Six policiers israéliens suspendus pour avoir battu un suspect palestinien
le 28 octobre 2000 à 00h00
Six policiers israéliens accusés d’avoir maltraité des Palestiniens qui auraient participé au lynchage de deux soldats israéliens à Ramallah, en Cisjordanie, le 12 octobre, ont été suspendus de leurs fonctions, a affirmé vendredi la radio militaire israélienne. L’un des Palestiniens arrêtés par un commando israélien quelques jours après le lynchage a porté plainte pour mauvais traitements par l’intermédiaire de son avocat, a indiqué la radio militaire. Le dossier, confié au service du ministère de la Justice chargé d’enquêter sur la police, a établi que des policiers avaient effectivement battu les détenus palestiniens, dont le nombre n’a pas été précisé, selon la même source. On ne disposait d’aucun commentaire officiel, mais le ministre de la Justice, Yossi Beilin, a implicitement confirmé l’information en affirmant à la radio qu’«en aucun cas les Israéliens ne devaient ressembler à ceux qui ont commis ce lynchage». «Nous ne devons pas être des tortionnaires, mais agir en êtres humains», a-t-il dit. L’un des suspects palestiniens, qui avait été photographié, les mains rouges du sang des deux soldats, à la fenêtre du poste de police de Ramallah où le lynchage a eu lieu, fait partie des suspects détenus. Il a avoué s’être acharné sur le corps d’un soldat qui a été ensuite jeté par la fenêtre, a ajouté la radio. Selon des responsables militaires, huit Palestiniens, tous des civils, soupçonnés d’avoir pris part à ce lynchage, avaient été capturés dans la région de Ramallah lors d’une opération conjointe menée par des unités spéciales de l’armée et le service de sécurité intérieure (Shin Beth). Aucun détail n’avait été donné sur les circonstances exactes de ces arrestations. L’armée a, pour la première fois, confirmé officiellement jeudi soir l’une de ces arrestations, mais refusait de confirmer les autres. Le chef d’état-major israélien, le général Shaoul Mofaz, a, pour sa part, affirmé qu’Israël ne se contenterait pas des Palestiniens actuellement détenus. «L’armée israélienne mettra la main sur tous ceux qui ont participé à ce lynchage, même si cela doit prendre des mois, voire des années», a-t-il déclaré à la radio.
Six policiers israéliens accusés d’avoir maltraité des Palestiniens qui auraient participé au lynchage de deux soldats israéliens à Ramallah, en Cisjordanie, le 12 octobre, ont été suspendus de leurs fonctions, a affirmé vendredi la radio militaire israélienne. L’un des Palestiniens arrêtés par un commando israélien quelques jours après le lynchage a porté plainte pour mauvais traitements par l’intermédiaire de son avocat, a indiqué la radio militaire. Le dossier, confié au service du ministère de la Justice chargé d’enquêter sur la police, a établi que des policiers avaient effectivement battu les détenus palestiniens, dont le nombre n’a pas été précisé, selon la même source. On ne disposait d’aucun commentaire officiel, mais le ministre de la Justice, Yossi Beilin, a implicitement confirmé...
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