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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : l'intérêt pour la livre reste entier

Le marché des changes de Beyrouth a manifesté à la veille du week-end un regain d’intérêt pour la livre en provenance de capitaux non résidents, vraisemblablement à des fins de placements en bons du Trésor libanais, la semaine prochaine. Ce phénomène s’est traduit par un surcroît d’offres du dollar le ramenant tout près du bas de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue en l’état, de lundi à vendredi, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Le billet vert, qui a dû en effet clôturer selon la BDL au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, s’est finalement négocié sur le marché interbancaire entre 1 502,00 et 1 504,00 LL contre 1 506,00/1 508,00 LL à la fin de la semaine dernière, en baisse de 0,27 % en moyen d’une huitaine à l’autre, soit le même taux d’appréciation de la livre pendant la même période. Plus tôt dans la semaine, le dollar s’était négocié tantôt à la hausse entre 1 508,00 et 1 510,00 LL, mercredi, et tantôt à la baisse entre 1 505,00 et 1 507,00 LL, lundi et mardi, et ce au gré de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande en cette monnaie, dans un marché généralement équilibré de lui-même tous les jours. Ce phénomène s’est accompagné le plus souvent d’une certaine animation avec des volumes d’affaires relativement étoffés qui auraient atteint sur la semaine quelque cinquante millions de dollars entièrement échangés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit de la place sans aucune intervention de la BDL L’euro à la traîne, le sterling en vedette À l’étranger, la monnaie unique européenne est restée généralement faible cette semaine, ne profitant guère de la bonne santé économique de la zone euro, alors que la livre sterling a accumulé les records face aux autres grandes monnaies. Toute la semaine, la devise britannique n’a cessé de gagner les faveurs des investisseurs contre un euro décevant alors que le dollar et le yen évoluaient dans des marges étroites dans l’attente de la réunion du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) au niveau des ministres des Finances et des gouverneurs de Banques centrales aujourd’hui à Tokyo. Après un premier record à la baisse face au sterling, l’euro a poursuivi sa dégringolade tout au long de la semaine jusqu’à atteindre hier le seuil plancher de 0,6090, au plus bas depuis sa création en janvier 1999. L’euro avait, rappelle-t-on, terminé la semaine précédente à près de 0,62 sterling. La livre a largement bénéficié de la vigueur de l’économie britannique, confirmée la veille avec la publication des derniers chiffres officiels sur l’emploi au Royaume-Uni. Au mois de décembre, le nombre de demandeurs d’emplois a de nouveau diminué de 21 900 à 1 164 000, soit 4 % de la population active, au plus bas depuis janvier 1980. Les salaires en Grande-Bretagne ont continué à progresser fortement, les analystes étant désormais convaincus que la Banque d’Angleterre remontera son taux directeur une nouvelle fois le mois prochain. Elle pourrait, selon eux, aller jusqu’à un demi-point en pourcentage de hausse. Quant à l’euro, il a manqué de soutien. L’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne a de nouveau progressé à 99,60 points le mois dernier, signe de reprise de l’activité dans la première économie européenne, mais le marché attendait mieux (100,70 points) et a sanctionné l’euro qui est resté obstinément proche de la parité avec le dollar. Cela d’autant que la Banque centrale européenne (BCE) venait de décider jeudi le maintien de son principal taux directeur à 3,00 % alors qu’on s’attendait à un resserrement monétaire devant les signes inflationnistes en rapport avec la forte hausse des prix pétroliers et l’accélération de l’activité dans la zone euro. De son côté, la devise japonaise n’a pas flanché à l’approche de la réunion du groupe des Sept aujourd’hui à Tokyo malgré les rumeurs d’une éventuelle intervention des autorités nippones pour faire baisser sa monnaie jugée trop élevée. Les pronostics divergent sur ce que le groupe des Sept pourrait tenter de faire pour influencer les parités. Certains analystes évoquaient la possibilité d’un accord par lequel les États-Unis accepteraient de soutenir l’euro en échange de la coopération des Européens pour affaiblir le yen. À cet égard, le ministre japonais des Finances, Kiichi Miyazawa, s’est dit confiant hier de pouvoir obtenir le soutien de ses homologues pour affirmer une préoccupation commune face à l’appréciation de 20 % du yen depuis l’été dernier, comme ils l’avaient fait fin septembre lors de la précédente réunion du groupe des Sept à Washington. Dans son ensemble, le marché n’a pas beaucoup réagi cette semaine à la publication d’un déficit commercial record aux États-Unis à 244,9 milliards de dollars jusqu’à novembre dernier, soit 45 % de plus que sur l’ensemble de l’année 1998. Les investisseurs ont été, en revanche, cette semaine beaucoup plus sensibles aux variations de l’indice Dow Jones