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Actualités - Chronologie

L’intifada prive Israël de la manne touristique du jubilé de l’an 2000

La révolte palestinienne a provoqué une forte chute du tourisme en Israël compromettant très sérieusement le miracle touristique attendu en cette année de jubilé. «Ce dernier trimestre de l’année aurait dû être le meilleur trimestre de l’industrie touristique dans l’histoire d’Israël» en raison de la venue de pèlerins du monde entier pour célébrer la naissance de Jésus, estimait hier le directeur de l’Association des tour-opérateurs en Israël, Ami Edgar. Mais pour le mois d’octobre, le nombre de touristes est inférieur de 30 à 50 % par rapport aux prévisions, indique une porte-parole du ministère du Tourisme, Nitsan Ilan. «La situation est inquiétante», estime-t-elle. «Les touristes ont commencé à annuler leur voyage ou à le repousser dès qu’ils ont vu les images de violence à la télévision», explique Mme Ilan. La psychose à l’étranger est telle que la Fédération européenne de basket-ball a annulé un match de Coupe d’Europe que le Real Madrid devait disputer cette semaine à Jérusalem. Israël pensait accueillir cette année 3,2 millions de touristes. Selon les estimations, ce chiffre devrait être seulement de 2,55 millions, soit à peine plus qu’en 1999. Déjà, le ministère du Tourisme s’attend à un manque à gagner d’un demi-milliard de dollars d’ici à la fin de l’année. Les pèlerins se désistent, car les villes palestiniennes de Bethléem, lieu de naissance du Christ selon la tradition chrétienne, et de Jéricho, au programme de tous les tour-opérateurs, sont devenues trop dangereuses. Dans ce pays où les revenus de l’industrie touristique sont étroitement liés à la situation politique et sécuritaire, la déception est d’autant plus cruelle que le contexte était favorable depuis deux ans. «Nous avions connu une baisse drastique du nombre de touristes en 1996 et 1997 à la suite d’une vague d’attentats à Jérusalem et à Tel-Aviv, mais depuis deux ans tout était calme et le processus de paix progressait», explique la porte-parole du ministère. Mais tout a basculé en quelques jours. Mi-octobre, la compagnie française Air France a annulé un de ses deux vols quotidiens sur Tel-Aviv et ne parvient même pas à remplir le vol restant, a indiqué le directeur d’Air France en Israël, Jean-Paul Rolin. La compagnie israélienne El Al envisage d’en faire autant, après une baisse de 10 % du nombre de ses passagers, a indiqué le porte-parole d’El Al à Tel-Aviv, Nachman Kleiman. Déjà, les hôtels ont commencé à licencier une partie de leur personnel, principalement saisonnier. Le taux d’occupation du luxueux hôtel Hilton de Jérusalem est ainsi tombé à 35 %, alors que l’établissement devrait être bondé en cette période de l’année. «Nous avons réduit le nombre d’heures de travail de chaque employé, certains ont pris leurs vacances et nous avons également licencié des travailleurs saisonniers», indique l’attachée de presse de l’hôtel, Irit Gazit. À Jérusalem, les ruelles généralement grouillantes de monde sont vides, y compris près du Saint-Sépulcre, où se trouve la tombe présumée de Jésus, et les marchands palestiniens ne cherchent même plus à haranguer les rares touristes qui passent devant leurs échoppes. «D’habitude, je me fais 500 dollars par jour, maintenant c’est à peine 20», se lamente Louay Moubaïed, vendeur de souvenirs. «Je peux tenir encore deux ou trois mois, mais pas plus», ajoute-t-il. Le ministère du Tourisme prépare une grande campagne de publicité pour essayer de limiter les dégâts, mais «nous attendons, car nous ne voulons pas envoyer un message trop optimiste tant que la situation ne s’est pas stabilisée», explique Mme Ilan.
La révolte palestinienne a provoqué une forte chute du tourisme en Israël compromettant très sérieusement le miracle touristique attendu en cette année de jubilé. «Ce dernier trimestre de l’année aurait dû être le meilleur trimestre de l’industrie touristique dans l’histoire d’Israël» en raison de la venue de pèlerins du monde entier pour célébrer la naissance de Jésus, estimait hier le directeur de l’Association des tour-opérateurs en Israël, Ami Edgar. Mais pour le mois d’octobre, le nombre de touristes est inférieur de 30 à 50 % par rapport aux prévisions, indique une porte-parole du ministère du Tourisme, Nitsan Ilan. «La situation est inquiétante», estime-t-elle. «Les touristes ont commencé à annuler leur voyage ou à le repousser dès qu’ils ont vu les images de violence à la...