Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Après le champagne, les vainqueurs préparent le redressement économique

Quelques heures seulement après l’annonce de son triomphe aux législatives, l’opposition se concentrait hier sur les «100 premiers jours» du futur gouvernement, dont l’un des axes prioritaires sera le redressement économique. Encore un peu surpris par l’ampleur de leur victoire sur le HDZ de Tudjman, qui n’avait jamais perdu d’élections depuis 1990, les dirigeants de l’opposition multipliaient hier les consultations internes. «Évidemment, nous ne savons pas encore quelle situation nous allons trouver durant les 100 premiers jours du nouveau gouvernement. Il va falloir avant tout se concentrer sur les mesures à prendre pour assainir la mauvaise situation économique», a déclaré un membre du Parti socio-libéral croate (HSLS), Goran Granic. Le principal artisan de la lourde défaite du HDZ est une coalition hétéroclite réunissant les communistes réformés du Parti social-démocrate (SDP) et le HSLS. Cette coalition a remporté les meilleurs scores lors des législatives, selon les résultats encore partiels. L’alliance de l’opposition compte également quatre autres plus petites formations : Parti libéral (LS), Parti des paysans croates (HSS), Parti populaire croate (HSP) et Parti démocratique d’Istrie (IDS). «Je crois qu’il va vraiment falloir travailler vite, cela signifie qu’il va falloir faire rapidement l’inventaire de la situation, réduire les dépenses de l’État et assurer la relance de l’emploi», a ajouté M. Granic, frère de Mate Granic, l’actuel chef de la diplomatie et membre du HDZ. Les dirigeants de l’opposition ont promis le redressement économique, alors que le chiffre officiel du chômage vient de dépasser les 20 %, et que selon les syndicats croates quatre Croates sur dix vivent avec moins de quatre dollars par jour. L’ensemble de leurs dirigeants n’ont pas caché que la transition du système politique dominé par un seul parti, le HDZ, à un système pluraliste serait douloureuse, conscients du lourd héritage politique et économique laissé par le HDZ et le président Franjo Tudjman, décédé le 10 décembre. L’opposition, soutenue ouvertement par les Européens et Washington, n’a cessé durant des années d’accuser le HDZ et son régime de s’être rendus coupables de privatisations frauduleuses, d’avoir été responsables de la faillite de plusieurs banques dans un pays dont l’économie avait été durement touchée lors de la guerre serbo-croate (1991-95). La situation économique avait encore été aggravée par 1,2 milliard de dollars de pertes indirectes infligées lors des raids de l’Otan en Yougoslavie voisine. L’opposition avait également accusé le HDZ de ne pas avoir tenu compte du désarroi de la jeunesse, forcée selon elle à tenter sa chance à l’étranger pour pouvoir trouver un emploi, et d’avoir sacrifié les retraités, amputant leurs pensions pour financer les forces croates de Bosnie (HVO). Le journal indépendant croate Novi List écrivait hier que la priorité du nouveau gouvernement serait l’adoption d’un paquet de mesures comportant des mesures d’austérité. «Dès la formation du nouveau gouvernement, ce dernier devra définir une politique radicalement nouvelle de développement, de solidarité, et une nouvelle éthique politique et dans les affaires», écrit le journal. Sur son chemin vers l’intégration dans les structures européennes, selon Novi List, le «gouvernement devra rehausser les critères de droit, développer ses potentiels à long terme pour élargir ses assises afin que la Croatie puisse garder sa spécificité dans une économie globalisée occidentale».
Quelques heures seulement après l’annonce de son triomphe aux législatives, l’opposition se concentrait hier sur les «100 premiers jours» du futur gouvernement, dont l’un des axes prioritaires sera le redressement économique. Encore un peu surpris par l’ampleur de leur victoire sur le HDZ de Tudjman, qui n’avait jamais perdu d’élections depuis 1990, les dirigeants de l’opposition multipliaient hier les consultations internes. «Évidemment, nous ne savons pas encore quelle situation nous allons trouver durant les 100 premiers jours du nouveau gouvernement. Il va falloir avant tout se concentrer sur les mesures à prendre pour assainir la mauvaise situation économique», a déclaré un membre du Parti socio-libéral croate (HSLS), Goran Granic. Le principal artisan de la lourde défaite du HDZ est une coalition...