Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'enquête sur le crash de Kenya Airways se met lentement en route

Les autorités ivoiriennes consultaient hier, à Abidjan, les représentants de Kenya Airways, d’Airbus et de la sécurité aérienne sur les opérations de recherches et l’enquête après l’accident dimanche d’un Airbus de la compagnie kényane. L’Airbus A-310 kényan s’est abîmé en mer dimanche soir 30 janvier, deux minutes après avoir décollé de l’aéroport d’Abidjan. Dix des 179 personnes à bord ont survécu. 86 corps seulement ont pu être repêchés, selon les responsables ivoiriens des secours. La compagnie a, de son côté, affirmé que 89 corps avaient été récupérés et que les opérations d’identification par les familles avaient débuté hier en fin d’après-midi. Les recherches avaient été interrompues lundi soir et n’ont pas repris hier matin, aucun espoir ne subsistant de retrouver des survivants et en l’attente de décisions des autorités sur la démarche à suivre. Un responsable du port d’Abidjan, où les opérations de secours avaient jusqu’alors été centralisées, a dénoncé mardi le «désordre» prévalant, selon lui, concernant la suite des recherches. «On ne peut pas travailler dans ce désordre. Il faut maintenant s’organiser et décider (des mesures à prendre) selon les objectifs,» a déclaré Marcel Bombo, chef pilote du port d’Abidjan. Soulignant que la priorité était désormais la localisation de l’épave de l’avion et la récupération des enregistreurs de vol, il a regretté que les autorités portuaires ne soient pas associées aux discussions en cours. Il a, par ailleurs, noté que l’essentiel des opérations de secours et de récupération des corps dans la nuit de lundi à mardi avait été mené par des navires appartenant à des «armements privés» et souligné qu’une telle situation ne pouvait se prolonger. Les autorités ivoiriennes menaient hier de larges consultations pour mettre sur les rails l’enquête sur la catastrophe. Le ministre ivoirien des Transports, le général Abdoulaye Coulibaly, devait avoir des entretiens avec des enquêteurs d’Airbus industries arrivés lundi à Abidjan, ainsi que des responsables de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique (ASECNA), venus de Dakar. Le ministre devait également recevoir le président de Kenya Airways ainsi que les responsables de l’Agence nationale de l’aviation civile ivoirienne. Les discussions devraient notamment porter sur la localisation de l’épave de l’avion, qui a coulé et dans l’épave duquel les sauveteurs pensent que des victimes restent coincées, et la récupération des enregistreurs de vol. De nombreux problèmes logistiques se posent en effet. «Si c’est trop profond (la position de l’épave), ce sera difficile. Il est évident qu’en Côte d’Ivoire on n’a pas ce genre de matériel», permettant de renflouer la carlingue, a souligné le général Coulibaly. «Il faut aussi voir si l’avion ne s’est pas disloqué», a poursuivi le général Coulibaly, en soulignant que les enregistreurs de vol étaient situés dans la queue de l’appareil. Le Bureau enquêtes accidents (BEA) du ministère français des Transports a indiqué à Paris qu’il était associé à l’enquête. Une équipe comprenant trois enquêteurs du BEA, trois spécialistes d’Airbus et un spécialiste moteurs de General Electric est arrivée lundi à Abidjan. «Nous n’avons aucune idée de la durée de cette enquête», a indiqué le chef du BEA, Paul-Louis Arslanian.
Les autorités ivoiriennes consultaient hier, à Abidjan, les représentants de Kenya Airways, d’Airbus et de la sécurité aérienne sur les opérations de recherches et l’enquête après l’accident dimanche d’un Airbus de la compagnie kényane. L’Airbus A-310 kényan s’est abîmé en mer dimanche soir 30 janvier, deux minutes après avoir décollé de l’aéroport d’Abidjan. Dix des 179 personnes à bord ont survécu. 86 corps seulement ont pu être repêchés, selon les responsables ivoiriens des secours. La compagnie a, de son côté, affirmé que 89 corps avaient été récupérés et que les opérations d’identification par les familles avaient débuté hier en fin d’après-midi. Les recherches avaient été interrompues lundi soir et n’ont pas repris hier matin, aucun espoir ne subsistant de retrouver des...