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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : poursuite des offres du dollar

L’offre du dollar a continué de l’emporter sur la demande encore hier, à Beyrouth, dans un marché dépourvu d’animation et dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue non seulement à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, mais à limiter l’offre aux besoins de la demande en cette monnaie à des cours pratiquement inférieurs à ce taux indicatif. C’est ainsi que les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert tantôt entre 1 501,00 et 1 503,00 LL et tantôt entre 1 502,50 et 1 503,50 LL, mais dans des transactions très minces ne dépassant pas au total quelque six millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques, à en croire les milieux cambistes. L’euro proche de la parité avec le dollar À l’étranger, l’euro est repassé sous la parité face au billet vert hier sur les marchés des changes internationaux, atteignant son plus bas historique à 0,9988 dollar, avant de se reprendre pour finir la journée légèrement au-dessus d’un dollar. La monnaie unique européenne était tombée pour la première fois sous le niveau de la parité avec le dollar début décembre 1999, alors que la veille elle avait déjà fléchi pour s’échanger tout juste à un dollar avant de se reprendre. L’euro n’est pas donc parvenu à profiter du repli de Wall Street, qui avait clôturé en forte baisse au début de la semaine et sur un ton mitigé hier. Il n’a même pas bénéficié de la montée des pressions inflationnistes en Allemagne et en France, le marché ne croyant pas vraiment à une intervention de la Banque centrale européenne (BCE) pour soutenir sa devise. À cet égard, le marché est resté insensible hier à l’accélération de l’inflation en janvier sur un an dans cinq États régionaux en Allemagne en raison de la cherté des produits pétroliers, selon des estimations provisoires publiées hier. Il en est de même de la publication des prix à la consommation pour décembre en France, qui ont fait aussi état d’une accentuation des pressions inflationnistes en augmentant de 0,5 % par rapport à novembre et de 1,3 % sur l’année 1999, selon les chiffres définitifs de L’Insee publiés hier, au lieu de 0,4 % et de 1,2 % respectivement annoncés provisoirement auparavant. Selon les cambistes, le dollar a bénéficié de la publication hier de l’indice de confiance des consommateurs américains, établi par le Conference Board, qui a progressé de 3 points au niveau sans précédent de 144,70 points en janvier contre 141,70 points en décembre dernier. Il n’a guère été affecté par l’annonce d’une baisse de 1,4 % des reventes de logements en décembre, trouvant un certain appui dans la faiblesse du yen après les déclarations faites à ce sujet par le ministre japonais des Finances, Kiichi Miyazawa. Ce dernier a fait savoir hier que les autorités nippones interviendraient si nécessaire pour freiner l’appréciation de la monnaie japonaise. Quant à la livre sterling, elle n’a pas été soutenue, comme on s’attendait, par les chiffres sur l’inflation en Grande-Bretagne qui ont progressé de 0,4 % le mois dernier et de 1,8 % en glissement annuel. Enfin, le marché, qui attendait dans la soirée une déclaration du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, est resté sur sa faim, le discours devant la commission du Budget au Sénat ayant été annulé en raison d’une tempête de neige à Washington. C’est dans ce contexte donc que le dollar s’est finalement négocié à New York, sur un ton pratiquement soutenu comme suit : – 1,0030 pour un euro contre 1,0070, la veille – 1,6470 pour un sterling contre 1,6530 – 1,9500 DM contre 1,9420 – 6,5405 FF contre 6,5140 – 1,6075 FS contre 1,6000 – 1 930,50 lires contre 1 922,80 – 105,90 yens contre 105,55. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la hausse de la Byblos Bank À la Bourse de Beyrouth, toujours désertée par les investisseurs, la tendance a été légèrement soutenue hier par la hausse des actions “C” de la Byblos Bank, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,07 % à 77,45 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui s’est adjugé 0,11 % à 176,80 points. Ce mouvement s’est déroulé, comme tous les jours, dans un volume d’affaires très restreint avec 39 737 actions négociées d’une valeur globale de 164 293 dollars. Irrégularité de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street semblait embarquée sur des montagnes russes hier, tiraillée entre les achats d’investisseurs alléchés par le niveau jugé «bon marché» de nombreuses actions après la dégringolade de lundi, et les inquiétudes liées aux craintes de relèvement des taux directeurs américains la semaine prochaine dans une proportion dépassant les anticipations des analystes qui tablent sur une hausse d’un quart de point en pourcentage des taux servis sur les fonds fédéraux. Les mouvements d’achats sporadiques ont été également encouragés par la publication de résultats trimestriels de sociétés meilleurs que prévu, notamment par Disney, Texas Instruments, Chevron, Merrill Lynch et American Express qui ont permis à l’indice Dow Jones des industrielles de limiter ses pertes. Des facteurs techniques ont aussi influencé la tendance des marchés américains après le report de