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Actualités - Chronologie

Bethléem Eltsine achève en Terre Sainte son dernier voyage de chef d'Etat

L’ex-président russe Boris Eltsine a assisté hier matin à la messe de Noël à Bethléem, étape ultime d’un séjour de 48 heures en Terre sainte, son dernier voyage politique et le pèlerinage souvent émouvant d’un vieil homme affaibli par la maladie. Exactement une semaine après sa démission spectaculaire de ses fonctions de chef d’État, Boris Eltsine a assisté avec son épouse à une grand-messe pour la Noël orthodoxe, dans la célèbre basilique de la Nativité, à Bethléem, aux côtés du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat et de son épouse Souha. Les présidents Constantinos Stephanopoulos de Grèce, Edouard Chevardnadze de Géorgie, Alexandre Loukachenko du Belarus, Petru Lucinschi de Moldavie, Emil Constantinescu de Roumanie et Leonid Koutchma d’Ukraine — six pays dont la population est majoritairement orthodoxe — étaient également invités. Souriant et apparemment détendu malgré un emploi du temps chargé, M. Eltsine, un ancien dirigeant communiste, était arrivé vers 10h00 heures dans la petite ville palestinienne située à 10 km au sud de Jérusalem, saluant chaleureusement la foule massée aux abords de la basilique. Aussitôt après l’office, servi notamment par le patriarche russe Alexis II de toutes les Russies, que Boris Eltsine est venu embrasser chaudement, l’ex-président est reparti pour Moscou. Il y est arrivé dans l’après-midi. Même si pour de nombreux Moscovites le premier périple en Terre sainte de leur ancien président a relevé surtout d’une démarche personnelle — certains ajoutant que c’était «pour se faire pardonner ses péchés» —, Boris Eltsine a été reçu pendant deux jours avec son ancien rang de chef d’État, tant par le président israélien Weizman que par son vieil ami Yasser Arafat. Il était arrivé à la tête d’une importante délégation, le gouvernement russe étant représenté par le ministre des Affaires étrangères Igor Ivanov. L’invitation à fêter à Bethléem les 2000 ans de christianisme, lancée il y a quelques mois par M. Arafat à l’ensemble des chrétiens, aura été ainsi honorée : d’abord le 25 décembre par plusieurs dirigeants de pays catholiques, puis jeudi et hier par Boris Eltsine et six chefs d’État de pays orthodoxes. Durant son séjour en Israël, Boris Eltsine a réaffirmé la permanence de la politique russe, notamment sur la Tchétchénie, affirmant avec sa superbe habituelle que la guerre serait finie d’ici à «un mois» ou «deux mois» et affirmant à propos des terroristes que Moscou recherche dans la république du Caucase : «Nous les trouverons». Au patriarcat de Jérusalem, il a reçu l’ordre du Saint-Sépulcre, de même que les six chefs d’État des pays orthodoxes. Dans un discours très politique lors de son déjeuner avec le président Ezer Weizman, l’ancien dirigeant soviétique a souligné que la Russie était devenue «libre» et «démocratique» et que l’antisémitisme y avait disparu. À deux mois et demi de l’élection présidentielle en Russie, il a également profité de l’occasion pour lancer sur la scène internationale son dauphin pressenti, Vladimir Poutine, chef de l’État par intérim, en assurant aux dirigeants palestiniens que ce dernier avait été choisi parce qu’il «soutient l’État palestinien». L’URSS, puis la Russie, ont toujours été considérées par les Palestiniens comme de fidèles alliés. Mais en dehors des aspects politiques et religieux, le voyage de Boris Eltsine, 68 ans, opéré en 1996 d’un quintuple pontage coronarien, a souvent revêtu des aspects émouvants. En rencontrant Yasser Arafat jeudi, qui semblait également très fatigué, Boris Eltsine n’a pas pu retenir ses larmes, selon plusieurs témoins.
L’ex-président russe Boris Eltsine a assisté hier matin à la messe de Noël à Bethléem, étape ultime d’un séjour de 48 heures en Terre sainte, son dernier voyage politique et le pèlerinage souvent émouvant d’un vieil homme affaibli par la maladie. Exactement une semaine après sa démission spectaculaire de ses fonctions de chef d’État, Boris Eltsine a assisté avec son épouse à une grand-messe pour la Noël orthodoxe, dans la célèbre basilique de la Nativité, à Bethléem, aux côtés du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat et de son épouse Souha. Les présidents Constantinos Stephanopoulos de Grèce, Edouard Chevardnadze de Géorgie, Alexandre Loukachenko du Belarus, Petru Lucinschi de Moldavie, Emil Constantinescu de Roumanie et Leonid Koutchma d’Ukraine — six pays dont la population est...