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Actualités - Conferences Et Seminaires

Industrie Papier : des opportunités de coopération italo-libanaise

Le papier est l’un des fleurons de l’industrie libanaise comme de celle de l’Italie. Toutes proportions gardées, cette similarité devrait pousser les deux pays à développer des projets communs dans ce domaine, allant au-delà des simples échanges commerciaux. Tel est le message adressé par Fadi Gemayel, président du syndicat libanais des industries de papier, lors d’un séminaire sur le secteur organisé hier par l’Institut italien pour le commerce extérieur, en partenariat avec Assocarta, l’association italienne des fabricants de papier et de carton. Avec un volume de production de 8,2 millions de tonnes en 1998 et un chiffre d’affaires de cinq milliards d’euros, cette industrie italienne est classée cinquième en Europe et neuvième mondiale. Trente pour cent de la production est exportée, alors que le marché italien consomme 40 % de papier et carton importés. Ce succès, Rome ne le doit pas particulièrement à ses forêts, souligne M. Gemayel. Les ressources forestières italiennes sont en effet limitées par rapport à celles des États-Unis, du Canada ou de l’Europe du Nord. L’industrie italienne est en fait caractérisée par la spécialisation très poussée d’une multitude de petites structures, de gestion familiale, constituées en réseaux, dit-il. «L’industrie du papier et de l’art graphique est également très active au Liban. Plus d’un millier de magazines sont imprimés au Liban pour être distribués dans tout le monde arabe (...). La coopération entre des entreprises italiennes et libanaises peut dans ces conditions s’avérer très fructueuse», a-t-il ajouté. Elle permettra à l’Italie d’explorer, à travers le Liban, les marchés arabes, en particulier l’Irak, mais aussi les marchés africains. Quant au Liban, la création de joint-venture par exemple lui fera bénéficier du savoir-faire italien dans la fabrication de certains produits spécialisés. Si la conclusion de tels accords est une entreprise de longue haleine, le Liban et l’Italie devraient chercher dans un premier temps à augmenter le volume de leurs échanges de papier et de carton, a poursuivi M. Gemayel. «Les exportations italiennes représentent 14 % des achats du Liban, mais le tableau est différent en ce qui concerne l’industrie du papier. En 1997, la part des importations de papier italien était de 4 % en volume et de 6 % en valeur». La situation est déjà en voie d’amélioration a noté Giuseppe Fedrigoni, président d’Assocarta, pour qui le Liban est sans conteste un marché important pour l’Italie. «L’Italie a exporté 4 600 tonnes de papier vers le Liban au cours des huit premiers mois de 1999, ce qui représente une augmentation de 70 % par rapport à 1998».
Le papier est l’un des fleurons de l’industrie libanaise comme de celle de l’Italie. Toutes proportions gardées, cette similarité devrait pousser les deux pays à développer des projets communs dans ce domaine, allant au-delà des simples échanges commerciaux. Tel est le message adressé par Fadi Gemayel, président du syndicat libanais des industries de papier, lors d’un séminaire sur le secteur organisé hier par l’Institut italien pour le commerce extérieur, en partenariat avec Assocarta, l’association italienne des fabricants de papier et de carton. Avec un volume de production de 8,2 millions de tonnes en 1998 et un chiffre d’affaires de cinq milliards d’euros, cette industrie italienne est classée cinquième en Europe et neuvième mondiale. Trente pour cent de la production est exportée, alors que le marché...