l’intervention du président de la Fed, alors que la publication de l’indice de confiance des consommateurs américains et de celle des reventes de logements semblaient passer inaperçues. Cela étant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a irrégulièrement oscillé hier entre un plus haut à 11 079,01 points et un plus bas à 10 883,45 points, avant d’afficher en préclôture 10 986,76 points, en baisse de 21,41 points sur la veille. Les Bourses européennes en net repli La crainte de l’inflation et de ses répercussions sur les taux d’intérêt ont fait baisser les marchés d’actions européens mardi, les investisseurs étant de plus en plus inquiets d’un resserrement du coût du crédit de part et d’autre de l’Atlantique. Les opérateurs s’attendent à un relèvement d’au moins 25 points de base des taux d’intérêt à court terme américains lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine les 1er et 2 février. La Banque centrale européenne (BCE), qui se réunit tous les 15 jours, pourrait emboîter le pas à la Fed rapidement, compte tenu de la nette hausse de l’infaltion apparue en Allemagne au mois de janvier. Les prix à la consommation ont progressé de 1,7 % outre-Rhin en glissement annuel, portant ainsi l’inflation à son plus haut niveau depuis deux ans. À Paris, l’indice Cac 40 a terminé en baisse de 1,64 %, tandis qu’à Francfort, le Dax se repliait de 1,77 % et qu’à Londres, le FTSE 100 cédait 1,66 %. Amsterdam a reculé de 0,85 %, Madrid de 0,84 %, Zurich de 2,43 %, Milan de 2 %, Bruxelles de 2,31 % et Helsinki de 1,18 %. Les indices multipays reflétaient l’orientation générale : l’Eurotop 300, paneuropéen, a régressé de 1,76 %, tandis que l’Euro Stoxx 50, centré sur la zone euro, rendait 1,38 %. Les bancaires ont été particulièrement affectées par le repli de la cote. À Francfort, Hypovereinsbank a affiché le plus fort repli de la séance, avec une baisse de 6,45 %, tandis qu’à Londres, TSB cédait 4,48 %, Barclays 4,11 %, NatWest 2,36 % et HSBC 1,74 %. Les cycliques n’étaient pas en reste avec une chute de près de 9 % du groupe de matériaux de construction Hanson, de 6,56 % du sidérurgiste Corus et de 3,98 % de Rio Tinto Plc. À la distribution, Pinault-Printemps-La Redoute a chuté de 9,26 % après la publication d’un chiffre d’affaires 1999 jugé légèrement décevant par certains analystes. Il est également fait état des inquiétudes concernant les poursuites de l’État de Californie dans le cadre du rachat d’Executive Life. À Londres, Marks & Spencer a abandonné plus de 2 % tandis qu’à Paris, Casino cédait plus de 1,6 % et qu’à Francfort, Metro reculait de 4,3 %. Moulinex a reculé de 9,13 %. Le fabricant de petit électroménager va lancer une augmentation de capital de 800 millions à un milliard de francs pour financer son dernier plan de restructuration. Dans cet océan de baisses, quelques valeurs ont réussi à surnager. Vivendi a progressé de plus de 4 %, certaines informations laissant entendre que le groupe français diversifié dans la téléphonie aurait suspendu ses discussions avec l’allemand Mannesmann et serait «de plus en plus sensible» aux offres des britanniques Vodafone et de BT. Faiblesse de la Bourse de Tokyo La Bourse de Tokyo a reculé de 0,8 % mardi, les investisseurs cédant leurs titres dans la haute technologie, après le plongeon du Nasdaq américain la veille, ont indiqué les courtiers. L’indice Nikkei a abandonné 161,18 points pour finir à 18 895,53. L’indice élargi Topix a cédé 15,39 points à 1 632,57. Quelque 571 millions d’actions ont été échangées contre 624,2 millions lundi. «Les valeurs de haute technologie ont baissé, reflétant les fortes chutes des actions à New York, notamment sur le marché du Nasdaq», a déclaré Kazue Mayuzumi, analyse chez Nikko Securities. Le Dow Jones a clôturé lundi en baisse de 2,16 % et l’indice Nasdaq, qui rassemble beaucoup de valeurs de la haute technologie, a perdu 3,29 %. «Il y a eu un mouvement d’achat au creux de la vague, en milieu de journée», a indiqué M. Mayuzumi. Ce mouvement a été porté notamment par l’espoir que les fonds d’investissement qui doivent être mis en place cette semaine vont renflouer le marché, a indiqué M. Mayuzumi. Mais les actions «ne sont pas parvenues à remonter complètement, en raison de craintes d’une nouvelle chute de New York», a-t-il ajouté. «Comme il n’y a pas vraiment d’informations nouvelles pour le moment sur le marché intérieur, il est inévitable que la Bourse suive la tendance de la séance» à Wall Street, selon un courtier d’une maison de courtage japonaise. Les valeurs de la sidérurgie ont subi des prises de bénéfices, après leurs récents gains suite à des anticipations sur l’annonce de bons résultats.
L’offre du dollar a continué de l’emporter sur la demande encore hier, à Beyrouth, dans un marché dépourvu d’animation et dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue non seulement à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, mais à limiter l’offre aux besoins de la demande en cette monnaie à des cours pratiquement inférieurs à ce taux indicatif. C’est ainsi que les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert tantôt entre 1 501,00 et 1 503,00 LL et tantôt entre 1 502,50 et 1 503,50 LL, mais dans des transactions très minces ne dépassant pas au total quelque six millions de dollars, entièrement...