Les rapports israélo-arabes : entre la paix glacée et l’hostilité ouverte
le 23 octobre 2000 à 00h00
Vingt-trois ans après la visite historique du président égyptien Anouar el-Sadate à Jérusalem, les relations entre Israël et les États arabes oscillent entre une grande froideur et une hostilité ouverte. Israël n’a réussi à nouer des relations diplomatiques entières qu’avec trois pays arabes : l’Égypte après l’accord de paix de 1979, la Jordanie en 1994 et la Mauritanie à la suite d’accords conclus en octobre 1999. Deux autres pays arabes ont des bureaux d’intérêts, la plus basse représentation diplomatique : le Maroc depuis 1994 et la Tunisie depuis 1996. Un pays du Golfe, le Qatar, abrite une représentation commerciale israélienne alors qu’une autre monarchie du Golfe, Oman, a annoncé le 12 octobre la fermeture de son bureau commercial à Tel-Aviv et celui d’Israël à Mascate, ouverts il y a quatre ans. Les espoirs soulevés en Israël d’une normalisation avec l’ensemble du monde arabe, à la suite de la paix avec l’Égypte puis avec la Jordanie, ne se sont ainsi pas réalisés. Sans paix avec les Palestiniens, des rapports de bon voisinage entre Israël et ses voisins arabes qui, dès le départ, s’opposaient à la création d’un État juif au Proche-Orient, se sont avérés impossibles. La colonisation juive des territoires palestiniens, l’annexion de Jérusalem-Est et la répression sanglante des soulèvements palestiniens ont exaspéré les opinions publiques arabes, tout comme l’invasion israélienne du Liban en juin 1982. L’Égypte avait à l’époque rappelé son ambassadeur, sans rompre ses relations diplomatiques, mais les rapports naissants entre les deux pays ne s’en sont jamais remis. Officiellement, Israël est en paix avec l’Égypte et la Jordanie. Dans les faits, il s’agit plus d’accords de non-belligérance, scrupuleusement respectés d’ailleurs, aucune des parties n’ayant intérêt à une nouvelle guerre. Les échanges commerciaux entre Israël et l’Égypte sont très modestes – 75 millions de dollars dans les deux sens par an – alors que les échanges touristiques n’ont jamais décollé. Les relations sociales entre les peuples sont inexistantes, à la suite de consignes de boycottage draconiennes données par des unions professionnelles arabes. Israël est en état de guerre depuis 1948 avec l’Irak, la Syrie et le Liban, mais lié par des accords d’armistice avec ces deux derniers pays.
Vingt-trois ans après la visite historique du président égyptien Anouar el-Sadate à Jérusalem, les relations entre Israël et les États arabes oscillent entre une grande froideur et une hostilité ouverte. Israël n’a réussi à nouer des relations diplomatiques entières qu’avec trois pays arabes : l’Égypte après l’accord de paix de 1979, la Jordanie en 1994 et la Mauritanie à la suite d’accords conclus en octobre 1999. Deux autres pays arabes ont des bureaux d’intérêts, la plus basse représentation diplomatique : le Maroc depuis 1994 et la Tunisie depuis 1996. Un pays du Golfe, le Qatar, abrite une représentation commerciale israélienne alors qu’une autre monarchie du Golfe, Oman, a annoncé le 12 octobre la fermeture de son bureau commercial à Tel-Aviv et celui d’Israël à Mascate, ouverts il y a quatre...
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