des industrielles à Wall Street, mais la baisse de celui-ci est resté hier suffisamment contenue pour ne pas peser trop lourdement sur le dollar qui s’est négocié à New York sur un ton ferme face à l’euro et les monnaies qui lui sont attachées, comme suit : – 1,0090 pour un euro contre 1,0145, vendredi dernier – 1,6495 pour un sterling contre 1,6345 – 1,9385 DM contre 1,9280 – 6,5010 FF contre 6,4660 – 1,5955 FS contre 1,5910 – 1 919,00 lires contre 1 908,60 – 104,80 yens contre 105,70. Bourse de Beyrouth : marché haussier et actif Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est ressaisie cette semaine grâce à la montée des actions C de la Byblos Bank et de la Banque européenne pour le Moyen-Orient (Bemo) ainsi que des actions au porteur et nominatives des Ciments blancs, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,47 point à 77,40 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui s’est adjugé 0,61 point à 176,60 points. Ce mouvement s’est produit cette semaine dans des volumes d’affaires étoffés par d’importantes transactions auxquelles ont fait objet les titres des Ciments blancs et des banques Byblos et Bemo, soit au total 825 496 actions d’une valeur de 2 023 968 dollars contre 67 299 actions d’une valeur de 371 855 dollars la semaine dernière. Une semaine noire pour les grandes Bourses Sur les places boursières internationales, Wall Street, toujours sensible aux craintes inflationnistes, s’est montrée très prudente cette semaine, notamment avec une économie américaine qui a prouvé encore une fois sa santé insolente. Cette attitude n’est pas étrangère après la forte remontée des cours du pétrole, alors qu’il est pratiquement acquis que les pays producteurs réunis au sein de l’Opep, vont reconduire les niveaux de production actuels. Le baril de brut de qualité américaine, qui a frôlé les 30 dollars pour le contrat de février et les 29 dollars pour le contrat de mars, a donné le vertige comparé aux 10 dollars le baril il y a à peine plus d’un an. Toute menace sur l’inflation se répercute non seulement sur le marché obligataire mais aussi sur le marché des grandes valeurs classiques à l’égard desquelles les investisseurs ont préféré rester à l’écart, privilégiant sur elles les valeurs de la haute technologie et de l’Internet. Bien que ce scénario du renchérissement des cours du brut ait bénéficié cette semaine aux compagnies pétrolières dans l’exploitation et la distribution, il a lourdement pesé sur les compagnies d’aviation et celles consommant le plus d’énergie dans la mesure que le gonflement de leurs coûts d’exploitation ne manquera pas de se répercuter sur leurs bénéfices. Pourtant, les valeurs des sociétés fabriquant et développant des piles à combustibles ont grimpé en flèche cette semaine, les investisseurs réalisant soudainement l’énorme potentiel de cette technologie, alors que les démonstrations des applications de ces piles dans la vie courante se multiplient pour chauffer les maisons, alimenter les appareils électriques et propulser voitures et camions. Abstraction faite de ces considérations, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a abandonné cette semaine 3,94 % à 11 261,57 points hier en préclôture contre 11 722,98 points à la fin de la semaine dernière. Les Bourses européennes, entraînées par Wall Street, ont également fait un bond en arrière cette semaine, d’autant que les investisseurs ont été déçus par plusieurs fusions, dont celle de Glaxo-Wellcome et SmithKline-Beecham. Certes, tous les marchés des valeurs ont été gagnés par le doute en raison d’une nouvelle poussée des taux d’intérêt à long terme qui reflétait les craintes d’une résurgence significative de l’inflation. C’est dans ce contexte que l’indice Footsie de la Bourse de Londres a abandonné cette semaine 4,68 % à 6 346,30 points contre 6 658,20 points à la fin de la semaine dernière, de même que l’indice Extra Dax de la Bourse de Francfort qui a perdu 2,52 % à 6 992,75 points contre 7 173,22 points et l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris qui a cédé 1,83 % à 5 681,32 points contre 5 787,44 points. Quant à l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo, il a été le moins affecté par les turbulences des autres places boursières, perdant finalement 0,41 % à 18 878,09 points contre 18 956,55 points pendant la même période.
Le marché des changes de Beyrouth a manifesté à la veille du week-end un regain d’intérêt pour la livre en provenance de capitaux non résidents, vraisemblablement à des fins de placements en bons du Trésor libanais, la semaine prochaine. Ce phénomène s’est traduit par un surcroît d’offres du dollar le ramenant tout près du bas de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue en l’état, de lundi à vendredi, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Le billet vert, qui a dû en effet clôturer selon la BDL au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, s’est finalement négocié sur le marché interbancaire entre 1 502,00 et 1 504,00 LL contre 1 506,00/1 508,00 LL à la fin de la semaine dernière, en baisse de 0,27 % en moyen d’une...