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Actualités - Chronologie

Tennis - Internationaux d'Australie Patty Schnyder sans pitié pour Amélie Mauresmo(photos)

La Suissesse Patty Schnyder a été sans pitié pour la Française Amélie Mauresmo, tête de série N.7 et finaliste l’an dernier, qu’elle a battue 6-4, 6-4 au deuxième tour des Internationaux d’Australie, mercredi, à Melbourne. La Patty Schnyder de ce match-là, tombée au 29e rang mondial à la fin de l’année dernière, n’avait plus rien à voir avec la gauchère empruntée que Mauresmo avait battue trois fois sur trois l’année dernière. Elle avait retrouvé son étonnante patte, ses services placés, son jeu varié, sa défense intraitable et ses cassures de rythme déroutantes. Mauresmo, qui venait de remporter le tournoi de Sydney samedi en battant sa compatriote Mary Pierce, cinquième joueuse mondiale, la Suissesse Martina Hingis, n°1, et l’Américaine Lindsay Davenport, n°2, eut bien six balles de break qui lui auraient permis de mener 3-1 dans le premier set. Mais elle étala ensuite toute la panoplie des erreurs possibles pour totaliser 48 fautes directes, contre 25 à Schnyder. La Suissesse, attaquante de fond de court en pleine ascension en 1998 avec pour meilleur classement une place de 11e, sort tout juste d’un profond marasme spirituel, sentimental et familial. «J’ai fait de nombreuses bêtises l’an dernier (...) J’ai perdu confiance en moi et dans mon jeu», a confié Schnyder, qui a coupé les ponts en mai avec son très controversé entraîneur allemand, Rainer Harnecker, souvent qualifié de «gourou». Elle est depuis parvenue à remonter la pente. Avec cette victoire qui lui a procuré beaucoup de plaisir, Schnyder a démontré que la surface des courts, tant décriée pour sa rapidité, pouvait convenir à n’importe quel joueur et pas seulement aux serveurs monstrueux. Le Français Nicolas Escudé en a apporté une preuve supplémentaire en éliminant le Néerlandais Richard Krajicek (n°9), 2-6, 6-3, 6-1, 6-3. Capriati de retour Vainqueur de l’Américain Jim Courier au tour précédent, Escudé ploya dans le premier set sous une avalanche de six aces et autant de services gagnants. Puis il redressa la tête, se mit à lire les trajectoires qui tombaient. Et le géant néerlandais, qui déclara avoir été handicapé par une douleur à un genou dès le deuxième set, en fut tout décontenancé. La journée fut pénible pour les bruyantes cohortes de supporteurs néerlandais tout d’orange vêtus, puisque Sjeng Schalken fut promptement éliminé par l’Américain Andre Agassi (n°1) 7-5, 6-0, 6-3. Plus tard dans la soirée, Raemon Sluiter, qui sortait des qualifications, a dû subir les foudres, 6-1, 2-6, 7-6 (7/4), 6-1, d’un Mark Philippoussis (n°16) partiellement retrouvé. L’Australien a totalisé 27 aces, mais fait 21 fautes directes et passé seulement 35 % de premières balles dans le deuxième set. L’Américaine Jennifer Capriati semble enfin retrouvée. Martina Hingis avait pu s’en aviser à Hong Kong lors d’une exhibition. La Belge Dominique Van Roost (n°14) en a fait les frais au cours d’un match très tendu, qu’elle a perdu 6-1, 4-6, 8-6, en estimant avoir joué l’un des meilleurs tennis de sa carrière. Pleurant de tristesse, elle ne s’en consolait pas. De son côté, l’Espagnol Fernando Vincente pouvait exulter après avoir éliminé l’Américain Todd Martin (n°8), 6-4, 2-6, 3-6, 6-3, 7-5, fatigué par son premier tour également en cinq sets contre le Zimbabwéen Byron Black. «Je n’ai pas beaucoup d’expérience sur surface dure et je me suis surpris moi-même», s’est presque excusé Vincente. Le tableau ne comprenant