En attendant (désespérément) la parution du nouveau Guide bleu, les éditions italiennes Bonechi ont publié le Livre d’or du Liban, complétant le nombre déjà assez important de livres touristiques sur le Liban d’après-guerre. En quelque 120 pages, la célèbre collection rouge et jaune, qui compte déjà plus de cent titres sur les sites les plus célèbres du monde, présente, avec force photographies et documents de bonne qualité, les 24 destinations à ne pas manquer. Le grand avantage que présente ce Livre d’or, c’est son texte : condensé, mais efficace pour qui veut connaître l’essentiel, sans se perdre dans les détails, parfois fastidieux, d’une histoire archéologique riche. En quelques lignes, la région, la ville ou le monument se fixent définitivement dans la mémoire du lecteur. À noter aussi : six petits chapitres d’ordre général qui mettent très clairement les idées en place : une «introduction» qui, en deux paragraphes, renseigne sur le climat, la géographie et l’agriculture libanaise; une page et demie d’histoire, impressionnante par sa condensation et le nombre d’informations fournies, mais son inévitable conclusion sur les années actuelles, très bon enfant, guide touristique oblige; une belle double page illustrée, avec l’essentiel à savoir sur les Phéniciens et l’alphabet qu’ils ont inventé; enfin, 3 paragraphes consacrés aux «voyages et commerces», et 3 autres aux «divinités». Les documents photographiques sont pour la plupart intéressants, avec – et c’est une bonne chose –, beaucoup de scènes de la vie de tous les jours. Certains sont confrontés avec des dessins orientalistes des XVIIIe et XIXe siècles, qui permettent de comprendre l’évolution d’une ville. Les plus belles pages sont évidemment consacrées au site de Baalbeck : de grandes photos et des gros plans sur les stèles, ciselures et reliefs particulièrement appréciés. Mais la plus grande qualité de ce guide, c’est de proposer, chose rare, une reconstitution d’époque en trois dimensions, de l’ensemble des temples. Plutôt que d’errer à l’aveuglette entre des colonnes et des frises, le site prend forme, enfin, dans l’imagination du visiteur... Une petite réserve pour le choix de l’orthographe francisée de ces «hauts lieux» touristiques : «Djouniyé» pour Jounieh, «Djehita» pour Jiita, et… «Bachchari» pour Bcharré. Mais à part cela, le touriste un peu consciencieux, mais aussi un peu pressé, trouvera son compte dans ce guide facile d’accès et qui se glisse dans une valise ou dans un grand sac (format A4).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats En attendant (désespérément) la parution du nouveau Guide bleu, les éditions italiennes Bonechi ont publié le Livre d’or du Liban, complétant le nombre déjà assez important de livres touristiques sur le Liban d’après-guerre. En quelque 120 pages, la célèbre collection rouge et jaune, qui compte déjà plus de cent titres sur les sites les plus célèbres du monde, présente, avec force photographies et documents de bonne qualité, les 24 destinations à ne pas manquer. Le grand avantage que présente ce Livre d’or, c’est son texte : condensé, mais efficace pour qui veut connaître l’essentiel, sans se perdre dans les détails, parfois fastidieux, d’une histoire archéologique riche. En quelques lignes, la région, la ville ou le monument se fixent définitivement dans la mémoire du lecteur. À noter aussi : six...