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Actualités - Conferences Internationales

Pétrole La conférence ministérielle de l’Opep se réunit aujourd’hui

La conférence ministérielle de l’Opep, qui devait initialement débuter hier à Vienne, s’ouvrira aujourd’hui à 09h00, a annoncé le ministre qatariote de l’Énergie Abdallah Ben Hamad al-Attiyah. Les pays exportateurs de pétrole ont décidé de reporter leur réunion en raison du deuil national décrété en Autriche après la mort de plus de 150 personnes dans l’incendie d’un funiculaire samedi. Les ministres de l’Organisation doivent débattre d’une éventuelle fermeture des vannes à terme et étudier à la loupe l’évolution du marché, le cartel redoutant une chute des cours à la fin de l’hiver. Après des mois de flambée du baril, l’Opep insiste aujourd’hui sur la menace d’un futur effondrement des cours du brut et pourrait s’acheminer vers un renversement de vapeur : la fermeture des vannes pétrolières si ses craintes se justifiaient début 2001. Arrivés au compte-goutte à Vienne, les ministres ont mis l’accent sur le risque d’une chute brutale des prix à la fin de l’hiver, lorsque la demande reculera. Après quatre hausses de la production cette année destinées à freiner les cours du brut, à leurs plus hauts depuis dix ans, les barils supplémentaires de l’Opep risquent de se bousculer au printemps. Et le cartel, qui refuse d’être victime de cette surproduction, voudrait bien trouver une parade. Seul le ministre séoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi est resté muet jusqu’à présent. Le ministre koweïtien du Pétrole Cheik Saoud Nasser al-Sabah s’est en revanche déclaré «favorable» à une baisse de la production si les cours sont jugés trop bas : ce «serait une option en cas de chute des prix au 1er ou 2e trimestre» 2001. L’Opep, considérant «raisonnable» un baril à 25 dollars, doit «agir» pour contrer la menace de chute des cours l’an prochain, a également affirmé le ministre algérien de l’Energie Chakib Khelil. «Mais il faut voir comment et quand prendre une décision», a-t-il ajouté. De même, le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zangeneh a estimé que l’Opep aura «besoin de réduire» sa production si les prix chutent. Tous les ministres ont néanmoins insisté sur la nécessité d’étudier attentivement le marché, les stocks, les fondamentaux économiques et l’impact de l’hiver sur la demande, avant de se prononcer en faveur d’un resserrement des robinets. C’est pourquoi ils pourraient attendre une nouvelle réunion extraordinaire, probablement en janvier, pour prendre une décision concrète. «Si nous prenons la moyenne de l’offre Opep requise l’an prochain, nous sommes déjà à un million de barils par jour au-dessus» de la demande, a affirmé le ministre algérien. Cependant, les cours demeurent encore élevés, le baril de Brent clôturant à 32 dollars vendredi à Londres. «Il vaut mieux prendre une décision à temps: il est plus facile de réduire la production d’un million de barils par jour plutôt que de deux millions», a souligné M. Khelil. Compte tenu de l’évolution prévisible de la demande l’an prochain et du niveau actuel de production, «nous voyons des similitudes inquiétantes avec la situation de 1998 pour les 2e, 3e et 4e trimestres 2001», a-t-il relevé. Les cours s’étaient effondrés, il y a deux ans après que l’Opep eut décidé en novembre 1997 d’ouvrir ses vannes sans tenir compte de la crise asiatique. Une réduction drastique de 1,7 million de barils par jour, en mars 1999, avait permis d’enrayer ce contre-choc et... abouti à la flambée des prix de ces derniers mois. Témoin d’une année de fortes turbulences, l’Opep, qui organise traditionnellement deux conférences par an, en aura tenu quatre en 2000, sans compter le sommet de Caracas fin septembre. Les ministres devraient aussi débattre à Vienne d’une éventuelle révision du mécanisme d’ajustement de l’offre adopté en mars. Le 31 octobre, 500 000 bj ont été mis sur le marché en vertu de ce mécanisme. Il prévoit un relèvement de la production de 500 000 bj en cas de cours du panier de l’Opep supérieur à 28 dollars pendant 20 jours ouvrables consécutifs et une fermeture des robinets équivalente en cas de cours inférieurs à 22 dollars pendant dix jours. Le compte à rebours est enclenché depuis le 1er novembre. L’organisation doit aussi discuter à Vienne de son budget pour 2001 et tenter de trouver un successeur au secrétaire général de l’Opep Rilwanu Lukman. Un pari difficile : aucun des quatre candidats en lice ne fait l’unanimité.
La conférence ministérielle de l’Opep, qui devait initialement débuter hier à Vienne, s’ouvrira aujourd’hui à 09h00, a annoncé le ministre qatariote de l’Énergie Abdallah Ben Hamad al-Attiyah. Les pays exportateurs de pétrole ont décidé de reporter leur réunion en raison du deuil national décrété en Autriche après la mort de plus de 150 personnes dans l’incendie d’un funiculaire samedi. Les ministres de l’Organisation doivent débattre d’une éventuelle fermeture des vannes à terme et étudier à la loupe l’évolution du marché, le cartel redoutant une chute des cours à la fin de l’hiver. Après des mois de flambée du baril, l’Opep insiste aujourd’hui sur la menace d’un futur effondrement des cours du brut et pourrait s’acheminer vers un renversement de vapeur : la fermeture des vannes...