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Actualités - Chronologie

L’élection présidentielle s’invite au banquet de Thanksgiving

La célébration demain de Thanksgiving, la fête à l’occasion de laquelle les Américains célèbrent les vertus de la famille et de leur nation, aura un arrière-goût amer cette année, avec une élection présidentielle qui n’en finit pas et un pays politiquement divisé. Thanksgiving commémore un repas de 1621 à Plymouth (Massachusetts) lorsque des colons, dans une «action de grâce», remerciant Dieu et leurs hôtes indiens, partagèrent avec la tribu locale des Wampanoag leur récolte et quatre dindes sauvages. Ce mets est traditionnellement cuisiné depuis. Aux États-Unis cette célébration nationale, le quatrième jeudi de novembre, est l’occasion pour les familles de se réunir et de festoyer autour d’une dinde farcie et d’une tarte à la citrouille. Mais la division qui règne chez les Américains sur l’issue de l’élection présidentielle risque de planer au-dessus de ces banquets familiaux. Le sujet sera sans doute banni des discussions autour de la table familiale, note Jim Reynolds, un Américain conservateur qui se prépare à passer Thanksgiving en famille. «C’est devenu tellement horrible qu’un dîner de Thanksgiving, qui normalement est émaillé de discussions politiques animées, en sera totalement privé», affirme-t-il. «Ce qui jusque-là était un badinage divertissant pourrait dégénérer en une haine viscérale», estime ce consultant dans le secteur de la défense qui s’oppose souvent à son père, démocrate. Mardi, l’Amérique était suspendue à une décision de la Cour suprême de Floride sur l’inclusion ou non de décomptes manuels de bulletins dans les résultats finaux de cet État. Le vainqueur en Floride deviendra le 43e président américain. Un porte-parole de la Cour suprême a promis aux journalistes de leur éviter de passer leur jeudi de Thanksgiving à attendre une décision devant le bâtiment. «J’ai moi-même une réunion de famille à Alberta (Alabama) et j’aimerais y être. Je sais déjà que ma tante Ethel ne sera pas contente si je ne viens pas», a déclaré Craig Waters, faisant sourire les journalistes. Le vice-président Al Gore prévoit de passer ces quelques jours de vacances dans sa résidence officielle de Washington avec son épouse Tipper, ses enfants et petits-enfants, selon un conseiller. Le gouverneur du Texas, George W. Bush, ne croyait pas si bien dire lorsque, au cours de la campagne, il plaisantait sur le sort de son frère, gouverneur de Floride, qui allait «peut-être trouver Thanksgiving un peu frisquet», si son État ne donnait pas la victoire aux républicains. George W. Bush doit célébrer la fête de Thanksgiving en famille, a indiqué son entourage sans vouloir préciser si son frère Jeb Bush sera de la partie. La division du pays sur la saga électorale est profonde. Selon un sondage CNN/USA Today/Gallup, 49 % des Américains pensent que l’issue sera équitable tandis que 49 % estiment qu’elle ne le sera pas. Quelque 51 % des Américains sont prêts à attendre un peu plus longtemps la conclusion des résultats, mais 48 % estiment que cela a suffisamment duré.
La célébration demain de Thanksgiving, la fête à l’occasion de laquelle les Américains célèbrent les vertus de la famille et de leur nation, aura un arrière-goût amer cette année, avec une élection présidentielle qui n’en finit pas et un pays politiquement divisé. Thanksgiving commémore un repas de 1621 à Plymouth (Massachusetts) lorsque des colons, dans une «action de grâce», remerciant Dieu et leurs hôtes indiens, partagèrent avec la tribu locale des Wampanoag leur récolte et quatre dindes sauvages. Ce mets est traditionnellement cuisiné depuis. Aux États-Unis cette célébration nationale, le quatrième jeudi de novembre, est l’occasion pour les familles de se réunir et de festoyer autour d’une dinde farcie et d’une tarte à la citrouille. Mais la division qui règne chez les Américains sur l’issue...