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Actualités - Communiques Et Declarations

Vie politique Sfeir : La réconciliation nationale n’a pas eu lieu

 «Malgré tout ce qu’on dit, la réconciliation nationale n’a pas encore eu lieu, et cela nous peine». C’est ce qu’a affirmé hier le patriarche maronite Nasrallah Sfeir devant une délégation de l’université de Notre-Dame de Louayzé. Il a abordé à cette occasion la situation des jeunes qui, selon lui, se heurtent aujourd’hui à deux problèmes majeurs : la pénurie d’emplois et le manque de libertés. «Mon cœur saigne quand je vois autant de jeunes obtenir des diplômes universitaires supérieurs, chercher en vain un emploi dans le pays pour émigrer en fin de compte sous d’autres cieux, rares étant ceux qui songent à retourner au Liban (...). Le pays se vide ainsi de ses fils et c’est là un grand danger», a-t-il ajouté. Quant à la réconciliation nationale, le cardinal Sfeir estime qu’elle ne peut avoir lieu à l’ombre des arrestations arbitraires dont sont victimes certains Libanais. Il a cité dans ce cadre le cas d’une femme venue se plaindre chez lui que son conjoint était pourchassé «de Zahlé à Becharré, jusqu’au Kaa, sans pouvoir obtenir d’explications sur les motifs de cette poursuite». Et Mgr Sfeir d’ajouter : «On dit ainsi que telle personne est recherchée par les services de renseignements. Si cette personne ne se livre pas aux SR, ces derniers la prennent en chasse, la capturent, l’emprisonnent et l’humilient». «C’est un comportement inacceptable qui n’encourage pas du tout les jeunes à rester au Liban», a-t-il déclaré avant de conclure en souhaitant que les responsables entreprennent l’édification de l’État de droit. Par ailleurs, l’ancien député Rocheid el-Khazen, reçu à Bkerké, s’est déchaîné contre l’inaction de l’armée libanaise, déclarant à ce sujet : «Nous avons une armée de 70 000 hommes sans compter les autres services de l’institution. Nous réclamons l’armée au Sud, mais notre appel reste sans écho (...). Le rôle de cette armée bâtie avec l’argent des veuves, des femmes et des personnes âgées est-il donc de s’en prendre à nous ? La troupe est destinée à protéger nos frontières et non à s’attaquer à nous», a-t-il déclaré à l’intention de ceux qui «veulent utiliser l’armée contre nous». Selon lui, en effet, dans de telles conditions, l’institution militaire finira par se diviser. 
 «Malgré tout ce qu’on dit, la réconciliation nationale n’a pas encore eu lieu, et cela nous peine». C’est ce qu’a affirmé hier le patriarche maronite Nasrallah Sfeir devant une délégation de l’université de Notre-Dame de Louayzé. Il a abordé à cette occasion la situation des jeunes qui, selon lui, se heurtent aujourd’hui à deux problèmes majeurs : la pénurie d’emplois et le manque de libertés. «Mon cœur saigne quand je vois autant de jeunes obtenir des diplômes universitaires supérieurs, chercher en vain un emploi dans le pays pour émigrer en fin de compte sous d’autres cieux, rares étant ceux qui songent à retourner au Liban (...). Le pays se vide ainsi de ses fils et c’est là un grand danger», a-t-il ajouté. Quant à la réconciliation nationale, le cardinal Sfeir estime qu’elle ne peut...