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Actualités - Chronologie

La France espère Gore, mais s’attend à la victoire de Bush

 L’élection présidentielle américaine est le cadet des soucis des Français, mais pas de leurs dirigeants qui, s’ils espèrent en privé la victoire du démocrate Albert Gore, se préparent à celle du républicain George W. Bush. Officiellement, les dirigeants français se refusent à tout commentaire. «Au peuple américain de choisir. Nous verrons», répond diplomatiquement le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, lorsqu’on l’interroge sur le sujet. «Si les constantes dans la politique étrangère américaine sont très fortes, les hommes comptent aussi», avait-il toutefois souligné dans un livre paru en mai, peu après une visite à Washington durant laquelle il avait rencontré de proches collaborateurs des deux candidats. Plusieurs ministres n’ont pas ses préventions de langage et disent ouvertement, comme le ministre de l’Éducation Jack Lang, leur préférence pour Al Gore. Mais pour les dirigeants français chargés des relations avec les États-Unis, c’est quasiment certain : George W. Bush va gagner et tout se prépare dans cette perspective, même si «rien n’est encore joué», tant l’écart entre les deux candidats est réduit, a souligné l’un d’eux sous couvert de l’anonymat. Les enjeux de cette élection ne semblent toutefois pas passionner les Français. Il est vrai qu’avec la crise de la vache folle, le danger d’une nouvelle pollution de leurs côtes, la multiplication des scandales touchant leurs hommes politiques et les menaces d’un nouveau conflit au Proche-Orient, leurs préoccupations sont ailleurs.
 L’élection présidentielle américaine est le cadet des soucis des Français, mais pas de leurs dirigeants qui, s’ils espèrent en privé la victoire du démocrate Albert Gore, se préparent à celle du républicain George W. Bush. Officiellement, les dirigeants français se refusent à tout commentaire. «Au peuple américain de choisir. Nous verrons», répond diplomatiquement le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, lorsqu’on l’interroge sur le sujet. «Si les constantes dans la politique étrangère américaine sont très fortes, les hommes comptent aussi», avait-il toutefois souligné dans un livre paru en mai, peu après une visite à Washington durant laquelle il avait rencontré de proches collaborateurs des deux candidats. Plusieurs ministres n’ont pas ses préventions de langage et disent...