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Actualités - Chronologie

Les réfugiés tchétchènes fêtent la fin du Ramadan et espèrent la paix

Des milliers de musulmans tchétchènes réfugiés dans le camp de Spoutnik, en Ingouchie (Caucase), ont fêté la fin du mois de jeûne du ramadan dans le calme et l’espoir de la paix. Seule une poignée de ces réfugiés, contraints à vivre entassés dans des tentes mal équipées contre le froid et souvent réduits à un état de pauvreté extrême, ont pu observer la coutume du sacrifice d’un mouton. «Notre foi nous permet de rester en vie», a raconté Lom Ali Khataev, 38 ans, qui vit dans une tente avec 25 membres de sa famille. Beaucoup de réfugiés aiment venir y prier même si le camp est doté d’une mosquée installée elle aussi sous une tente. Lom Ali, ingénieur commercial reconverti dans la fabrication de meubles après la précédente guerre en Tchétchénie (1994-1996), a fui Ourous-Martan (sud-ouest de Grozny) il y a trois mois, lorsque l’armée russe a commencé à bombarder les centres urbains. Désormais sans ressources, c’est sur l’aide des autres qu’il doit compter. Pour célébrer la fin du Ramadan, Lom Ali et sa famille, à l’instar de tous les réfugiés du camp de Spoutnik, ont reçu des vivres offerts par le président d’Ingouchie, Ruslan Aushev. Poulet au riz, gâteau de riz aux raisins, pain, lait condensé, sucre, thé, citron ou barres de chocolat viennent agrémenter un quotidien habituellement bien misérable. La petite république fédérale d’Ingouchie, qui ne compte que 340 000 habitants, accueille près de 190 000 Tchétchènes ayant fui les combats. «Nous voulons être de bons voisins avec la Russie», assure Lom Ali avant d’ajouter d’une voix calme et déterminée : «La Tchétchénie a toujours été indépendante». «Nous espérons que la guerre va s’achever, nous pourrons ainsi rentrer chez nous et nos enfants ne souffrirons plus», commente de son côté Lisa, la femme de Lom Ali.
Des milliers de musulmans tchétchènes réfugiés dans le camp de Spoutnik, en Ingouchie (Caucase), ont fêté la fin du mois de jeûne du ramadan dans le calme et l’espoir de la paix. Seule une poignée de ces réfugiés, contraints à vivre entassés dans des tentes mal équipées contre le froid et souvent réduits à un état de pauvreté extrême, ont pu observer la coutume du sacrifice d’un mouton. «Notre foi nous permet de rester en vie», a raconté Lom Ali Khataev, 38 ans, qui vit dans une tente avec 25 membres de sa famille. Beaucoup de réfugiés aiment venir y prier même si le camp est doté d’une mosquée installée elle aussi sous une tente. Lom Ali, ingénieur commercial reconverti dans la fabrication de meubles après la précédente guerre en Tchétchénie (1994-1996), a fui Ourous-Martan (sud-ouest de Grozny)...