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Actualités - Chronologie

L'effet d'une bombe à Santiago (photo)

L’annonce du gouvernement britannique a fait l’effet d’une bombe à Santiago, à quatre jours du second tour de l’élection présidentielle. Partisans et adversaires de l’ancien dictateur, ayant dirigé le Chili d’une main de fer entre 1973 et 1990, l’ont accueillie par des cris de joie ou d’indignation, alors que les autorités chiliennes exprimaient dans un communiqué lu par le chef de la diplomatie leur satisfaction devant cette décision conforme à leurs vœux. Le gouvernement a indiqué qu’il était dans l’attente d’une décision finale de Londres et a estimé que les autorités britanniques avaient agi «avec sérieux» en annonçant la possible libération du général Pinochet. «Le gouvernement du Chili reconnaît le sérieux avec lequel le gouvernement britannique a agi sur ce thème délicat et attend une décision finale à partir du délai indiqué» par Londres, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Juan Gabriel Valdés, à l’issue d’une réunion du président Eduardo Frei avec les principaux membres de son gouvernement. «Le gouvernement du Chili constate que les raisons médicales qui avaient été exposées au gouvernement de Grande-Bretagne, le 14 octobre 1999, ont été confirmées par le groupe de spécialistes convoqués par le ministre Straw», a souligné le communiqué du gouvernement chilien. Le leader socialiste Ricardo Lagos, candidat de la Concertation démocratique au pouvoir au second tour de la présidentielle, a pour sa part déclaré que le général Pinochet devait être jugé au Chili s’il était effectivement libéré par la Grande-Bretagne. «Maintenant, face à un homme malade comme le dit le rapport médical, laissons faire la justice au Chili», a-t-il déclaré, ajoutant que «pour atteindre la paix, il faut qu’il y ait vérité et justice». Cinquante-cinq plaintes ont été déposées devant la justice chilienne contre l’ex-dictateur, au pouvoir de 1973 à 1990, par des familles de victimes de la répression militaire. Le sénateur socialiste Ricardo Nunez a pour sa part exprimé le souhait de voir Pinochet «se retirer définitivement de la vie politique» et de «cesser d’être un facteur gênant pour la transition démocratique chilienne» en cas de libération et de rapatriement dans son pays. L’Association des proches des prisonniers politiques exécutés sous le régime militaire s’est pour sa part déclarée «indignée» de la décision britannique. Elle a fait part d’«un sentiment d’indignation, de grande impuissance devant l’éventualité de voir Pinochet revenir au Chili et qu’il ne soit pas jugé pour des raisons humanitaires présentées par le gouvernement». Les partisans de l’ex-dictateur, qui étaient particulièrement inquiets de la décision, le 8 octobre dernier, de la justice britannique d’autoriser l’extradition vers l’Espagne de Pinochet, ont quant à eux clamé leur satisfaction. Nombre d’entre eux se sont rassemblés dans la soirée au siège de la Fondation Augusto Pinochet pour fêter l’événement. «Je suis heureuse. C’est le meilleur cadeau du millénaire», a déclaré une fidèle de Pinochet à la télévision chilienne. «Nous l’attendons. Ici c’est sa maison», a lancé une autre femme accourue à la fondation, située à l’est de Santiago. Le général à la retraite Rafael Villarroel, fervent défenseur de Pinochet, et l’un de ses porte-parole, a été l’un des premiers à réagir en qualifiant la décision britannique de «très positive pour le pays».
L’annonce du gouvernement britannique a fait l’effet d’une bombe à Santiago, à quatre jours du second tour de l’élection présidentielle. Partisans et adversaires de l’ancien dictateur, ayant dirigé le Chili d’une main de fer entre 1973 et 1990, l’ont accueillie par des cris de joie ou d’indignation, alors que les autorités chiliennes exprimaient dans un communiqué lu par le chef de la diplomatie leur satisfaction devant cette décision conforme à leurs vœux. Le gouvernement a indiqué qu’il était dans l’attente d’une décision finale de Londres et a estimé que les autorités britanniques avaient agi «avec sérieux» en annonçant la possible libération du général Pinochet. «Le gouvernement du Chili reconnaît le sérieux avec lequel le gouvernement britannique a agi sur ce thème délicat et attend...