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Actualités - Chronologie

Le « Sunshine State » tient l’Amérique en haleine

La Floride, le Sunshine State (État ensoleillé) qui tient en haleine l’élection présidentielle, est un patchwork de minorités, hispanique, noire et juive, qui attire également de nombreux retraités américains. Pour décrocher la Maison-Blanche, la Floride est indispensable aux candidats Al Gore et George W. Bush. Par son poids électoral, c’est le quatrième État le plus important, après la Californie (54 grands électeurs), New York (33) et le Texas (32). Ces dernières semaines, les sondages y donnaient les deux candidats virtuellement à égalité, et la plupart des experts avaient déjà les yeux rivés sur le Sunshine State, royaume du soleil, estimant que son électorat complexe détenait la clef de la victoire. Les retraités, presque un tiers de l’électorat de Floride, forment la minorité la plus puissante de l’État. En principe, ils doivent pencher pour Al Gore, au programme plus riche en matière de santé, avec notamment une promesse de couverture médicale élargie et de remboursement des médicaments prescrits, assortie de garanties quant à la survie du programme de retraites fédérales. Autres minorités de poids, les noirs (12 %) et les juifs (5 %), sont également classés dans l’électorat démocrate traditionnel. Mais il faut encore compter sur l’importante minorité hispanique (12 %) et notamment les exilés cubains anticastristes. Les politologues estiment que ces derniers, très mobilisés pendant l’élection, cherchent à «punir» l’administration démocrate Clinton/Gore pour sa gestion de l’affaire Elian, le petit rescapé cubain remis par les autorités fédérales à son père, alors que sa mère avait péri en tentant de fuir Cuba. En 1996, presque un tiers des Cubains-Américains de Floride avaient voté en faveur du président Bill Clinton, selon des estimations de l’institut de sondages Hispanic Trends. Selon les premières analyses du scrutin de mardi, le sud de la Floride et le comté de Miami, avec ses minorités importantes, ont voté démocrate, mais le vote des Cubains a réduit ce succès. Au nord et au centre, dans les régions moins urbanisées, les républicains sont majoritaires, selon une étude exhaustive diffusée dimanche par le journal local, le Miami Herald. Dans ces quartiers de classe moyenne, accordant plus d’importance à une diminution de la fiscalité et à la lutte contre la délinquance, la balance a penché très légèrement en faveur de Bush. Il y a un an encore, George W. Bush était largement en tête dans cet État gouverné par son frère, mais la complexité de la Floride est telle que les républicains eux-mêmes avaient affirmé qu’il ne fallait pas avoir confiance «à l’excès». La Floride a notamment voté pour Bill Clinton en 1996 mais lors des quatre précédentes élections présidentielles elle faisait figure de bastion républicain.
La Floride, le Sunshine State (État ensoleillé) qui tient en haleine l’élection présidentielle, est un patchwork de minorités, hispanique, noire et juive, qui attire également de nombreux retraités américains. Pour décrocher la Maison-Blanche, la Floride est indispensable aux candidats Al Gore et George W. Bush. Par son poids électoral, c’est le quatrième État le plus important, après la Californie (54 grands électeurs), New York (33) et le Texas (32). Ces dernières semaines, les sondages y donnaient les deux candidats virtuellement à égalité, et la plupart des experts avaient déjà les yeux rivés sur le Sunshine State, royaume du soleil, estimant que son électorat complexe détenait la clef de la victoire. Les retraités, presque un tiers de l’électorat de Floride, forment la minorité la plus puissante de...