Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L’ancien « insoumis » joue les réconciliateurs

Le président Bill Clinton avait failli voir en 1992 ses ambitions présidentielles s’évanouir en raison de révélations sur son passé «d’insoumis» et sur ses efforts pour éviter d’aller combattre au Vietnam au plus fort de la guerre en 1969. Par une ironie de l’histoire, il deviendra cette semaine le premier président américain à poser le pied à Hanoi pour sceller la réconciliation entre les deux pays et rendre hommage aux quelque 58 000 Américains qui y ont perdu la vie. Comme des millions de jeunes autres Américains, il était à la fin des années soixante un jeune homme tourmenté par un conflit de plus en plus impopulaire, et dont les Américains découvraient l’absurdité et l’horreur presque en direct quotidiennement à la télévision. Les explications alambiquées fournies par Bill Clinton sur cette période de sa vie avaient largement contribué, il y a huit ans, à convaincre ses détracteurs de son habilité à manipuler les faits et travestir la vérité pour se sortir de situations susceptibles de menacer son ascension politique. Pour éviter la conscription en 1969, le jeune Bill Clinton, qui était alors étudiant à l’Université d’Oxford, avait réussi grâce à l’intervention de protecteurs à obtenir un sursis militaire en se faisant admettre dans un programme de formation d’officiers de réserve (ROTC) à l’Université d’Arkansas. Mais il ne s’y était pas présenté, et avait, quelques mois plus tard, renoncé à suivre ce programme, acceptant d’être incorporé dans l’armée, au moment précis où le président Richard Nixon décidait de commencer un premier désengagement des forces américaines et d’assouplir les règles de la conscription, une mesure dont Bill Clinton allait alors bénéficier, évitant ainsi de prendre le chemin du Vietnam. Le cas de Bill Clinton est cependant loin d’être unique. Sur les quelque 26 millions d’Américains en âge de conscription durant le conflit, quelque 16 millions avaient réussi à éviter de servir au Vietnam, en obtenant des sursis, en réussissant à se faire déclarer inaptes ou en s’enrôlant dans les forces de réserve.
Le président Bill Clinton avait failli voir en 1992 ses ambitions présidentielles s’évanouir en raison de révélations sur son passé «d’insoumis» et sur ses efforts pour éviter d’aller combattre au Vietnam au plus fort de la guerre en 1969. Par une ironie de l’histoire, il deviendra cette semaine le premier président américain à poser le pied à Hanoi pour sceller la réconciliation entre les deux pays et rendre hommage aux quelque 58 000 Américains qui y ont perdu la vie. Comme des millions de jeunes autres Américains, il était à la fin des années soixante un jeune homme tourmenté par un conflit de plus en plus impopulaire, et dont les Américains découvraient l’absurdité et l’horreur presque en direct quotidiennement à la télévision. Les explications alambiquées fournies par Bill Clinton sur cette...