Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Etats-Unis L'économie américaine finit 1999 sur les chapeaux de roues

L’économie américaine a fini 1999 sur les chapeaux de roues, comme en témoigne la forte augmentation des créations nettes d’emplois en décembre et un chômage au plus bas depuis près de trente ans, à 4,1 % contre 4,3 % au début 99 et ce, sans surchauffe. «L’expansion a été très soutenue au 4e trimestre avec un rythme annuel d’environ 5 % sans accélération apparente de l’inflation», a relevé Gail Fosler, principale économiste du Conference Board, un institut de conjoncture privé de New York. Le département du Travail a annoncé un taux de chômage inchangé pour le dernier mois de l’année dernière et 315 000 créations nettes d’emplois, un chiffre nettement supérieur aux attentes des analystes qui tablaient généralement sur seulement 230 000. Le salaire horaire moyen, un indicateur d’inflation par les coûts très suivi, a augmenté de 0,4 % en décembre après une hausse de 0,3 % en novembre. Sur le trimestre, la progression atteint 3,7 % en rythme annuel comparativement à 3,4 % en 1998 et 3,6 % en 1997. Mais, a souligné Jerry Jasinowski, président du groupement national des entreprises manufacturières, cette hausse salariale a été quasiment absorbée par les gains de productivité qui ont atteint environ 3,6 % en moyenne au cours des quatre dernières années. Pour Gail Fosler, une analyse détaillée des chiffres indique l’absence au 4e trimestre d’inflation par les coûts (salariaux) dans le secteur manufacturier et dans certains services financiers clef. L’expansion très soutenue du quatrième trimestre devrait commencer à se ralentir légèrement d’ici peu. «Mais l’économie devrait néanmoins rester forte», a-t-elle ajouté. Il s’agira, pour cette économiste, «d’une pause, d’une sorte de réajustement du rythme très fort de la croissance, mais non pas d’un changement fondamental de direction». Pour l’ensemble de l’an 2000, elle prévoit en moyenne 3,7 % de croissance dont 4 % au 1er trimestre, 0,6 % au 2e, 5,3 % au 3e et 5 % pour les trois derniers mois de l’année. Si les conjoncturistes attendent un ralentissement, ils s’accordent aussi à prévoir un nouveau resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine dès la prochaine réunion de son comité monétaire début février. La Fed relèvera alors probablement son principal taux directeur d’un quart de point et une autre fois au printemps, selon John Lonski, principal économiste de Moody’s, la firme de notation financière de Wall Street. «La Fed fera sans doute preuve de modération» dans ses tours de vis au loyer de l’argent, a-t-il estimé. Pour la Fed, explique-t-il, «il s’agit avant tout d’agir de façon préventive et à doses homéopathiques contre toute résurgence future de l’inflation pour éviter des traitements de choc quand le mal est déjà là».
L’économie américaine a fini 1999 sur les chapeaux de roues, comme en témoigne la forte augmentation des créations nettes d’emplois en décembre et un chômage au plus bas depuis près de trente ans, à 4,1 % contre 4,3 % au début 99 et ce, sans surchauffe. «L’expansion a été très soutenue au 4e trimestre avec un rythme annuel d’environ 5 % sans accélération apparente de l’inflation», a relevé Gail Fosler, principale économiste du Conference Board, un institut de conjoncture privé de New York. Le département du Travail a annoncé un taux de chômage inchangé pour le dernier mois de l’année dernière et 315 000 créations nettes d’emplois, un chiffre nettement supérieur aux attentes des analystes qui tablaient généralement sur seulement 230 000. Le salaire horaire moyen, un indicateur d’inflation par...