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Actualités - Chronologie

Droits de l’homme : passe d’armes entre Israéliens et Palestiniens à Genève

L’accord intervenu hier au sommet de Charm el-Cheikh entre Palestiniens et Israéliens n’a pas atténué les passes d’armes entre eux lors de la session spéciale de la Commission des droits de l’homme à Genève consacrée à ces questions. Diplomates israéliens et palestiniens se sont mutuellement rejeté la responsabilité des troubles. Cette session spéciale de la Commission de l’Onu, qui a débuté hier, avait été demandée par les pays arabes et musulmans avec comme objectif de soutenir la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour déterminer les responsabilités de cette nouvelle flambée de violence. Dès son ouverture, l’ambassadeur de Palestine à l’Onu, Nabil Ramlawi, a accusé Israël de se livrer à «un massacre permanent» en Palestine, de commettre des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité, et de pratiquer une politique de nettoyage ethnique. Autant de crimes dont les responsables doivent être jugés, a-t-il dit. Tout aussi virulent, l’ambassadeur d’Israël Yaakov Levy a accusé Yasser Arafat qui, «en déclenchant une telle vague de violence sous les prétextes les plus futiles, a pris la responsabilité de plonger toute la région dans une période d’instabilité avec des conséquences imprévisibles». L’ambassadeur de Tunisie, Hatem Ben Salem, au nom des pays arabes et musulmans, a exigé «la mise en place d’une commission d’enquête sur la responsabilité des crimes contre les Palestiniens commis par Israël et sur les moyens de les prévenir», de même qu’une «visite urgente» dans les Territoires de Mary Robinson, haut-commissaire aux droits de l’homme. À Charm el-Cheikh, le Premier ministre israélien Ehud Barak a accepté la constitution d’une commission, rebaptisée «mission d’information», en échange de la fin des violences et d’une relance du processus de paix. Les membres de cette mission doivent être notamment désignés par le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, qui vient de passer plus d’une semaine dans la région. Avant même que le résultat de Charm el-Cheikh ne soit connu, Mme Robinson avait suggéré à la session spéciale qu’une «composante droits de l’homme» soit intégrée dans l’éventuelle mission d’information envisagée, ou qu’un simple appui soit apporté aux décisions du sommet. Depuis, les diplomates s’affairaient à Genève pour trouver les points de convergence possibles afin de dégager un consensus au sein de la Commission des droits de l’homme. «En l’état actuel, les propositions du groupe des pays arabes et musulmans sont inacceptables», selon un diplomate occidental. Outre une commission internationale d’enquête, ce groupe demande une condamnation de la visite le 28 septembre dernier du leader de la droite israélienne, Ariel Sharon, sur l’Esplanade des mosquées à Jérusalem. Cette session extraordinaire, devant se terminer aujourd’hui, est la cinquième dans l’histoire de la Commission des droits de l’homme qui se réunit régulièrement une fois par an pendant six semaines à partir de mars. Les deux premières ont concerné la Yougoslavie en 1992, une troisième le Rwanda en 1994, et une quatrième le Timor-Oriental en 1999. La Commission des droits de l’homme ne dispose d’aucun pouvoir coercitif et ne prononce, s’il y a lieu, que des condamnations morales.
L’accord intervenu hier au sommet de Charm el-Cheikh entre Palestiniens et Israéliens n’a pas atténué les passes d’armes entre eux lors de la session spéciale de la Commission des droits de l’homme à Genève consacrée à ces questions. Diplomates israéliens et palestiniens se sont mutuellement rejeté la responsabilité des troubles. Cette session spéciale de la Commission de l’Onu, qui a débuté hier, avait été demandée par les pays arabes et musulmans avec comme objectif de soutenir la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour déterminer les responsabilités de cette nouvelle flambée de violence. Dès son ouverture, l’ambassadeur de Palestine à l’Onu, Nabil Ramlawi, a accusé Israël de se livrer à «un massacre permanent» en Palestine, de commettre des crimes de génocide, des...