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Actualités - Chronologie

Tennis - Internationaux d'Australie Le sommet des huit mois intenses d'Agassi (photo)

L’Américain Andre Agassi a remporté les Internationaux d’Australie de tennis pour la deuxième fois, dimanche, à Melbourne, au sommet des huit mois intenses qu’il connaît depuis sa victoire à Roland-Garros, l’année dernière. «Il n’y a pas de miracle, il faut travailler très durement», dit-il pour justifier la forme physique stupéfiante qui lui a permis de remporter trois des quatre derniers tournois du Grand Chelem. Sur cette forme, qui a la dureté de la pierre de taille, il a construit une force mentale, dont Rod Laver disait qu’elle entrait pour 80 % dans les victoires en tennis. Dans le même temps, la volonté de Pete Sampras s’effrite. En 1995, celui-ci avait battu Jim Courier en quart de finale après avoir perdu les deux premiers sets au jeu décisif et pleuré sur le court en apprenant que son entraîneur Tim Gullikson avait une tumeur cancéreuse au cerveau. Cinq ans plus tard, il a laissé tomber sa raquette au cinquième set de sa demi-finale contre Agassi. Le tennis ne l’intéresse plus que modérément. Une fois de plus, les espoirs australiens ont été déçus. Patrick Rafter absent, la lourde charge de mettre fin à vingt-quatre ans de disette, depuis la dernière victoire du local Mark Edmondson en 1976, revenait à Mark Philippoussis (no 16) et Lleyton Hewitt. Après un départ chaotique dans les premiers tours, le premier, loin de la forme qui en avait fait le héros de la finale de la Coupe Davis 1999 contre la France, est tombé en huitième de finale, en prenant néanmoins un set à l’intraitable Agassi. Le Maroc à l’honneur Quant au second, vainqueur des tournois d’Adelaïde et de Sydney avant d’entrer en piste, il s’est éteint également en huitième de finale, après treize victoires d’affilée depuis le début de la saison. Son tombeur, le Suédois Magnus Norman (no 12), tête de série pour la première fois dans un tournoi du Grand Chelem, a raconté qu’il jouait comme Stefan Edberg dans sa jeunesse. Ayant changé de modèle, il a fini comme une pâle réplique de Mats Wilander, en demi-finale face à Kafelnikov. Deux Marocains en quarts de finale, cela ne s’était jamais vu dans un tournoi majeur. Hicham Arazi et Younès el-Aynaoui, qui n’avaient jamais obtenu des résultats à la hauteur de leur talent, n’ont pas manqué de souligner la faiblesse des structures du tennis marocain. Selon Anne-Sophie, l’épouse d’el-Aynaoui, ancienne joueuse d’excellent niveau qui vit à Rabat et a l’œil, le potentiel du pays serait énorme. Pour la quatorzième fois dans leurs longues carrières parallèles, les Espagnoles Arantxa Sanchez (no 13) et Conchita Martinez (no 10) sont parvenues en quarts de finale. La lourde défaite de la première (6-1, 6-1) à ce stade du tournoi et celle à peine moins sévère de la deuxième (6-3, 6-2), au tour suivant, face à la même Martina Hingis (no 1), ont ressemblé à un chant du cygne. Le retour de Capriati À l’image de la jeune Australienne Jelena Dokic, éliminée au premier tour par la modeste Hongroise Rita Kuti Kis, 86e mondiale, les petites prodiges du tennis ont été assez décevantes. L’Américaine Jennifer Capriati, qui en fut une au début des années 90, a en revanche définitivement refait surface à vingt-trois ans. Il ne lui aura manqué qu’un peu de discernement pour imposer un troisième set à l’Américaine Lindsay Davenport (no 2) et qui sait accéder à sa première finale d’un tournoi du Grand Chelem. Battue 6-2, 7-6 (7/4), Capriati a gagné le cœur du public australien, au fait comme tous les autres de sa douloureuse et édifiante histoire personnelle. Tel n’a pas été tout à fait le cas d’Hingis, qui prend des cours pour mieux maîtriser ses déclarations, mais n’a pu s’empêcher de dire que, si elle avait perdu le double associée à la Française Mary Pierce, la raison en était qu’elle avait mal joué. En oubliant de féliciter les gagnantes, dont l’Australienne Rennae Stubbs, qui n’a pas manqué de le lui reprocher. La Suissesse devra pourtant apprendre à perdre. Battue pour la première fois en double à Melbourne depuis 1996, elle a subi le même sort en simple contre Davenport. Toujours très en avance depuis ses débuts, il semble bien que la voici dépassée.
L’Américain Andre Agassi a remporté les Internationaux d’Australie de tennis pour la deuxième fois, dimanche, à Melbourne, au sommet des huit mois intenses qu’il connaît depuis sa victoire à Roland-Garros, l’année dernière. «Il n’y a pas de miracle, il faut travailler très durement», dit-il pour justifier la forme physique stupéfiante qui lui a permis de remporter trois des quatre derniers tournois du Grand Chelem. Sur cette forme, qui a la dureté de la pierre de taille, il a construit une force mentale, dont Rod Laver disait qu’elle entrait pour 80 % dans les victoires en tennis. Dans le même temps, la volonté de Pete Sampras s’effrite. En 1995, celui-ci avait battu Jim Courier en quart de finale après avoir perdu les deux premiers sets au jeu décisif et pleuré sur le court en apprenant que son...