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Actualités - Chronologie

Tennis - Internationaux d'Australie Agassi gagne la première manche contre Sampras(photos)

Andre Agassi a remporté jeudi face à son rival de toujours Pete Sampras la demi-finale des Internationaux d’Australie que tout le monde du tennis attendait comme le match de ce début d’année 2000. Agassi s’est imposé en cinq manches 6-4, 3-6, 6-7, 7-6, 6-1, d’un niveau exceptionnel qui confirment qu’il est actuellement le meilleur joueur de la planète. L’Américain, vainqueur à Roland - Garros et Flushing Meadow et finaliste à Wimbledon, accède à sa quatrième finale consécutive dans un tournoi du Grand Chelem, un exploit sans précédent depuis Rod Laver en 1969. Dimanche, l’ancien mauvais garçon de Las Vegas, qui a mis beaucoup de constance dans son jeu, affrontera soit le tenant du titre russe Evgueny Kafelnikov, soit le Suèdois Magnus Norman qui disputent l’autre demi-finale vendredi. Le match de jeudi, dont les organisateurs australiens rêvaient de faire une finale, a tenu toutes ses promesses dès le premier service. Il a mis aux prises les deux joueurs les plus doués de leur génération, les deux personnages les plus médiatiques du tennis mais aussi les deux hommes qui avaient dominé l’année 1999. Agassi avait triomphé à Paris et à New York, Sampras l’avait emporté dans son jardin de Londres où il est quasiment invincible. Pendant deux heures et 47 minutes, ils ont montré au public du Melbourne Park ravi un éventail presque infini du tennis moderne. «Je suis vraiment fier d’avoir joué comme ça», a lancé Agassi, qui briguera dimanche un deuxième titre en Australie après celui de 1995. «Je suis très impatient d’être dimanche». Match de rêve De ce choc de titans, Agassi est sorti vainqueur grâce à la constance de ses retours et la solidité de son jeu en fond de court. Les 37 aces sortis de la raquette de Sampras n’ont pas suffi à le décourager, ni à le faire reculer. En fin de quatrième set, Sampras eut sans doute le match à une longueur de balle, menant 4-3 dans le jeu décisif, service à suivre. Mais comme cela se produit souvent dans ce genre de rencontre, le sort basculait en deux ou trois points. Agassi égalisait dans le tie-break, puis prenait l’avantage, puis bouclait le set (7-5) et le match (6-1) dans l’ultime manche que Sampras traversait presque sans réaction. Le Floridien gagnait sa mise en jeu une fois et la perdait deux fois et s’inclinait sur une balle, faute qui résumait toute son impuissance. «C’était vraiment un très grand match», a simplement commenté Sampras, qui va devoir patienter avant d’améliorer le record de 12 victoires en Grand Chelem qu’il partage avec Roy Emerson. «Avec Pete, vous n’avez que rarement l’occasion de l’emporter», a reconnu Agassi. «Le cinquième set s’est déroulé parfaitement, j’ai bien joué au bon moment». Mené 17-12 dans leurs confrontations, Agassi prend également une revanche anecdotique sur Sampras : il avait perdu en 1993 leur seul autre match en cinq sets en quarts de finale à Wimbledon. Dans le tournoi féminin, la hiérarchie, un temps bousculée, a été totalement rétablie dans ses droits, la finale de samedi opposant la tenante du titre et numéro un mondiale, Martina Hingis, à la numéro deux, Lindsay Davenport. Hingis, qui veut devenir la première joueuse depuis Margaret Court à gagner quatre fois d’affilée à Melbourne, n’a laissé aucune chance à l’Espagnole Conchita Martinez, exécutée 6-3, 6-2. De son côté, Davenport a stoppé la résurrection (6-2, 7-6) de son ancienne idole, Jennifer Capriati, qui disputait sa première demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem depuis 1991. Lorsqu’elle n’avait que 14 ans, Davenport considérait Capriati comme son modèle et admirait cette compatriote qui était devenue la plus jeune joueuse de l’histoire à participer aux demi-finales de Roland-Garros en 1990. «Elle a vécu tant de choses. C’est bien qu’elle soit de retour», a déclaré Davenport qui n’a guère laissé de place à la nostalgie dans son match. Comme la demi-finale de jeudi, la finale dames de samedi devrait être un match de rêve. Du moins, c’est ce qu’affirme Hingis. Déclarations Pete Sampras (É-U/n°3) battu par André Agassi (É-U/n°3) : «Je n’avais jamais passé autant d’aces dans un match. J’étais