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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : retour au calme et à l’équilibre

Le marché libanais des changes s’est montré plus ou moins rassuré hier, au lendemain de la désignation de M. Rafic Hariri pour la formation d’un nouveau gouvernement qui est destiné à faire sortir le pays du marasme économique dans lequel il est plongé depuis quelques années. Ce sentiment s’est traduit par une nette contraction de la demande du dollar et par une propension à l’offre de cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL) et même au-dessous du haut de sa fourchette d’intervention, maintenue en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL. Cela étant, le billet vert devait clôturer, comme depuis le 9 septembre 1999, au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant que les établissements de crédit le négociaient, contrairement aux jours précédents, dans une marge étroite comprise entre 1 513,25 et 1 513,75 LL, avec un point d’ancrage à 1 513,50 LL, durant toute la journée à en croire les cambistes. Mais, compte tenu de la contraction de la demande, le volume d’affaires a sensiblement décru hier, pour ne pas dépasser au total quelque sept millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place dans un marché équilibré de lui-même, selon ces mêmes milieux. L’euro bloqué sous le seuil de 0,84 dollar en attendant le G 20 À l’étranger, l’euro est resté bloqué sous le seuil de 0,84 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs n’osant pas le pousser plus bas avant la fin de la réunion du groupe des vingt (G 20) qui a débuté hier à Montréal et se termine aujourd’hui. Les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) et ceux de la Russie et des douze pays à économies émergentes se réunissent à Montréal actuellement pour discuter des défis de la mondialisation dans le cadre d’une réunion du G 20. Les opérateurs doutent toujours que les États-Unis s’engagent dans une nouvelle intervention pour soutenir l’euro à deux semaines des élections présidentielles américaines. «L’attitude des États-Unis montre qu’il est improbable d’avoir une intervention», fait-on remarquer dans les milieux cambistes européens, craignant une nouvelle chute de l’euro au cas où il n’y avait aucune mention à ce sujet dans le communiqué final du G 20. Le secrétaire américain au Trésor, Lawrence Summers, a d’ailleurs estimé hier que l’intervention concertée sur les marchés des changes est un outil de politique monétaire qui doit être utilisé avec prudence. «L’intervention est un outil comme beaucoup d’autres dans un contexte de politique monétaire et cet outil, dont nous pensons qu’il peut apporter une contribution, est à l’évidence à utiliser avec prudence», a-t-il déclaré. Et d’ajouter que l’intervention concertée des banques centrales pour rééquilibrer les taux de change a été décidée le 22 septembre à partir d’un ensemble compliqué de facteurs qu’il n’a pas précisés pour des «raisons techniques» . De plus, M. Summers a réaffimé qu’un dollar fort était dans l’intérêt des États-Unis, en soulignant que ce sont les fondamentaux économiques qui font la valeur d’une monnaie, laissant toutefois entendre que la situation des marchés des changes serait probablement évoquée, «au moins à titre informel», en marge de la réunion de Montréal. Quant au sterling, il a été peu influencé hier par les propos du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Eddie George, qui a estimé que l’euro était substantiellement sous-évalué par rapport aux grandes données économiques à moyen terme et que, par conséquent, le sterling était surévalué par rapport à l’euro. Cela étant, le dollar s’est montré hésitant à la hausse face à l’euro hier, se négociant à New York, sur un ton généralement indécis, comme suit : – 0,8370 pour un euro contre 0,8360, la veille – 1,4505 pour un sterling contre 1,4540 – 2,3370 DM contre 2,3395 – 7,8370 FF contre 7,8465 – 1,7955 FS contre 1,7975 – 2 313,35 lires contre 2 316,15 – 107,95 yens contre 108,20. Bourse de Beyrouth : baisse de Solidere A À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie hier de la baisse des actions A de Solidere dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,50 % à 65,61 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu invariablement à 141,11 points. Ce mouvement s’est produit hier dans un marché mince avec seulement 31.209 actions négociées d’une valeur globale de 245 319 dollars. Irrégularité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés boursiers américains ont été moins unanimes à la hausse malgré une nouvelle succession de bons résultats de sociétés et l’impact du rachat de Honeywell par General Electric. L’optimisme marqué des investisseurs après l’ouverture n’a pas perduré à la suite de l’apparition d’un courant de ventes bénéficiaires. À cet égard, les professionnels ont fait remarquer que le vaste plan de restructuration lancé hier pour Xerox n’a pas convaincu les boursiers. Le groupe d’imagerie a dévoilé toute une série de mesures de restructuration et de cessions d’actifs qui doit permettre de réduire les coûts de la société d’un milliard de dollars en 2001 et de lever 2 à 4 milliards de dollars de capitaux. De ce fait, le secteur de la haute technologie ne tardait pas à éprouver le besoin de souffler, affectant au passage la Bourse électronique Nasdaq et réduisant les gains de Wall Street qui a