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Actualités - Chronologie

ALGÉRIE Le gouvernement refuse son agrément au nouveau parti islamiste Wafa

Le gouvernement algérien a refusé de donner son agrément officiel au nouveau parti islamiste Wafa (Fidélité et Justice), fermant définitivement la porte à un retour, sous quelque forme que ce soit, du Front islamique du salut (FIS-dissous) tenu pour responsable des violences qui ensanglantent le pays depuis 1992. Après plus d’un an de tergiversations, ce parti, fondé durant l’été 1999 par l’ancien ministre Ahmed Taleb-Ibrahimi, a été déclaré hors-la-loi. À l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni avait expliqué la semaine dernière que la création de Wafa «n’est rien d’autre qu’une reconstitution du parti dissous». Pour le ministre, la réapparition de personnes ayant appartenu au FIS «renseigne suffisamment sur les objectifs et visées de cette formation (Wafa) et comporte incontestablement des risques de troubles à l’ordre public susceptibles de s’aggraver». M. Zerhouni a indiqué que 17 des 40 membres fondateurs du Wafa étaient des membres actifs du FIS, dont certains impliqués dans des «affaires liées au terrorisme et à la subversion islamiste». Quarante-six des 94 membres titulaires du conseil de Wafa sont des anciens militants actifs du FIS, ainsi que 16 des membres suppléants, a encore dit le ministre. Des enquêtes sont en cours pour localiser les membres du mouvement résidant à l’étranger ou dont les adresses ne correspondaient pas à celles indiquées sur leurs dossiers, selon le ministre. Il a aussi précisé que d’autres membres appartenaient à des organisations clandestines. Dans la foulée, les autorités ont entrepris dimanche de démanteler les structures de Wafa. La police a commencé à fermer ses permanences à travers le pays et à convoquer ses militants pour leur notifier «l’interdiction d’exercer toute activité politique», selon Wafa. Wafa avait été créé dans le sillage du scrutin présidentiel du 15 avril 1999 auquel s’était porté candidat M. Taleb-Ibrahimi. Ce dernier et les cinq autres adversaires de M. Abdelaziz Bouteflika, vainqueur de l’élection, s’étaient retirés pour dénoncer «la fraude électorale». Durant la campagne électorale, les réunions de M. Taleb-Ibrahimi drainaient de très nombreux sympathisants islamistes. Wafa a récusé les explications de M. Zerhouni, estimant que «le pouvoir se trouve à court d’arguments juridiques convaincants pour interdire à des citoyens jouissant de la plénitude de leurs droits d’exercer leur droit constitutionnel à l’action politique».
Le gouvernement algérien a refusé de donner son agrément officiel au nouveau parti islamiste Wafa (Fidélité et Justice), fermant définitivement la porte à un retour, sous quelque forme que ce soit, du Front islamique du salut (FIS-dissous) tenu pour responsable des violences qui ensanglantent le pays depuis 1992. Après plus d’un an de tergiversations, ce parti, fondé durant l’été 1999 par l’ancien ministre Ahmed Taleb-Ibrahimi, a été déclaré hors-la-loi. À l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni avait expliqué la semaine dernière que la création de Wafa «n’est rien d’autre qu’une reconstitution du parti dissous». Pour le ministre, la réapparition de personnes ayant appartenu au FIS «renseigne suffisamment sur les objectifs et visées de cette formation (Wafa) et comporte...