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Actualités - Chronologie

Bush-Cheney, « l’équipe de rêve » de l’industrie du pétrole

Le candidat républicain à la Maison-Blanche George W. Bush et son colistier Dick Cheney apparaissent clairement comme «l’équipe de rêve» (dream-team) de la toute-puissante industrie du pétrole. Les deux anciens cadres de ce secteur très dynamique de l’économie américaine devraient en effet se montrer particulièrement attentifs à ses exigences. Le candidat Bush n’a d’ailleurs jamais caché ses réelles intentions dans ce domaine, saisissant à maintes reprises l’occasion fournie par l’actuelle crise du pétrole pour les exprimer. «Nous devons comprendre qu’être dépendants du pétrole brut étranger met notre nation en danger», a récemment affirmé le gouverneur du Texas en commentant la hausse des prix de l’énergie. «J’appliquerai une politique énergétique qui encouragera les producteurs à développer des ressources d’énergie américaines et à explorer les rivages de la Louisiane et du Texas», a-t-il promis. Les démocrates ne s’y sont pas trompés. «Si vous voulez que l’industrie du pétrole dirige ce pays, c’est l’équipe qu’il vous faut», affirment régulièrement leurs publicités électorales. Le parti d’Al Gore prend également soin de dépeindre l’industrie pétrolière comme la représentante d’un ordre industriel dépassé, face à celui créé par la haute technologie et les nouveaux modes de communication. C’est à la pointe des gratte-ciel de Dallas que se concentrent les intérêts de la Big Oil qui ont métamorphosé cette région en centre financier de premier plan, depuis l’implantation en 1930 de la East Texas Oil Field. À la Graduate School of Management de l’Université de Dallas, cette appréciation est bien vivace, à en juger par la recrudescence d’étudiants inscrits aux différents stages d’initiation aux «règles fondamentales de l’industrie du pétrole et du gaz». L’un de ces jeunes loups, Rudy Rendall, 23 ans, confie qu’il souhaite se familiariser avec cette branche de l’industrie afin, dit-il, de créer sa «propre société» dans les deux prochaines années. «Je l’espère, avec l’aide du président Bush», ajoute-t-il malicieusement, «le gouverneur Bush a toujours tout fait pour aider les producteurs indépendants et ceux qui travaillent pour eux sur le terrain». «C’est une pratique qui caractérise l’administration» du gouverneur du Texas, confirme Tom Smith, membre de Public Citizen, une association de défense des consommateurs. Selon Martin Fleming, un porte-parole des producteurs de pétrole texans indépendants, les petits exploitants ont bénéficié de l’aide du gouverneur Bush, mais ce sont les gros producteurs qui en ont le plus profité. Si les liens de Bush avec le pétrole sont incontestables – il détiendrait toujours des parts de BP Amoco, selon la presse américaine – sa carrière dans ce domaine est peu brillante. Introduit dans ce milieu par son père, l’ancien président des États-Unis, «W» a frôlé la banqueroute à la tête d’une petite société, Spectrum 7, montée à Midland, à l’ouest du Texas. Les pertes sèches de sa société se sont élevées à 1,6 million de dollars en 1985, alourdies d’un demi-million de dollars supplémentaires l’année suivante, à la suite de la chute des cours du baril de 25 à 9 dollars. Son colistier, Dick Cheney, ancien secrétaire à la Défense pendant la guerre du Golfe, peut quant à lui se targuer d’une plus belle réussite, à propos de laquelle il préfère se montrer discret. Ancien PDG de la société de services pétroliers Halliburton, il a bâti sa fortune avant 1995 sur l’exploitation de l’«or noir». Il a également tissé des liens étroits avec les États arabes producteurs de pétrole, notamment le Koweït, lors de la constitution de la coalition contre le président irakien Saddam Hussein.
Le candidat républicain à la Maison-Blanche George W. Bush et son colistier Dick Cheney apparaissent clairement comme «l’équipe de rêve» (dream-team) de la toute-puissante industrie du pétrole. Les deux anciens cadres de ce secteur très dynamique de l’économie américaine devraient en effet se montrer particulièrement attentifs à ses exigences. Le candidat Bush n’a d’ailleurs jamais caché ses réelles intentions dans ce domaine, saisissant à maintes reprises l’occasion fournie par l’actuelle crise du pétrole pour les exprimer. «Nous devons comprendre qu’être dépendants du pétrole brut étranger met notre nation en danger», a récemment affirmé le gouverneur du Texas en commentant la hausse des prix de l’énergie. «J’appliquerai une politique énergétique qui encouragera les producteurs à...