très déçu d’avoir laissé passer ma chance dans le jeu décisif du quatrième set. Dans le cinquième set, j’étais un peu déprimé, il en a profité et a fait le break tout de suite. Je suis très déçu, mais je ne pense pas que ce fut un tennis de grande qualité. J’ai bien servi, il a bien retourné et cela a fait de belles étincelles. Comme je servais bien, je ne lui ai pas mis assez la pression sur son service et il l’a tenu assez bien. Quand on joue contre Andre, il faut rester à un très haut niveau et ne pas baisser comme je l’ai fait au cinquième set». Andre Agassi (É-U/n°1) vainqueur de Pete Sampras (É-U/n°3) : «À 5/5 dans le deuxième jeu décisif, je ne voulais absolument pas avoir fait un grand match pour le perdre à la dernière seconde. Quand je l’ai breaké au début du cinquième set, je n’ai pas remarqué qu’il se décourageait. C’est un champion qui a beaucoup d’expérience et je pensais qu’il était encore capable de jouer son meilleur tennis. Je n’aurais pas été étonné du tout de le voir jouer un grand cinquième set. Les conditions n’étaient pas très bonnes et le match a été un peu inconsistant. Nous étions très concentrés tous les deux, la compétition a été très dure, mais je ne suis pas certain que la qualité y était. Il faisait froid et, quand votre adversaire passe 37 aces, vous n’avez pas beaucoup d’occasions de vous remuer, sauf le cou». Martina Hingis (vainqueur de Conchita Martinez) : «Je suis bien concentrée depuis le début du tournoi et je joue bien. J’ai toujours joué sur le central et je m’y sens chez moi. C’est mon court depuis trois ans. L’année dernière, j’ai perdu trois fois contre Lindsay (Davenport). Mais j’ai tout de même terminé la saison n°1 mondiale et je pense que je me suis améliorée depuis le mois de décembre. Nous verrons bien ce qu’il arrivera. J’ai toujours joué mon meilleur tennis en Australie. Peu m’importe que le toit du central soit fermé ou non, samedi, pour la finale. Peut-être que s’il est ouvert, les conditions seront un peu plus difficiles et cela m’avantagera un peu. Il faudra que je tente de la faire courir». Jennifer Capriati (battue par Lindsay Davenport) : «Je suis très contente de mes résultats ici. C’est un bon début de saison. J’ai fait de grands matches et joué un bon tennis. Aujourd’hui, je n’étais pas loin de remporter le deuxième set et c’est encourageant pour les tournois à venir, même si j’ai encore du travail à faire. J’ai démarré un peu lentement et, quand j’étais vraiment dans le match, il était trop tard. Elle était un peu fatiguée dans le deuxième set et a servi un peu moins d’obus. Au début, je ne savais vraiment pas quoi faire. La prochaine fois, je saurai à quoi m’attendre et je serai un peu mieux préparée. Maintenant, j’ai pleinement confiance en moi». Lindsay Davenport (vainqueur de Jennifer Capriati) : «Je suis heureuse d’avoir gagné en deux sets. À la fin, je manquais d’agressivité et je l’ai laissée contrôler le jeu. Mais je me suis accrochée alors qu’elle menait 6-5 et j’ai gagné mon service. Ce fut un match très dur. Elle tapait, elle aussi, très fort dans la balle. Je savais qu’elle était capable de jouer très bien, même après avoir gagné le premier set facilement. Ce qui m’a surprise, c’est qu’elle serve aussi bien. Sa deuxième balle était très bonne et il était difficile de l’attaquer. Le public était pour elle, mais cela ne m’a pas gênée. Si j’avais été dans les gradins, j’aurais également été pour elle. Ce qu’elle a fait est formidable».
Andre Agassi a remporté jeudi face à son rival de toujours Pete Sampras la demi-finale des Internationaux d’Australie que tout le monde du tennis attendait comme le match de ce début d’année 2000. Agassi s’est imposé en cinq manches 6-4, 3-6, 6-7, 7-6, 6-1, d’un niveau exceptionnel qui confirment qu’il est actuellement le meilleur joueur de la planète. L’Américain, vainqueur à Roland - Garros et Flushing Meadow et finaliste à Wimbledon, accède à sa quatrième finale consécutive dans un tournoi du Grand Chelem, un exploit sans précédent depuis Rod Laver en 1969. Dimanche, l’ancien mauvais garçon de Las Vegas, qui a mis beaucoup de constance dans son jeu, affrontera soit le tenant du titre russe Evgueny Kafelnikov, soit le Suèdois Magnus Norman qui disputent l’autre demi-finale vendredi. Le match de jeudi,...