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Actualités - Chronologie

Tennis - Internationaux d'Australie Sampras passe, Grosjean s'efface, Escudé trace (photo)

Pete Sampras a senti le souffle de la défaite hier au troisième tour des Internationaux de tennis d’Australie, marqué en outre par la qualification facile du Français Nicolas Escudé. Sur un court qu’il juge plus rapide que le gazon de Wimbledon, l’Américain a dû remonter un handicap de deux manches pour se défaire du Zimbabwéen Wayne Black, issu pourtant des qualifications. Il s’impose au final sur le score de 6-7, 3-6, 6-3, 7-5, 6-3 au terme d’un match de deux heures et 48 minutes et reste en lice pour décrocher un treizième sacre en Grand Chelem sans précédent dans l’histoire du tennis. «C’est dur de dire ce qui va se passer, mais je suis toujours en course», respirait Sampras après le match, avant de revenir sur sa difficile victoire : «Je me suis accroché et mon service m’a un peu sauvé. Il a joué intelligemment (...) et m’a fait beaucoup courir». «Aujourd’hui, j’ai eu un peu de chance et je m’en suis sorti», a poursuivi l’ancien numéro un mondial, qui affrontera au prochain tour le Tchèque Slava Dosedel. Pour l’Australien Mark Philippoussis et le Britannique Tim Henman, deux grands serveurs particulièrement à leur aise sur la surface ultrarapide du Melbourne Park, les choses ont été beaucoup plus simples. Philippoussis, tête de série n° 16, a infligé 18 aces et n’a pas laissé une seule balle de break à son compatriote Andrew Ilie, cloué au fond du court par des premières balles fusant jusqu’à 221 km/h (record absolu à Melbourne). Gros outsider du tournoi, Philippoussis, qui a pris une nouvelle dimension après avoir contribué au succès de l’Australie dans la dernière Coupe Davis, s’est qualifié pour les huitièmes de finale en 95 minutes sur le score de 6-4, 7-6, 6-1. Il affrontera au prochain tour l’Américain Andre Agassi, tête de série numéro un du tournoi, qui a disposé de l’espoir argentin Mariano Zabaleta en trois manches 6-4, 6-4, 6-2. Face au Français Sébastien Grosjean, Tim Henman a probablement produit un de ses plus beaux matches à l’Australian Open pour se qualifier lui aussi pour les huitièmes de finale. Le Britannique, tête de série numéro onze, avait éliminé un autre Français, Jérôme Golmard, au premier tour au prix de quatre sets dont trois tie-breaks. Vendredi, il s’est envolé dans les deux premiers sets face à un Grosjean sous la pression de ses enchaînement service-volée puis a su rétablir une situation délicate dans la quatrième manche, effaçant avec l’aide de la pluie le break réussi par le Français et brisant ainsi les perspectives d’un aléatoire cinquième set. Son prochain adversaire, l’Américain Chris Woodruff, s’est qualifié aux dépens de l’Australien Richard Fromberg. «Malgré la défaite, j’ai le sentiment d’avoir réalisé un bon match. Henmann est très à l’aise sur les surfaces rapides et il a fait de très bons services, notamment dans les moments importants comme dans le dernier tie-break», a souligné Grosjean, qui a joué sous les yeux de Guy Forget, le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, et espère être retenu pour le match face au Brésil. C’est aussi certainement l’espoir de Nicolas Escudé, qui a confirmé face au Suédois Andreas Vincinguerra que l’Australie lui réussissait bien. Demi-finaliste surprise en 1998, Escudé a disposé sans coup férir de son adversaire en trois sets secs 6-4, 6-4, 6-3. Il sera opposé au Marocain Hicham Arazi pour une place en quart de finale. Halard dans l’inconnu Dans le tableau féminin, les Françaises Mary Pierce et Julie Halard-Decugis ont franchi l’écueil du troisième tour, tout comme la Russe Anna Kournikova, la revenante américaine Jennifer Capriati et la Suissesse Patty Schnyder, tombeuse d’Amélie Mauresmo. Pour Julie Halard, tête de série n° 9, qui était opposée à la Russe Elena Dementieva, les tours se suivent et se ressemblent. «C’est la troisième joueuse que je rencontre ici que je ne connais pas, c’est vrai que j’ai eu du mal à rentrer dans la partie», expliquait-elle après coup. Déroutée par les coups de son adversaire, gênée par les interruptions dues à la pluie, Julie Halard s’est finalement imposée en trois manches 3-6, 6-4, 6-2. «Elle a baissé de niveau et j’ai pu progressivement imposer mon jeu avec un troisième set très bon. Sur cette surface il faut vraiment avancer et entrer dans la balle très fort. À la fin, j’étais devant elle physiquement», expliquait-elle. «C’est la troisième fois de suite que j’atteins un huitième de finale du Grand Chelem, et cela me satisfait énormément», poursuivait Halard, d’autant qu’elle affrontera pour une place en quart de finale l’Allemande Jana Kandarr, issue des qualifications. Mary Pierce n’a pas eu de mal à entrer dans son match. Victorieuse en Australie en 1995, finaliste il y a trois ans, la Française s’est imposée 6-2, 6-4 aux dépens de la Néerlandaise Miriam Oremans. «Ça s’est bien passé, j’ai seulement fait quelques fautes au deuxième set, mais je suis contente car je me sens de mieux en mieux et j’améliore surtout mon jeu au fil des matches», a-t-elle commenté, ajoutant se sentir aussi bien que lors de sa victoire en 1995.
Pete Sampras a senti le souffle de la défaite hier au troisième tour des Internationaux de tennis d’Australie, marqué en outre par la qualification facile du Français Nicolas Escudé. Sur un court qu’il juge plus rapide que le gazon de Wimbledon, l’Américain a dû remonter un handicap de deux manches pour se défaire du Zimbabwéen Wayne Black, issu pourtant des qualifications. Il s’impose au final sur le score de 6-7, 3-6, 6-3, 7-5, 6-3 au terme d’un match de deux heures et 48 minutes et reste en lice pour décrocher un treizième sacre en Grand Chelem sans précédent dans l’histoire du tennis. «C’est dur de dire ce qui va se passer, mais je suis toujours en course», respirait Sampras après le match, avant de revenir sur sa difficile victoire : «Je me suis accroché et mon service m’a un peu sauvé. Il a joué...