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Actualités - Chronologie

Le sort de Braga, nouvel épisode d’une crise bouffonne

Les spéculations sur un éventuel départ du Brésilien Abel Braga de son poste d’entraîneur de l’Olympique de Marseille ont alimenté hier la chronique d’une crise qui tourne à la farce bouffonne. Braga était au centre de toutes les attentions. Le club, interrogé sur son sort, assurait qu’il «ne savait» pas si Braga serait encore samedi l’entraîneur de Marseille après le match à Sedan, assurant ne pas parvenir à le joindre. L’équipe dirigeante s’est réunie toute la matinée autour du président Robert Louis-Dreyfus. Au menu des discussions devaient figurer en bonne place les récriminations de Braga, qui tolère mal les ingérences de cadres dans ses choix sportifs, a-t-on indiqué dans l’entourage du club. Le Brésilien s’est en effet énervé lundi à ce sujet, lors d’une réunion à la Commanderie sous l’égide de Louis-Dreyfus. Depuis plusieurs semaines, une «affaire» chasse l’autre. Début octobre, le vice-président de l’association OM, Pierre Dubiton, attaquait violemment la gestion du président Yves Marchand et de Louis-Dreyfus, regrettait de ne pas être assis aux côtés de Louis-Dreyfus en tribune et annonçait être le représentant de repreneurs, dont il n’a toujours pas révélé l’identité. Le 2 novembre, Marchand, contesté aussi bien en interne que dans les travées du Vélodrome, annonçait sa démission, sous la pression de la municipalité, et le retour au premier plan de Louis-Dreyfus. Marchand est toujours au club, pour une durée non révélée. Tour de passe-passe «C’est un tour de passe-passe ridicule», explique un ancien responsable de l’OM très au fait des arcanes du club. «Marchand fait semblant de démissionner pour “décongestionner” et ce qu’il voulait faire, c’est Louis-Dreyfus qui le fait». «RLD» a donc accompli son retour au premier plan, contraint et forcé par une ambiance alourdie par les résultats sportifs catastrophiques. «Le seul souci de Louis-Dreyfus, c’est de ne pas avoir de souci à l’OM», explique un ancien responsable du club. La mesure la plus spectaculaire du patron d’Adidas a été le limogeage du manager sportif Éric di Meco. Il poursuit ses consultations pour trouver un nouvel entraîneur, selon des sources concordantes dans l’entourage du club. Dès lors, la valse des noms dans les journaux – plus d’une quinzaine à ce jour – devient folle. Un des derniers en date, Jean-Pierre Papin, venu hier disputer un match de bienfaisance à Marseille, s’est dit «intéressé en cas de coup de fil», tout en assurant n’avoir eu «aucun contact». L’ancien président Bernard Tapie, appelé à la rescousse par une partie du public, multiplie quant à lui les déclarations. Autour de l’OM aujourd’hui, chaque événement est longuement commenté par les initiés, analysé, décortiqué pour tenter d’y trouver un sens. Dans cette situation, malgré l’ambiance de haine à l’encontre de «RLD» à la fin de la défaite contre Rennes samedi dernier (0-1), les supporteurs apparaissent paradoxalement les plus raisonnables à mesure que l’indifférence gagne du terrain en ville. Après ce nouveau camouflet, chacun est tranquillement rentré chez soi, aucun incident n’a été à déplorer. «On vit bien même avec un OM au plus mal», résumait mercredi le quotidien La Provence.
Les spéculations sur un éventuel départ du Brésilien Abel Braga de son poste d’entraîneur de l’Olympique de Marseille ont alimenté hier la chronique d’une crise qui tourne à la farce bouffonne. Braga était au centre de toutes les attentions. Le club, interrogé sur son sort, assurait qu’il «ne savait» pas si Braga serait encore samedi l’entraîneur de Marseille après le match à Sedan, assurant ne pas parvenir à le joindre. L’équipe dirigeante s’est réunie toute la matinée autour du président Robert Louis-Dreyfus. Au menu des discussions devaient figurer en bonne place les récriminations de Braga, qui tolère mal les ingérences de cadres dans ses choix sportifs, a-t-on indiqué dans l’entourage du club. Le Brésilien s’est en effet énervé lundi à ce sujet, lors d’une réunion à la Commanderie...