été soutenue par les bons résultats des pétrolières, de la pharmacie et la grande consommation. Pourtant, les financières, qui s’efforçaient de respirer, sont restées au centre de certaines inquiétudes en raison de créances douteuses supposées auprès de compagnies de télécoms pas très solvables. Il en est de même du fabricant de pneumatiques Goodyear qui a enregistré une perte nette au troisième trimestre en raison de la faiblesse de l’euro, de la hausse des prix du pétrole et de coûts de restructurations en Europe. Compte tenu de toutes ces considérations, l’indice Nasdaq a renoué avec la baisse, se dirigeant vers les 3 400 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait irrégulièrement entre un plus haut à 10 439,31 points et un plus bas à 10 273,57 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 320,56 points, réduisant ses gains à 48,84 points sur la veille. Les Bourses européennes soutenues par les télécoms Les marchés d’actions européens ont terminé en hausse mardi, soutenus par les valeurs de télécoms européennes et par la nette progression de Wall Street et du Nasdaq en matinée. L’indice Eurotop 300 a progressé de 2,08 % à 1 648,68, tandis que le DJ STOXX 50 a avancé de 2,56 % à 5 032,31. L’indice des télécoms du STOXX a gagné 5,23 % à 643,07 points, mais le secteur dans son ensemble est à quelque 40 % en deçà de ses records de mars. Sur l’ensemble de l’année, il a cumulé une perte de 20 % environ. Les télécoms ont été dopées par l’arrêt brutal des enchères UMTS italiennes lundi, motivées par le retrait d’un des candidats, l’opérateur Blu. Cet arrêt implique que les licences UMTS qui seront adjugées reviendront bien moins cher que ne le redoutaient les investisseurs. Comme il s’agissait en outre de la dernière grande adjudication UMTS européenne, le marché considère que l’horizon s’est définitivement éclairci, de ce point de vue, pour les télécoms. «On a conseillé à notre clientèle de couvrir ses positions à découvert mais ce n’est pas encore le moment de devenir franchement positif. Les valeurs sont encore très chères et il reste beaucoup d’incertitudes attachées aux bilans ; en outre, il y a beaucoup de papier sur le marché», a commenté Kevin Gardiner (J.P. Morgan). British Telecom, l’un des associés de Blu, a clôturé en hausse de 11,46 % en Bourse de Londres. Les opérateurs qui ont concouru avec succès aux enchères italiennes ont également progressé, à l’image de France Télécom qui s’octroie 7,17 %. Deutsche Telekom avançait de 9,70 %, alors que Telefonica progressait de 5,53 % et Telecom Italia de 5,8 %. L’opérateur néerlandais KPN a gagné 7,8 %, sa coentreprise KPN Qwest ayant enregistré des résultats meilleurs que prévu, ce qui a eu pour effet de propulser le titre de 18 %. Du côté des fabricants, Ericsson s’est redressé de 7,9 %, après une chute de 20 % au cours des deux dernières séances motivée par des perspectives moroses. Nokia a pris 5,68 % et Alcatel 6,45 %. Tokyo : en légère reprise La Bourse de Tokyo a clôturé sur une note irrégulière mardi, la stabilité de Wall Street lundi encourageant les investisseurs à rechercher quelques valeurs technologiques comme Sony Corp sans pour autant se départir de leur prudence après deux semaines de grande volatilité. L’indice Nikkei 225 a gagné 50,23 points, soit 0,33 %, à 15 148,19. Mais le Topix qui prend en compte toutes les valeurs de la première section du marché a cédé 4,43 points, soit 0,31 %, à 1 418,41. «Il y a un équilibre très délicat entre l’espoir d’assister à une phase de reprise des cours à la fois à New York et à Tokyo et les craintes persistantes d’un autre courant mondial de ventes», a commenté Hiroshi Arano, de Dai-Ichi Kangyo Asset Management. À Osakat, le contrat décembre sur l’indice Nikkei a progressé de 80 points à 15 150. Sur la première section, les gains ont été un peu plus nombreux que les pertes, par 637 valeurs contre 601, dans un volume très limité de 384,17 millions d’actions, contre 436,28 millions lundi. Des analystes voient le marché dans une situation précaire et estiment que le Nikkei devra se maintenir au-dessus des 15 000 points encore au moins une semaine pour prouver qu’il est bien en phase de reprise. Aux technologiques, Sony a gagné 0,97 % à 10 380 yens et NEC Corp a pris 0,4 % à 2 260 yens. Les deux groupes doivent annoncer cette semaine leurs comptes semestriels. La plupart des analystes tablent sur des résultats et des prévisions forts pour le secteur de la technologie de l’information, même si des opérateurs remarquent que cette attente est déjà en grande partie inscrite dans les cours.
Le marché libanais des changes s’est montré plus ou moins rassuré hier, au lendemain de la désignation de M. Rafic Hariri pour la formation d’un nouveau gouvernement qui est destiné à faire sortir le pays du marasme économique dans lequel il est plongé depuis quelques années. Ce sentiment s’est traduit par une nette contraction de la demande du dollar et par une propension à l’offre de cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL) et même au-dessous du haut de sa fourchette d’intervention, maintenue en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL. Cela étant, le billet vert devait clôturer, comme depuis le 9 septembre 1999, au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant que les établissements de crédit le négociaient, contrairement aux jours précédents, dans une marge étroite comprise entre 1 513,25...