourrait enfin se réaliser. «Nous avons fait de nombreuses études de coût et de faisabilité, tracé le circuit, travaillé en collaboration directe avec le ministère du Tourisme et sous le haut patronage du président de la République libanaise, le général Émile Lahoud. C’est un rêve personnel, mais qui concerne également et surtout le pays. Il lui donnera le prestige et l’élan économique qu’il mérite. Nous lui devons cela». En attendant la réponse imminente de M. Bernie Ecclestone, président de la FOA et de la FMA, «le boss de la Formule1», Billy Karam croise les doigts et continue patiemment de fabriquer des maquettes dans son bureau-atelier, impatientes de rejoindre leurs camarades.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Billy Karam, quatre fois champion du Liban, entretient sa passion – incontrôlée – pour la course – très contrôlée – sur les terrains ardus des rallyes et des courses de côte depuis 1983. Des années passées en vitesse, souvent à plus de 150 kilomètres à l’heure ! Les voitures de course, Billy Karam les aime à la passion… Il aime les regarder, les conduire, les reproduire en miniatures, pour les ranger dans sa collection de cœur. Répéter et retenir ce moment d’émotion qui lui donne des ailes et du bonheur, depuis de nombreuses années. Nabil Antoine Karam est devenu Billy à Texas-USA, où il a étudié le business et les finances, avant de rejoindre Fontainebleau et son fameux INSEAD. En 1980, il intègre la Bankers Trust International à Londres et rentre au Liban deux ans plus tard retrouver la famille et...