pas moins de dix-huit Américaines, celles-ci pouvaient difficilement s’éviter. Lindsay Davenport (n°2) a ainsi découvert Marissa Irvin, une jeune compatriote de dix-neuf ans, qui lui a donné quelques soucis avant de s’incliner 6-4, 7-5. Déclarations • Dominique Van Roost (battue par Jennifer Capriati) : «Ce fut un match très dur que j’aurais pu gagner. Je suis contente de mon jeu. Mais je suis triste d’avoir perdu, car j’ai probablement joué mon meilleur tennis. C’était la première fois que je la rencontrais. Elle a servi un peu mieux que je ne l’ai fait et je me suis montrée plus agressive sur la fin, alors qu’elle s’est parfois relâchée. Je n’avais pas eu un très bon tirage». • Patty Schnyder (vainqueur d’Amélie Mauresmo) : «Je suis tout simplement heureuse. Je me sentais bien sur le court et pour moi c’est une grande victoire. Je me suis concentrée sur mon jeu, sans penser qu’elle avait gagné à Sydney quelques jours plus tôt. Je travaille maintenant plus dur, comme une vraie professionnelle, et je suis contente des résultats que cela produit. J’avais fait de nombreuses erreurs l’année dernière. Beaucoup de choses sont arrivées en même temps, et c’était vraiment trop. Mauresmo était un peu nerveuse aujourd’hui, mais c’est tout de même réellement une bonne victoire». • Lindsay Davenport (vainqueur de Melissa Irvin) : «Elle sortait des qualifications et je ne l’avais jamais vue jouer. Elle a très bien joué, a été très consistante et m’a causé pas mal d’ennuis. Elle n’a que dix-neuf ans et je pense qu’elle sera vraiment bonne à l’avenir». • Amélie Mauresmo (battue par Patty Schnyder) : «Je suis évidemment déçue. C’était un jour où rien n’allait. J’étais en baisse un peu dans tous les compartiments du jeu : mes déplacements, mon coup droit, mon revers. Je ne me sentais pas très bien. J’aurais probablement mieux fait de rester au lit. Elle a fait tout ce qu’il fallait pour me battre et a commis beaucoup moins de fautes que moi. Je ne suis pas sûre que la rapidité du court me convenait, comme elle peut convenir à des frappeuses comme Pierce, Davenport ou les Williams. Et c’étai nouveau pour moi de faire partie des favorites d’un tournoi du Grand Chelem. Il faudra que je m’habitue. Après ma victoire à Sydney samedi, la tension était retombée». • Sébastien Grosjean (vainqueur de Michael Hill) : «J’ai assez bien joué aujourd’hui contre un type que je ne connaissais pas et qui jouait très bien au début. Après, mon jeu s’est mis en place et lui, il était un peu fatigué. Au prochain tour, contre Tim Henman, cela va être très dur. Je l’ai rencontré une fois à Wimbledon, où il m’a battu en quatre sets. Je n’ai pas parlé de ce match avec Jérôme Golmard, qui a bien résisté à Henman au premier tour. Mais je vais le faire avec mon entraîneur».
La Suissesse Patty Schnyder a été sans pitié pour la Française Amélie Mauresmo, tête de série N.7 et finaliste l’an dernier, qu’elle a battue 6-4, 6-4 au deuxième tour des Internationaux d’Australie, mercredi, à Melbourne. La Patty Schnyder de ce match-là, tombée au 29e rang mondial à la fin de l’année dernière, n’avait plus rien à voir avec la gauchère empruntée que Mauresmo avait battue trois fois sur trois l’année dernière. Elle avait retrouvé son étonnante patte, ses services placés, son jeu varié, sa défense intraitable et ses cassures de rythme déroutantes. Mauresmo, qui venait de remporter le tournoi de Sydney samedi en battant sa compatriote Mary Pierce, cinquième joueuse mondiale, la Suissesse Martina Hingis, n°1, et l’Américaine Lindsay Davenport, n°2, eut bien six balles de break...